Deuil

7 février 2008 à 10:50

DOM THOM a commencé cette seconde journée de travail en rouspétant, en tempêtant, et en s’énervant. A vrai dire, on est déjà un cran au-dessus par rapport à hier : en plus de râler et de soupirer, elle joint aussi le geste à la parole et claque des portes, jette les liasses de papier sur son bureau, tape du pied lorsqu’elle est assise, raccroche le téléphone avec rage…

La rage de devoir bosser n’est hélas pas une énergie dépensée dans le bon sens, vous l’aurez compris. Mais je sens qu’elle est néanmoins dirigée contre moi ; je ne dis pas ça par pur sens de la persécution, je vois aussi que ses collègues et amis, qui viennent dans le bureau, ne m’adressent même plus un regard mais ont la mâchoire crispée, quant aux fois où je décroche son téléphone en son absence, et que je reconnais le numéro de ses proches sur l’écran, on m’a plusieurs fois raccroché au nez en entendant ma voix au lieu de la sienne, sans un mot, sans rien. Charmant.

Non, je sens bien qu’elle a du mal à avaler ce qui s’est passé (et qu’elle s’en est plainte à qui voulait l’entendre). On dirait vraiment que c’est une torture de chaque instant, et qu’elle passe par diverses phases… Après l’abattement, cette fois c’est la colère. Et ensuite, la dépression ?

Euh, et demain, elle fait quoi, elle se suicide parce qu’il faut travailler au travail ? Nan mais, n’importe quoi, hein.

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