D’une voix éteinte

12 février 2008 à 14:54

Il n’est jamais que 14h40 quand DOM THOM se décide à appeler pour nous informer de son sort.

En revenant de déjeuner, Monsieur Patron a tenté d’aborder son absence avec diplomatie : « Elle devait… euh… elle… on a des nouvelles de notre… euh… amie ? »

Environ trois quarts d’heure plus tard, elle daigne effectivement en donner. D’une voix éteinte (qui semblait non-feinte d’ailleurs), elle m’explique qu’elle n’a plus de voix,une migraine terrible, et… pas de disponibilité chez son médecin. J’amorce un maladroit « Je sais qu’il y a l’histoire des médecins traitants, mais, euh… tu n’as pas essayé d’en voir un autre ? » Bah, pas de disponibilité chez eux non plus. Ca m’épate, ça, quel genre de médecin elle peut bien voir qui sont pris d’assaut même en pleine journée un mardi ? Bon admettons, je sais comment elle est avec les médecins maintenant, je ne m’étonne plus de rien.

« Il faut me poser un RTT du coup, et puis j’essayerai de venir demain ». Le mot-clé, comme vous le savez maintenant si vous avez l’habitude de ce blog, n’est pas « demain » mais « essayerai ». Qui vivra verra, donc.

Monsieur Patron n’a pas paru étonné ni affligé. D’ordinaire il a une petite phrase genre « ce n’est pas simplement physique, c’est qu’elle va vraiment mal », mais là il n’était plus tellement question de lui trouver des circonstances atténuantes alors que nous sommes surchargés de travail, et lui plus que moi encore puisqu’il bosse jusqu’à 23h en moyenne, et que je m’accorde des pauses internet dont je suis presque sûre qu’il ne se les octroie pas, lui.

Il a juste dit « D’accord ». D’une voix éteinte.

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