Is it just me, or…?

14 mars 2010 à 22:53

Vraiment. Non sérieusement. J’étais sincèrement contente de retrouver Southland. Je m’en étais même réjouie très en amont puisque c’est au moment où TNT s’embarquait dans une rediff de la saison 1 que je vous ai servi le post To be continued…, preuve que j’avais du mal à contenir mon excitation.

Malgré tout, en dépit de l’attente qui montait, et de l’impression persistante que ma télévision avait subi une hystérectomie mais allait tout de même enfanter de son deuxième bébé, me voilà à ne regarder que le début de cette nouvelle saison que… ce soir. Là, à l’instant, ou quasiment.
Peut-être que j’avais trop pris l’habitude d’attendre, justement ? Je ne sais pas.

Toujours est-il que je n’avais toujours pas regardé ce premier épisode que le second était déjà disponible, et qu’il m’a fallu attendre la fin de mes quelques jours de congés (eh oui, j’y retourne demain…) pour me dire que, tiens, pendant que j’y pense à peu près, et Southland au fait ? Je vais quand même pas retourner au boulot sans ce petit aide-mémoire qui me rappelle que je n’ai pas vraiment le droit de me plaindre. Tiens pis au fait, il est arrivé quoi au détective qui s’est fait tirer dessus… c’est quoi son nom, déjà ? Le type qui, euh… qui a des soucis avec sa femme, là ?

Oh, vous pouvez faire cette tête, moi aussi je me navre certains jours. Preuve que quand même, ces posts To be continued… ne sont pas du luxe. Y compris pour moi, hm…

Mais enfin j’ai fini par m’y mettre, et, au juste, l’épisode n’était pas mauvais. Mais voilà, il n’était pas extraordinaire.
Alors je me suis demandé : c’est vraiment l’épisode… ou c’est juste moi ?

Je veux dire que quand on regarde une série en se soumettant au calendrier des diffusions (problème qui ne se pose pas, ou pas immédiatement, quand on regarde une série sur le tard… genre quand on se met à une série qui a déjà un ou deux ans de bagage, ou même qu’on s’envoie une série un peu vieille et déjà finie et qu’on a tout le temps de le faire), on prend aussi le risque de ressentir une baisse de qualité qui n’existe pas vraiment parce qu’avec le temps qui passe, les autres coups de cœur qui interviennent dans l’intervalle, et toutes ces opportunités de passer à autre chose, on a parfois l’impression qu’il n’y a plus autant de raisons de regarder la série qu’avant.

Le premier réflexe est souvent de blâmer la série. Combien de fois lit-on sur les blogs ou les forums des exclamations déçues du genre « l’épisode était largement moins bon cette semaine », ou « on sent une baisse de qualité cette saison ». C’est normal de ne pas immédiatement se remettre profondément en question juste parce qu’on a été moins réceptif : c’est de la télévision après tout. Inutile de tout prendre à cœur.

D’ailleurs, pour les séries que je ne suis pas ou seulement du coin de l’œil, lorsque je lis pareilles réactions, je me demande à quel point c’est vrai. Quand quelqu’un dit que l’épisode de The Big Bang Theory de telle semaine était moins bon que d’habitude, moi qui regarde la série essentiellement pour dire que je regarde encore un sitcom de temps à autres, je dois dire que j’ai du mal à percevoir ça. Je peux sentir un épisode un peu meilleur, parfois, mais pas forcément un épisode moins bon, si vous me suivez. Et si ça venait en fait du spectateur, cette impression ?

Je ne dis pas que c’est forcément le cas, mais parfois il faut avoir l’honnêteté de dire que ça ne vient pas toujours de la série. Que cette semaine-là on a moins été ému parce qu’on était plus fatigué, ou parce qu’on avait regardé autre chose de beaucoup marquant. Tenez, hier soir j’ai regardé Precious ; comment vous voulez me toucher après ça ? Il est évident que pendant 24 à 48h, et c’est vraiment une estimation minimale, il faudrait laisser un temps de pause histoire que ce que je regarde ait vraiment une chance d’avoir un quelconque impact.

Bien-sûr, comme tous les blogs à reviews ou presque traitent tous des mêmes séries, on sent un peu la tendance ; quand un miracle se produit et qu’un épisode de Desperate Housewives se montre à peu près amusant, si trois ou quatre blogs le font remarquer, alors il y a une chance que ce soit vrai. Ce serait quand même un p*tain de hasard que tous ces blogueurs aient tous regardé une meilleure comédie juste avant (quoique, ce ne serait pas difficile, mais enfin ce serait quand même un sacré hasard sur un plan strictement chronologique).

Est-ce que l’épisode était vraiment faible ? Il m’a semblé pourtant y avoir tous les éléments typiques de la série.
C’est encore plus difficile à dire pour un season premiere parce que même quand on s’est refait une intégrale récemment (pour moi c’était aux alentours de Noël, c’est pas si vieux que ça), on a quand même oublié ce que c’était que d’être immergé dans l’univers de la série. On reprend les choses à froid. A plus forte raison dans le cas de Southland qu’on a attendu plus que de raison.
D’un autre côté on n’est pas forcément les seuls à ne plus être échauffés. L’équipe revient elle aussi d’un hiatus, après tout.

Alors voilà, au fond, est-ce que ce season premiere de Southland était vraiment moins bon ? Je ne suis pas convaincue, ni que c’était le cas, ni du contraire.
Il faut aussi dire que j’ai regardé une trentaine d’épisodes de Saturday Night Live ces derniers jours, et que peut-être que dans le fond,, je n’aurais pas vraiment dû regarder Southland ce soir… C’est que, ça compte, ces choses-là, quand même. Mais à quel point ? Ce soir, je ne saurais vraiment pas le dire.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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