And I need you more tonight…

1 juin 2009 à 21:49

Ce petit intermède ne parlera pas de séries. Je sais, c’est choquant. Mais il parlera quand même de télévision, rassurez-vous.
Ce soir, Conan O’Brien commence sa nouvelle carrière d’hôte du Tonight Show de NBC.

Celui qui restera certainement mon rouquin préféré se trouve donc devant un nouveau challenge, celui d’amuser l’Amérique une heure plus tôt. Le défi pour lui est de réussir à mettre juste un peu d’eau dans son vin pour coller à ce nouveau time slot, sans se départir des qualités qui font de lui un animateur si populaire.
Qu’il se rassure, moi, je le suivrai dans cette aventure.

Si je parle de Conan ici, c’est parce que lui et moi avons une histoire vieille de près de 7 ans, et qu’elle a commencé… avec les séries. Car en 2002, Conan présentait pour la première fois les Emmy Awards, qui étaient retransmis par je ne sais plus quelle chaîne du câble française. J’avais enregistré l’émission pour… eh bien, pour ce qu’elle était : une cérémonie de récompenses sur la télévision. J’ignorais alors complètement qui était Conan O’Brien.

Et puis, il est apparu.

Et la face du monde en a été changée. Elle est devenue pâlichonne et pleine de tâches de rousseur.
Une fois n’est pas coutume, merci, merci au Mal de m’avoir approvisionnée en attendant que je numérise ma VHS ; et entre nous soit dit, c’était quand même une autre époque, regardez-moi ce public : Aniston et Pitt en couple, le cast de Six Feet Under et A la Maison Blanche… voilà qui ne nous rajeunit pas.

A l’époque, je n’avais pas internet chez moi. Mais chez mes parents, sur l’ordinateur de l’école ou dans des cybercafés, j’ai commencé à faire des recherches, pour comprendre d’où sortait ce grand maigrichon à l’humour ravageur, et à la mèche rousse. J’ai commencé par me familiariser avec son univers, à lire religieusement le Conologue qui était pendant un temps disponible sur le site officiel du show, et que je lisais semaine après semaine et gardais dans un coin. Et dés que j’en ai eu la possibilité, j’ai cagoulé des émissions du Late Night où j’avais appris qu’il faisait office depuis des années. J’avais l’impression d’avoir raté quelque chose pendant une éternité. A côté, ce pauvre vieux Letterman, que j’avais découvert un peu plus tôt, n’était qu’un petit joueur, il était moins drôle ! Et puis, il était moins roux.

Inutile de dire que, quand une fan des Emmy Awards et de Conan voit arriver la 58e cérémonie quelques années plus tard, elle ne peut qu’être à la fête.

Toutes ces années, je me suis réjouie de le voir, dés que j’en avais l’occasion, officiant dans ce Late Night qui m’avait permis de glisser un oeil par le trou de la serrure pour prendre le pouls d’une autre Amérique, celle qu’on ne voit pas souvent ici (mais Canal + nous a depuis offert la possibilité de faire la connaissance de Jon Stewart, c’est pas mal aussi même si ce n’est pas la même chose). Lorsqu’un artiste que j’aimais, le plus souvent un acteur puisque je ne suis que peu branchée musique occidentale, se voyait invité chez lui, j’étais toujours aux anges et j’essayais de voir l’émission, c’était une consécration, c’était une intronisation, c’était… la perfection. J’ai souvent rêvé d’y voir Kyle MacLachlan et plus tard Lee Pace (orgasme télévisuel assuré) mais ça ne s’est jamais fait ; pour le premier je n’ai jamais mis la main sur l’émission, pour le second, il lui manquait visiblement des galons.
La bonne nouvelle c’est qu’en s’installant plus près, à L.A., Conan leur donne à eux tous et aux autres une nouvelle chance !

Il y a quelques semaines, j’étais en larme devant l’épisode final du Late Night. Le coup de détruire le décor, ça m’a tuée. Que ce soit le dernier, aussi, ça a marqué la fin d’une époque. Le début d’une autre…

C’était donc le post sentimental du jour, pour souhaiter bonne chance à Conan. Et lui dire que… pour ce que ça vaut, moi, demain, je le regarderai dans ses nouvelles attributions.

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