Ex and the city

19 mai 2008 à 21:22

Ce week end, ma soeur et moi faisions Sex & the City à deux : après un début de soirée dans un musée, on a passé le reste de notre samedi soir à siroter de délicieuses petites choses roses et sucrées (des milk shakes, pas des cosmo… zavez vu les prix rien que pour un milk shake à Paris, alors un cosmo !?) tout en parlant de cul. Evidemment l’une de nous a fait la comparaison, et nous nous sommes demandées si nous irions voir le film.

Parce que la question devait nécessairement se poser à un moment ou à un autre.

Surtout que, même si je ne suis vraiment pas le même genre de nana que les héroïnes de Sex & the City (ou alors, à la grande rigueur, Miranda, mais pas complètement… disons que je ne m’identifie pas à elle mais c’est la seule que je tolèrerais comme amie !), j’ai toujours eu beaucoup d’affinités avec la série. Je la retrouve toujours avec le même plaisir, quel que soit l’épisode qui passe (et Dieu sait que M6, comme moi, semble ne pas pouvoir s’en passer).

Il y a tous les épisodes qui me font rire (ou plus souvent sourire car je me refuse à catégoriser Sex & the City comme une série humoristique), et puis surtout tous ceux qui m’émeuvent beaucoup. Il y en a plusieurs, mais citons principalement La douleur exquise, dont j’ai déjà parlé mais, une fois n’est pas coutume… c’était dans mon blog perso ! Et puis il y a, dans une moindre mesure (je suis émue mais je n’ai pas besoin d’aller jusqu’à pleurer), l’ensemble de la sixième et ultime saison.

Depuis que je l’ai vue, je n’ai de cesse de répéter à qui veut l’entendre (et hélas pour mon entourage, aux autres aussi) que cette sixième saison, et notamment son final, étaient d’une telle perfection, qu’à eux seuls les deux épisodes du final méritaient une septième saison.

Donc avec tout ça, on se demande quand même un peu pourquoi je me demande si je vais aller voir le film ! C’est que justement, tout était si parfait… Je suis restée sur une si bonne impression. Chaque fois que je revois les épisodes à la télévision, j’y vois ce que j’ai aimé. Je n’y redécouvre pas la série, je n’y aperçois pas les défauts qui m’avaient échappé ou que j’avais occultés, non, mon regard ne se dirige que sur ce qui me renvoie à l’histoire si intense que j’ai avec cette série qui a su me toucher et, surtout, le peut encore. Montrez-moi une toute petite photo de Miranda donnant le bain à sa belle-mère et je vous suis toute acquise, désarmée dans l’instant. La moindre suggestion de la complicité qui unit Charlotte et son schmuck, et je fonds littéralement. Voir Smith esquisser la difficile position de la main me coupe immédiatement le sifflet. L’énumération s’arrêtera à trois, Carrie et moi sommes irréconciliables (pour tout vous dire, si c’était l’une de mes amies, elle ne le serait plus depuis longtemps…). Mais toujours est-il que c’est quand même l’une des rares séries à s’être finies en beauté, dans une espèce de grand Schelem impeccable, et ça ya quand même pas des masses de séries qui peuvent s’en enorgueillir !

Combien de fois le téléphage se prend-il la tête entre les mains à la fin d’un series finale, l’air désolé, pour dresser mentalement la liste des ratages, erreurs, et autres dommages collatéraux sur cet exercice de style suprême, peut-être plus difficile encore que le pilote (et c’est une pilotovore qui vous le dit !), qui est celui où il faut clôturer proprement une série ? Combien de lettres inachevées ou postées sur un forum, pour saluer ou conspuer tel ou tel final ? Hein ? Oui, vous, là ! Combien ? Et ceci sans compter les séries qui n’ont pas eu la chance d’avoir une fin… et elles sont là aussi légion.

Vouloir tenter le sort ? Prendre le risque de briser en miettes cette étonnante concordance d’évènements et de talents qui ont permis que Sex & the City se finisse de façon, nan, pas satisfaisante : j’ai dit parfaite ! Et j’assume !

Eh bien, c’est dans ces cas-là qu’un téléphage assume son étrange identité et déclare à la face du monde : j’aime trop cette série pour aller voir le film !

PS : mais comme dit ma soeur, ça veut pas dire que je ne finirai pas par le voir lorsqu’on m’offrira le DVD par exemple… Ça mériterait réflexion, de déterminer en quoi voir le film au cinéma semble une plus grande prise de risque, d’ailleurs.

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture (mais je savais par mes mots-clés que vous étiez des cas) : la fiche Sex & the City de SeriesLive.

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3 commentaires

  1. Jo dit :

    Je vois pas l’intérêt d’aller voir le film d’une série dont la fin nous satisfait amplement, sauf si il peut nous apporter autre chose qu’une simple suite aux événements du final (je pense à « Fire walk with me », même si dans ce cas j’aurai préféré une suite, aha -_-)

    Par contre Sex and the city je ne connais pas vraiment, alors j’ai rien à dire sur le fait d’aller ou ne pas aller le voir !
    Mais rien que le fait qu’ils en sortent déjà un 2 cette année, me dit que c’est surtout une pompe à fric et qu’on peut certainement s’en passer, surtout si comme tu le dis, tu as adoré la fin de la série.

    Finalement depuis le temps, tu l’as vu ou pas ?

  2. ladyteruki dit :

    Même pas. Mais j’ai acheté le DVD, donc a priori ça va finir par arriver.

  3. Nephthys dit :

    AHH SATC est une série que j’aime profondément aussi et je suis entièrement d’accord avec toi concernant le final de la série : PARFAIT !

    Fan jusqu’au bout des ongles avec une amie on s’est fait tous les endroits de Paris où Carrie a été histoire de revivre le final par nous même !

    Bref, j’ai été voir le film et même le 2nd et malgré tous les défauts je ne peux m’empêcher d’être contente de retrouver mes 4 New-Yorkaises préférées…

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