[#Ozmarathon] 4×07, best sitcom ever

7 février 2012 à 23:09

Allez savoir si j’étais, au départ, d’humeur badine, mais ce nouvel épisode de notre Ozmarathon m’a semblé être une gigantesque et hilarante blague. Tout prêtait à sourire ou même à rire. Oz peut tout faire… même de la comédie !

Quoique l’épisode a plutôt commencé comme un film d’horreur. Pour une raison qui m’échappe, Ryan O’Riley se tape… j’ai peine à croire que je vais le mettre blanc sur violet mais… il se fait Claire Howell. En fait non, la raison ne m’échappe pas. C’est du Ryan tout craché : il a calculé les bénéfices immédiats (il peut se taper l’une des rares femmes d’Oswald) et sur le long terme (il a un CO dans la poche et peut lui demander des services, et c’est mieux que jouer sur la fibre patriotique de Murphy), et il en a conclu que, ouais, en essayant de se concentrer et d’imaginer que c’est Gloria à la place, c’est jouable.
En toute sincérité, je me rappelais que Howell se tapait un prisonnier, mais j’avais oublié lequel. Ca m’a fait un choc. Mais évidemment, voir Stanislofsky mourir quelques minutes plus tôt m’a redonné le sourire…

Pour prendre le relai et s’enfoncer plus loin encore dans la comédie, on a droit au cas Zabitz. Ce personnage sans grande envergure, qui n’a été là que pour relancer la guerre entre Beecher et Schillinger (ce dernier l’avait payé pour dire que Keller était coupable de l’enlèvement des enfants), et qui passe son temps à parler des dents pourries de sa fille, était voué à retourner dans la masse des prisonniers anonymes aussi vite qu’il en était sorti. C’était sans compter sur le désormais légendaire sadisme des scénaristes, qui décident de lui donner une porte de sortie plus officielle et de nous montrer un Chris Keller bien décidé à lui faire manger les pissenlits par la racine. Pendant ce temps, Schillinger convient que Zabitz est devenu gênant et qu’il faut l’éliminer.
La scène de l’exécution est surréaliste : Keller et Robson se disputent la proie… tout ça pour que celle-ci fasse une attaque cardiaque. C’est hilarant et absurde. Insérez les rires enregistrés ici.

Mais le fun ne s’arrête pas là puisque Keller a ensuite toute une scène pendant laquelle il humilie le père Mukada avec la même technique qu’il avait utilisée pour destabiliser Sister Peter Marie lors de leurs sessions. Et c’est non seulement dingue de voir à quel point il est doué pour ça, mais aussi de prendre deux secondes de recul et de se dire que c’est B.D. Wong qui fait mine d’être effaré par la perspective dégueulasse de se livrer à des actes homosexuels. Difficile de ne pas voir l’ironie de la chose ici.

C’est ensuite au tour de Beecher de nous divertir. Ici on est moins dans le rire à gorge déployée que l’expression cynique d’un humour noir de mauvais goût. Après avoir bouclé le clapet de Sister Pete et de Kareem Saïd, Beecher décide de devenir méchant et de payer pour faire tuer Hank Schillinger. On aurait presque pu s’en tenir là : faire exécuter le même jeune homme qui devait être la personnification de son rachat karmique était déjà plutôt drôle. Mais qu’en plus, Beecher change d’avis, aille annuler sa commande, pour apprendre qu’il est trop tard, c’est terriblement… pas marrant, non, mais avouez que c’est vraiment le revirement qui tue. Plus c’est gros, plus ça passe, cela dit, et c’est bien dans l’esprit de cet épisode.
Il ne fait pas vraiment de doute dans mon esprit, dans les prochains épisodes, on ne trouvera plus ça très amusant. Mais pour le moment, c’est juste énorme.

Puisque décidémment c’était l’intrigue du n’importe quoi, l’affaire Rebadow rebondit. Notre tueur-né a soudain des regrets, une fois sorti du trou. Il tente de faire des excuses à Busmalis et c’est bien-sûr l’instant précis que choisit une tumeur dans son cerveau pour pousser. Bon, pas tout-à-fait, mais il faut quand même reconnaître que l’enchaînement de situations de cette intrigue vire au grand-guignol, surtout étant donné le talent de Busmalis pour être piteusement drôle en toute situation, et avec en prime l’obstination de Querns à lui refuser de voir son ami, on ne sait pas d’où ça vient, mais ça dédramatise complètement la situation de le voir jouer au salaud comme ça. On devrait s’inquiéter pour Rebadow mais vu le contexte, on n’y arrive pas.

Les scénaristes se désintéressent quant à eux lentement de l’intrigue de Mobay (et ils ont raison). On est donc dans le n’importe quoi aussi ; alors que pour la première fois, Mobay vient demander conseil à Glynn (il est bien temps !), lequel nous sort des conneries quasi TwinPeaks-iennes sur son obsession envers la campagne électorale et balance une réponse à la con aux problèmes de Mobay. C’est totalement ridicule, sa suggestion, d’ailleurs : comme si introduire un prisonnier que personne n’a jamais vu pour acheter de la drogue à Mobay allait permettre à ce dernier d’acquérir une quelconque crédibilité ! Et pourtant, croyez-le ou non, Mobay s’exécute. Sauf qu’Adebisi n’est pas d’humeur à la rigolade, et qu’il continue d’avoir des doutes envers Mobay. Ca va mal finir.
En intrigue annexe, je pourrais également citer Hill, qui se fait cuisiner au sujet du meurtre auquel il a assisté. La scène est là aussi un rien décalée, avec l’enquêtrice sûre de son coup qui a deviné, on ne sait comment, que Hill sait quelque chose. J’avais envie de me rouler par terre.

La fin de l’épisode est, en apparence, plus sérieuse. En apparence seulement. Pendant qu’Adebisi a fait de sa piaule à Em City un véritable nightclub, qu’il se débarrasse nonchalamment de Pancamo et Morales, et qu’il trouve le moyen de faire de la couenne tout en tapant la discut’ avec Kareem Saïd, ce dernier reprend la tête des Muslims (on savait tous qu’Arif n’avait pas ce qu’il fallait et qu’il ne tiendrait plus très longtemps). Il essaye d’intéresser McManus au sort d’EmCity, lequel est quant à lui mis face à l’autre vérité derrière la création d’un EmCity entièrement noir : l’unité B est en train de drôlement pâlir en contrepartie. Derrière les développements de cette histoire pour Adebisi, Saïd, McManus ou Schillinger, il y a l’officialisation de la guerre raciale qui est déclairée à Oswald, jusque là sournoise, désormais inévitable. C’est une intrigue qui après tout, a besoin d’éclater, c’est le moment. Mais c’est totalement absurde, une fois de plus, de voir comment le plan de Kareem Saïd le pousse à pactiser avec Adebisi, lequel lui fait une déclaration hallucinée et se met à danser en plein milieu d’EmCity.

Je crois qu’il est temps de placer les scénaristes en désintox : pour cet épisode, ils avaient vraiment abusé. Mais avec ce qui se prépare, rira bien qui rira le dernier encore en vie… parce qu’à mon avis, ça va se corser.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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