You’ll miss me when I’m gone

15 août 2010 à 18:42

Si vous avez bonne mémoire, ou que vous avez pris l’habitude de cliquer un peu partout, en vous aidant des catégories et des tags, pour fouiner un peu dans ce qui s’est dit précédemment, vous savez que la mort des personnes célèbres (ou célèbres à mes yeux) exerce sur moi une fascination quelque peu malsaine. C’est ce qui me pousse à poster régulièrement des messages morbides dans la catégorie Point Unpleasant.

Parfois, ça va même plus loin : je me demande comment je réagirai quand telle ou telle personnalité de la télévision sera partie.

Cet été j’ai relu mon bouquin sur Saturday Night Live (oui, seulement 650 pages, je m’ennuyais à me contenter d’écrire un article par semaine pour SeriesLive et m’envoyer l’intégrale de Will & Grace), et j’ai été frappée de voir que cette attitude morbide était partagée. Ça ne m’avait pas frappée à la première lecture, probablement parce que j’étais trop occupée à digérer toutes les autres infos, mais soudain j’ai repéré toutes ces petites mentions du type « qui s’occupera de SNL quand Lorne ne sera plus là ? » ou encore « SNL mourra probablement avec Lorne Michaels, il est le show ». Je peux vous confirmer que contrairement à toutes mes croyances, j’espère dorénavant avec ardeur en la vie éternelle.

Il y a des gens, comme ça… quand on réalise qu’ils ne seront plus, ça fait un choc. On se demande un peu à quoi le monde ressemblerait sans eux. Le monde télévisuel, ça va de soi.
Et, alors que globalement je suis attachée à relativement peu d’acteurs, soudain cette perspective est effrayante. Qu’ils soient actifs ou pas actuellement, ces gens me semblent indispensables. Ils font partie de l’écosystème, ils sont intouchables. Ils devraient avoir une dérogation, quelque chose.
Je peux admettre être mortelle, je peux admettre que mes proches le soient (même si franchement ya pas le feu), autant, certaines personnes ne peuvent juste pas se le permettre. Tout justement parce que j’ai besoin de ce qu’elles peuvent m’apporter quand le reste flanche (et il flanchera).

J’ai besoin de Lorne Michaels, j’ai besoin de Dick Wolf, j’ai besoin de… La liste est longue.
Et elle prend parfois un tour surprenant quand je regarde une série et que je me dis : « quand je pense que cet acteur-là est décédé, c’est tellement bizarre de le voir… ça me fera drôle quand tel autre l’aura rejoint ». Ce sont peut-être les effets pervers d’un semestre difficile, mais je me retrouve de plus en plus souvent à penser ce genre de choses.

Et le plus terrifiant, c’est que la plupart des noms de cette liste, je ne réaliserai qu’ils n’y figurent que lorsqu’il sera trop tard.

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