MST

8 mars 2007 à 21:36

Depuis maintenant deux semaines, mon homme (car c’est encore de lui qu’il s’agit) ne jure que par Sex & the City. Ca fait pourtant depuis plusieurs mois que nous suivons les rediffusions de M6 le vendredi soir, mais lorsque je lui ai annoncé que nous venions d’entamer la dernière saison, les choses ont soudain changé. Depuis lors, c’est avec une gloutonnerie assez spectaculaire que nous finissons les DVD de la saison 6 (c’est Scrubs qui va en pâtir, mais, quoi, on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs…), à raison de deux à trois épisodes par jour. Il est tout de même bon de préciser que j’ai en ma possession l’intégralité de la série, et qu’il le sait, mais que nous n’avons commencé à prendre de l’avance sur la rediffusion télé qu’au moment de l’ultime saison… Intéressant, non ? Nous sommes à présent sur le point de regarder les deux derniers épisodes : Une américaine à Paris…

Depuis qu’il sait que la série va finir, il cherche à deviner la fin. D’abord je trouve le concept intéressant : parce que la série va finir, les histoires le devraient aussi ? Comme s’il était logique que la vie des personnages d’une série finisse avec la série en question… Bon bien-sûr, il y a des personnages qui meurent dans les series finale de plusieurs shows, c’est une figure de style récurrente et bien utile, mais pourquoi penser, dans le contexte de Sex & the City, que les personnages auront épuisé leur quota d’expériences au terme de la dernière saison ? Un peu réducteur, non ? Des femmes qui ont passé 6 saisons à butiner, se questionner, tenter de concilier plusieurs aspects de leur vie de femmes… vont prendre une orientation nette et définitive en fin de série ? Et là je ne peux m’empêcher, à la Carrie Bradshaw, de me demander « sommes-nous formatés pour espérer que toutes les histoires doivent finir comme les contes de fées ? » (là-dessus il serait logique que je lève les yeux, et prenne un air dubitatif tout en me mordant la lèvre inférieure, pour rester dans l’ambiance).

Mais, donc, du coup, il cherche à deviner par avance comment tout cela va se finir. Le terme est important parce qu’il revient sans cesse dans ses prédictions. Et pour moi qui ai vu la série intégralement plusieurs fois (et la 6e saison plus que les autres encore car c’est ma préférée), c’est une source d’amusement inédite à l’approche d’une fin de série.

– Pour Carrie, les diagnostics sont les plus changeants : un jour elle doit finir avec Big, le lendemain elle finit seule mais reste amie avec Big, ensuite il avait décrété qu’elle se remettrait avec Berger (cette théorie n’a duré que quelques minutes)… actuellement il parie qu’elle va rester à Paris avec son Russe et que, éventuellement, une ou deux de ses amies vont la rejoindre.
– Pour Miranda, c’était corsé : après avoir distinctement entendu un « ils sont mignons tous les deux » alors que Miranda et Steeve ne s’étaient pas encore officiellement réconciliés, j’ai compris qu’il les voyait bien finir la série ensemble. Il n’a pas vu le mariage venir, non plus que le déménagement à Brooklyn, mais cela semble n’être qu’un détail dans la vie du couple. Que peut-il encore se passer ? Eh bien, au pire, il a évoqué l’idée que Miranda pourrait attendre un second enfant.
– Pour Charlotte, la sans-surprise : bien que, lorsque Harry a quitté la table pour leur premier vendredi soir en amoureux, il ait été étonné, mon homme a bien compris que ces deux-là allaient se marier et rester ensemble dés que le crâne ovoïde de notre potz préféré est réapparu à l’écran. De son côté à elle, il n’y a plus rien à espérer apparemment : elle est casée, n’en parlons plus. Ses problèmes de stérilité ne semblent pas compter beaucoup. A un moment, il a vaguement pronostiqué qu’ils devraient adopter, mais que ça se produise ou non, alors là… il s’en fout comme de l’an quarante.
– Pour Samantha, tout peut arriver : après avoir sous-estimé pendant une bonne moitié de la saison la relation entre Sam et son jeune Smith, mon homme a commencé à se dire qu’ils allaient rester un peu ensemble lorsque Smith a tenté la position de la main, et plus encore parce que Samantha est revenue à lui après avoir fauté avec Richard. Mais sa théorie la plus solide est qu’elle finira par le larguer puisqu’il n’est pas fait pour elle… Le cancer l’a pris au dépourvu, il hésite un peu : va-t-elle avoir une rechute ? Peut-être bien. Va-t-elle y survivre ? Qui sait… Il pense aussi (et ça date même d’avant le cancer) que Samantha va prendre conscience de son âge et qu’elle va mettre de l’eau dans son vin, et probablement finir seule. C’est apparemment à elle qu’il pense lorsqu’il estime que quelqu’un ira vivre avec Carrie à Paris. Mais dans le fond, il attend tout de Samantha qui est, de loin, la plus imprévisible à ses yeux.

Moi, ça fait trois saisons qu’il m’a fait promettre de ne pas le spoiler : je ne dis rien. Mais alors : rien. Si, j’ai juste dit « la fin que j’ai préférée, c’est celle de Miranda ». Je sais, je l’aide pas beaucoup, mais j’ai promis. D’ailleurs c’est lui qui m’a fait promettre, même si, lorsqu’il débite ses théories, ça l’énerve un peu…
De mon côté, je savoure doublement, d’abord parce que voir ce non-téléphage être si curieux des épisodes à venir et de les anticiper dans de régulières conversations fait vraiment plaisir à observer. Et puis, cette fin de saison, je n’aurai de cesse de le dire, vaut à elle seule une septième vague d’épisodes, juste parce qu’elle est vraiment idéale. Elle parvient à être drôle, mais avec toujours en fil rouge une somme d’émotions qui souvent étaient masquées par de la comédie dans les saisons antérieures. Pour moi qui n’ai jamais pu considérer Sex & the City comme une série comique/humorisitique, c’est donc l’idéal.
Soyez mignons, ne lâchez rien sur le final dans les commentaires, il lit ce blog… et ça fait partie de l’expérience !

C’est tout de même intéressant de se dire que le simple fait de savoir que la série était sur le départ a complètement changé sa façon de la regarder. De spectateur passif, en position d’attente de l’épisode suivant, il est devenu pressé de savoir la fin. Cette fameuse fin.

Je regarde donc ce que mes expériences de contagion produisent… ses théories, sa curiosité… la façon dont il va réagir aux deux épisodes ultimes. Comment il va gérer le soudain effet de manque après ça… Restez en ligne, je ferai un compte-rendu scientifique rigoureux de ces expérimentations in vivo… Mais d’après ce que j’ai constaté, il faut bien se rendre à l’évidence : la téléphagie est une maladie sexuellement transmissible.
Carrie ne nous avait pas prévenus !

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

2 commentaires

  1. Nakayomi dit :

    Bon, alors je ne dirais rien sur la fin, pas même que les quatres héroïnes meurent dans un terrible accident d’avion qui détruit la Tour Eiffel… Et que Carrie perd son enfant… >_J’avoue n’avoir jamais accroché à la série, bien que m’y étant repris à plusieurs occasions (et même si c’est pourtant pas dénué de beaux mâles comme série)…

    Cela dit, j’aime beaucoup cette expérience et le récit… (et que le monsieur nous pardonne de le décortiquer comme une bête curieuse au passage… ^_^; ).

  2. Scarlett dit :

    Moi aussi je trouve la fin de la série fantastique, même si je suis toujours super émue, puisque c’est la fin et qu’on ne vivra plus de nouvelles aventures avec nos quatres New Yorkaises préférées…

    Pour la série en elle même, je suis accro depuis longtemps. J’adore Sex and the City, mais, curieusement, je ne peux pas supporter Carrie.

    C’est le type même de fille chiante qui se prend la tête pour tout, et je me demande comment font ses amies et ses différentes conquêtes pour la supporter !

    Mon homme suit également la série (une des rares qu’il regarde avec Scrubs et Prison Break). Au début je trouvais ça bizarre, ça me semblait être une série destinée avant tout à un public féminin… Il faut croire que je me suis trompée !

    Alors, chéri de Lady Téléphagy, savoure bien la fin de Sex and the City !

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