Noël, on se retrouvera !

20 décembre 2006 à 3:21

Noël était et est encore ma fête préférée de l’année. Même pas ex aequo.

En général il y a deux écoles de pensées sur les lèvres et sur les blogs à cette période de l’année : d’un côté les cyniques, les déçus, les blasés, sur l’air de « Noël, cette fête commerciale et/ou païenne qui ne me touche pas » (ce qui se défend), et de l’autre les émerveillés, les Peter Pan de bas étage et autres adeptes du tout-va-bien qui entonnent (en chorale, ça va de soi) le refrain du « la plus belle fête de l’année, et celle des enfants » (là aussi c’est un point de vue qui en vaut un autre). Je ne me situe pas vraiment parmi les naïfs, mais pas non plus dans le lot des éternels trouble-fête. Les illuminations, les premières neiges, le repas pantagruelique… tout ça me fait plaisir mais je n’y recherche pas une sorte de réminiscence d’innocence héritée de l’enfance ou que sais-je. D’abord mes Noëls d’enfant, étaient-ils merveilleux ? S’ils l’étaient alors je ne me souviens pas des bons. Je me souviens de déconvenues, de scènes de famille, de quelques mots assassins (ceux-là, Monsieur Moustache, elles sont sur ton compte, crois-moi), mais ai-je eu des Noël extraordinaires ? Pas sûre.

Pourtant Noël reste ma fête préférée. Peut-être parce que je n’ai pas encore pu la célébrer comme je le voudrais vraiment. Peut-être que mon Noël à venir symbolise ce que j’attends de la vie…

Pourtant j’aurais toutes les raisons de jouer les tristes sires. Depuis 3 ans, ce n’est plus vraiment Noël. La première fois, c’était une question de circonstances (je l’ignorais à ce moment mais ce Noël en tête-à-tête avec ma grand’mère devait être l’avant-dernier avec elle). La seconde, c’était une question de moyens et de moral. Pour notre troisième round avec cette entêtée de fête, je ne pense pas que je mangerai juste des pâtes comme l’an dernier, mais je mangerai seule.

Vous allez me dire « alors pourquoi ne pas fêter Noël en famille ? ». Déjà il faudrait qu’on me l’ait proposé. Ce n’est pas le cas. J’ai effectivement une invitation pour samedi, que finalement je ne vais pas décliner (en même temps ils s’y sont pris au dernier moment, je vais les laisser mariner jusqu’à demain soir pour la réponse, c’est un juste retour des choses) mais pour fêter Noël, rien. Et puis d’ailleurs soyons francs, même si je devais fêter ce jour-là précisément avec eux, bah, ça ne rendrait pas le Noël plus gai. J’en ai pas envie et si je décide d’y aller samedi, c’est histoire de, rien de plus. Ya un cinoche à la clé en plus, je suis pas allée au ciné depuis trois ans au bas mot, belle occas’. Comme qui dirait : « les plus belles années de ma vie sont derrière moi… Et elles sont nulles. » Les Noëls de mon enfance ne me manquent pas, comme je l’ai dit, et ce n’est pas avec eux que j’ai envie de me créer de nouveaux souvenirs.

En plus cette année il manquera quelqu’un, et comme chaque fois que je vais chez eux depuis mars, j’aurai l’impression de ne voir que ce vide. Pas besoin de ça, on est d’accord.

Pour la troisième année consécutive, ce n’est pas vraiment Noël dans mon coeur. Ca ne me manque pas. J’ai en fait l’impression que Noël est en pause. Je serai vraiment en fête quand ce sera véritablement l’occasion d’être guillerette et insouciante, d’accrocher plus de guirlande que ce que mon vrai sapin qui sent bon pourra n’en supporter, de cuisiner mon pain d’épices, mon vin chaud, et fêter ça dignement.

Cette année, pas de Noël, inutile de faire semblant. Mais quand viendra le retour de la vengeance, ce sera magnifique, je ne me fais pas soucis. En attendant pas la peine de déprimer sur quelque chose que je ne peux pas avoir à mon goût.
Mais tu ne pers rien pour attendre, Noël, on se reverra !

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