Je mentirais si je disais que j’ai aimé

22 janvier 2007 à 18:29

L’envie me manquait un peu de chercher à voir le pilote d’Angela’s Eyes, mais je m’y suis finalement mise lorsque j’ai réalisé que j’avais déjà laissé passer une semaine depuis sa diffusion.

Comment dire les choses ? Disons qu’Angela’s Eyes est un drama lisse dans le scenario comme dans la réalisation, avec une héroïne basée sur une idée intéressante, mais interprétée par une actrice ayant autant de charisme que l’ongle de mon gros orteil. Les personnages qui gravitent autour d’elle ne sont pas très captivants (ce sont de parfaits faire-valoir, en même temps, ce ne sont que des hommes… c’est le propre d’une série Lifetime) à l’exception de son père qui parvient à se rendre complexe en l’espace d’une seule scène et demie.

Je reconnais certaines qualités (aucune n’est contenue, hélas, dans 5 premières minutes de l’épisode, exigeant de moi une certaine persévérance) à la série, comme la capacité à nous surprendre une fois ou deux, ou le fait qu’Angela soit capable de distinguer le mensonge de la réalité sans faire d’elle une nana qui sait absolument tout avant tous ses petits copains (ce qui serait le comble du chiant). Elles n’ont cependant pas la force d’impact qu’il faudrait pour donner envie de voir toute la série.

Le concept selon lequel Angela est capable de distinguer le vrai du faux parce qu’elle a été « abusée » par ses parents étant petite serait intéressant, si on n’avait pas l’impression qu’il s’agit là d’une trame créée uniquement pour donner un arc mythologique à la série de façon totalement artificielle. Du coup la fin de l’épisode (en plus de paraître ridicule au niveau du timing… ouais parce que comme par hasard, le type qui a pris la boîte y a pensé en même temps qu’Angela !!! c’est gentil d’avoir attendu la fin de sa journée de travail pour ça…) est carrément plaquée pour donner une impression de cliffhanger… on se fait un peu balader, quoi.

Eh, au moins, ce n’est pas un don bêtement surnaturel ! Pour connaître la vérité, ou plutôt, reconnaître le mensonge, Angela utilise principalement des petites astuces comportementalistes qui sont, finalement, à la portée de chacun, sauf que chez elle ça relève surtout de la paranoïa (en témoigne cette réaction disproportionnée qu’elle a de filer son propre petit ami…). Voilà qui inspire plutôt de la pitié que de l’empathie…

Bon, dans tous les cas, on ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé, pas vrai ?

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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