Quelque chose a changé

18 décembre 2004 à 2:31

Ce soir les cartons ont été faits jusque très tard. Je pensais haïr jusqu’à la moindre seconde de cette journée. En fait je ne l’aime que plus.

Je suis heureuse de partir. Contrariée de devoir me plier à ma mirador de grand’mère, mais heureuse de partir. Quand j’ai eu compris ça, c’est comme si quelque chose avait été mis au jour dans ma tête. Ce n’était peut-être qu’un neurone mourrant, mais j’aime à penser que quelque chose a changé en moi.

Une fois les cartons finis, Lord T et moi nous sommes regardés deux épisodes de séries qu’on adore (Malcolm et A la Maison Blanche), nous nous sommes câlinés, puis nous avons fait l’Amour. C’était juste simple. Il n’y avait pas de pression, pas de colère, pas de peur de l’avenir, juste lui et moi, on était là, on a fait certaines choses que nous n’avions jamais vécues, ni l’un avec l’autre, ni jamais, on a trouvé le moyen de se découvrir encore un peu ce soir, de partager des secrêts inexplorés et c’était simplement beau.

Quand tout a été fini, nous nous sommes regardés avec quelque chose de calme dans le regard, et je lui ai demandé « après cette semaine, est-ce que quelque chose a changé ? », il a pris quelques secondes pour répondre, comme à son habitude, et il a dit que oui. « Tu penses que je suis une trainée ? » ai-je ajoutée, inquiète de l’image que j’avais donné ces quelques derniers jours, toujours aggrippée à un appendice quelconque (enfin, j’me comprends). « Non, pas du tout dans ce domaine-là », a-t-il soufflé, « mais j’ai besoin de réfléchir à quel point et ce que ça touche ».

Quelque chose a changé dans notre regard l’un sur l’autre. Nous sommes à nouveau capables de nous amuser ensemble. Capables d’apprécier la compagnie de l’autre. Capables d’avoir de l’estime pour l’autre.

Même dans la pire des situations, nous avons refait surface. Je ressens trop de plénitude et de sérénité pour m’en réjouir, mais dans les temps sombres qui m’attendent, et que malheureusement personne ne pourra suivre en live dans un premier temps, je serai heureuse d’y repenser en me disant : « Tout n’est pas perdu ».

J’ai envie d’aimer. J’ai envie de l’aimer. Et je me dis que je ne suis pas si loin que je le pensais de pouvoir le faire. Je vais juste m’armer de patience, mais j’ai la conviction que ce n’est pas en pure perte. Enfin…

Quelque chose a changé et c’est peut-être lui, ou peut-être nous. Ou peut-être moi. Peut-être bien tout cela à la fois.

Les changements sont longs, douloureux et dangereux, mais dans le fond, une fois achevés… il faut autant de bien qu’une nuit dans les bras de l’homme dont on sait qu’on l’aimera toute sa vie.

PS : sur Jenifer – Donne-moi le temps. Et j’ai même pas honte (pour une fois) d’admettre que j’ai une chanson française en tête. Sectaire, moi ? Nenni. On en reparle à mon retour, ok ?

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