Newborn moms

24 décembre 2020 à 19:32


L’une des raisons pour lesquelles je voulais absolument essayer, en ce mois de décembre (bon, ça a tourné comme ça a tourné, mais l’idée était là), de finir autant de brouillons commencés en 2020 que possible, c’est qu’il y a des séries qui méritaient vraiment d’être couvertes de louanges dans une review propre, plutôt que d’être mentionnées vite fait dans un bilan quelconque ou, pire, en passant comme référence dans une review ultérieure. A plus forte raison parce que l’un de mes coups de cœur cette année était une série sud-coréenne, et si vous me connaissez, vous n’êtes pas sans savoir que peu de séries de ce pays parviennent à me charmer.

Eh bien Sanhoojoriwon (ou Birthcare Center de son titre international) l’a fait, et sur un sujet auquel on peut difficilement m’accuser d’être sensible en règle générale : la maternité. La série se déroule en effet dans un centre d’accompagnement post-natal pour mères fortunées, qui y débarquent pour un séjour de quelques semaines avec leur nouveau-né.
J’ai beaucoup de choses à en dire, alors installez-vous confortablement – avec un donut doré sous les fesses au besoin.


Je n’étais pas familière avec la notion de « birthcare center » ; je laisse à des parents qui me liraient l’occasion de me dire si un équivalent existe dans nos contrées. Dans tous les cas, le phénomène est très marqué par les questions de classe. Après tout, il n’est clairement pas donné à tout le monde de se retrouver dans un établissement de convalescence à mi-chemin entre l’hôtel et le centre de thalassothérapie après l’accouchement, avec une équipe de soin spécialisée, des éducatrices pour accompagner et former les parents, et un programme entièrement axé autour d’une récupération rapide. C’est une bonne idée, cependant. Irréelle, mais une bonne idée.
Evidemment ça ne me surprend pas que dans le monde de Sanhoojoriwon (et probablement tous les autres) ce soit le genre de choses uniquement accessible pour des femmes riches. Toutefois, contrairement à certaines séries qui parlent de pratiques accessibles uniquement à 1% de la population et n’inspirent que du dégoût (voir aussi : SKY Castle), ou pire, purement escapistes, ici le contexte permet d’écarter les questions les plus prosaïques pour vraiment s’interroger sur la maternité et TOUT ce qu’elle signifie intimement.

Trigger warning : parcours d’infertilité, violences obstétricales, mort peri-natale.

Le premier épisode donne d’emblée le ton, même s’il est résolument différent des 7 épisodes qui lui font suite.
Hyun Jin Oh, une femme d’affaires à la carrière fulgurante, est la plus jeune personne à avoir jamais accédé à un poste à responsabilités au sein d’une entreprise comme la société de cosmétiques Olively. Et en plus elle est une femme ! A priori elle a tout pour elle, donc, d’autant qu’elle se découvre enceinte de son premier enfant et qu’elle a un mari attachant et attentif, Do Yoon. Et puis ce bébé, c’est un miracle ! Alors qu’ils pensaient ne pas pouvoir concevoir d’enfant naturellement, surtout à son âge, voilà que ce petit bout de chou est en route… Que demander de plus ? Ma foi, c’est peut-être ça le problème. Pour Hyun Jin, tout semblait toujours sous contrôle, et chaque ingrédient de sa vie était le résultat d’efforts qui portaient leurs fruits. Rien ne l’avait préparée à l’imprévisibilité de la grossesse, et plus particulièrement à son accouchement.
Sanhoojoriwon signe un premier épisode épatant où Hyun Jin découvre la réalité de l’accouchement où son corps lui échappe, à commencer par le moment où elle perd les eaux en pleine négociation d’un contrat important. A partir de là plus rien ne lui appartient vraiment, ni son corps ni rien d’autre. Rien ne lui sera épargné, non plus, et du coup, à vous non plus. L’accouchement de Hyun Jin est un cauchemar, en partie parce qu’elle ne s’est pas forcément préparée à certaines choses, mais surtout parce que les mythes autour de la naissance sont profondément nocifs pour les personnes qui accouchent. Et que, osons le dire, son sentiment d’être traitée comme de la viande et non comme une personne n’est pas infondé : le personnel de l’hôpital fait preuve d’automatismes extrêmement violents par moments. Tout le soutien de Do Yoon n’y suffira pas, et Hyun Jin vit le « plus beau jour de sa vie » comme une horreur absolue. Et le problème c’est qu’il ne s’agit que du début, parce qu’ensuite, en partie à cause du choc qu’elle vient de vivre, elle ne ressent pas d’amour maternel pour son enfant.
Fort heureusement le couple a tout prévu en amont, et, sitôt sortie de l’hôpital, voilà Hyun Jin en route avec son bébé pour Serenity, le fameux centre post-partum, pour tenter de récupérer. A Serenity le bien-nommé, tout semble construit pour apaiser Hyun Jin. Les grandes suites où les parents peuvent dormir au calme, la cour intérieure du bâtiment avec son jardin d’hiver, la salle d’allaitement et ses amples canapés, le restaurant réservé aux mamans où un chef étoilé prépare des repas sur mesure, les équipes de nourrices menées d’une main ferme par la directrice du centre, l’immense nurserie où les bébés sont filmés 24/7 pour que les parents puissent les voir à tout moment… et bien-sûr toutes les autres mères, jeunes, radieuses, épanouies, conversant autour de tasse de thés fumantes.
Hyun Jin veut croire qu’elle va enfin trouver le calme ici. Bien entendu elle se trompe.

D’abord parce que, on l’a dit, Hyun Jin ne s’est pas vraiment préparée à tout. Avec le recul, elle a peut-être manqué de s’investir dans l’aspect documentation de la grossesse, et beaucoup de choses ne lui apparaissent qu’au fur et à mesure (elle va prendre ce challenge à bras le corps plutôt vite, cependant, et appliquer sa capacité de travail à sa vie de mère pour compenser. Sanhoojoriwon ne traite pas cela comme un véritable défaut personnel de sa part, plus comme un parcours).
Mais surtout, parce que la vie à Serenity, c’est la vie en communauté. Avec des mères qui ont pour l’essentiel la vingtaine, ont parfois déjà eu des enfants, et ont un comportement grégaire dont Hyun Jin se sent exclue parce que son parcours maternel, et son parcours de vie dans son ensemble, est très différent. En outre Serenity a aussi une politique très claire d’encouragement (si ce n’est d’obligation) à l’allaitement, et qu’il s’avère très vite que Hyun Jin n’arrive pas à allaiter son bébé, ne faisant qu’ajouter au sentiment d’échec.

Très vite, Hyun Jin fait la rencontre des autres mères qui séjournent à Serenity en même temps qu’elle. Elle apprend, déjà, qu’on appelle toujours une mère par le nom de son enfant, ou plutôt le nom de son fœtus. En effet, en Corée du Sud, pendant la grossesse et jusqu’à l’enregistrement de l’enfant à l’état civil plusieurs semaines après sa naissance, un bébé porte un nom temporaire ; le bébé de Hyun Jin et Do Yoon s’appelle ainsi Ddak Pul, soit « tube de colle » (écoutez c’est pas moi qui écrit la série hein). Hyun Jin s’appelle donc Maman de Ddak Pul entre les murs de Serenity.
Parmi les mères, elle découvre entre autres Maman de Sarang, qui a déjà eu des jumeaux qu’elle a allaités pendant deux ans (le summum !) et a signé pour un troisième fils ; à Serenity, elle semble toujours tout faire parfaitement, élégamment, et avec expertise, alors qu’elle a facilement 15 ans de moins que Hyun Jin Maman de Ddak Pul. Le contraste ne rend les choses que plus difficiles, d’autant que très vite, par son attitude, Maman de Ddak Pul se met Maman de Sarang à dos. Et s’il y a une chose qu’il ne faut pas faire, y compris dans un centre de maternité, c’est bien se mettre à dos une Mean Girl. Même si elle a des airs des madone. SURTOUT si elle a des airs de madone. Un registre, il faut le noter, sur lequel le matériel promotionnel et le début de la série jouent beaucoup esthétiquement, faisant référence à l’art et aux images classiques de la maternité régulièrement, chaque fois qu’est représentée la mère idéale.

Ce qui est pourtant magique avec Sanhoojoriwon, c’est que la série établit rapidement que Maman de Sarang n’est pas parfaite non plus. Car en réalité, les deux femmes se sont rencontrées fugacement à l’hôpital quelques heures auparavant, quand la vessie de Maman de Sarang s’est vidée dans l’ascenseur qu’elles partageaient toutes les deux. Evidemment il est impossible de le lui faire admettre dans les circonstances de Serenity, mais cela est l’indice, si besoin était, que la série a plus de nuance qu’il n’y paraît. Ce n’est ainsi pas seulement à Maman de Ddak Pul que certaines choses échappent. La maternité n’épargne personne. Il faudra que chacune apprenne à son rythme. Même celles qui pensent tout savoir.
Les nuances se dessinent, progressivement, autour de personnages initialement introduits de façon un peu caricaturale : Maman de Sarang et son auréole de mère parfaite (Ha Sun Park est ma nouvelle idole, j’ai envie d’embrasser la terre que foule ses pieds, j’adore son interprétation), Roo Da et son refus des conventions sociales attachées à la maternité (qui n’est pas le simple effet d’une rebellion de surface), la directrice de l’établissement et ses règles rigides (et parfois maltraitantes sans le vouloir), même l’assistante de puériculture qui a l’étrange manie de parler à la place des bébés (et qui obtient une exploration surprise de son background)… Il n’y a pas que l’héroïne : toutes les femmes de la série vont apprendre à relativiser leurs certitudes, composer avec les événements, s’adapter tout en redéfinissant les contours de leur identité, à la faveur des changements qui interviennent. Contrairement à tant de séries (et ce que je décriais dans cet article sur la paternité), dans Sanhoojoriwon, la maternité s’apprend. Rien ne va de soi, et c’est ce dont les meilleures séries dramatiques sont faites ! Le character development de ces femmes est magnifique, parce que la série leur refuse toute binarité. Je ne suis pas mère, mais j’imagine que ça doit faire du bien de voir ces portraits quand on en est une, à plus forte raison dans une société où être une bonne mère vient avec des attentes très précises et codifiées comme la nôtre.

Des séries sur la maternité, il commence à y en avoir quelques unes de par le monde (j’en ai listé plusieurs dans mon intro de review pour Saka no Tochu no Ie, par exemple). Mais l’intention de celle-ci est ouvertement d’affronter sans détourner le regard tout dans le moindre détail, au risque, parfois, d’être extrêmement explicite. Je ne suis pas en mesure de le garantir, mais je crois fermement que Sanhoojoriwon est la toute première série sud-coréenne à parler de… pardon je m’exprime mal : la toute première série sud-coréenne à MONTRER un lavement du colon. Après je peux me tromper, mais au pire il y a aussi tout le reste : l’épilation pubienne par une infirmière, les multiples touchers vaginaux, l’expression abdominale, et plus tard, les fuites urinaires, et plus tard, une mastite avec pus. Avec une précision importante : c’est fait de telle façon que la série trouve toujours le moyen de montrer aussi bien la fonction physiologique (bien que parfois de façon légèrement détournée, j’y reviens dans un instant), que le rapport des femmes concernées à l’incident en question. En quelque sorte, Sanhoojoriwon fait le choix de dire les réalités souvent tues ou euphémisées, mais sans en faire purement des questions médicales, replaçant les personnes au centre des événements.
Alors même qu’elles semblent perdre toute dignité, la série la leur rend d’une autre façon.

Plus qu’une fiction dramatique, Sanhoojoriwon ambitionne aussi de porter un travail d’accompagnement, pour ne pas dire pédagogique. A plusieurs reprises, la série affiche des explications de certains termes gynécologiques ou pédiatriques à l’écran ; les débats sur le bien-fondé de l’allaitement ou du lait maternel en poudre sont amplement menés par des personnages aux points de vue divers ; les mommy wars sont abordées pour mieux étaler les différents choix de vie qui s’ouvrent devant les nouvelles mères ; les mythes sont déconstruits, les pièges mis à nus. Toute la saison est jalonnée de moments pendant lesquels le scénario ne veut pas qu’émouvoir, et prend très au sérieux les messages qui sont envoyés aux spectatrices.
C’est même parfois un peu déroutant, si l’on considère que la série a pour sponsors… des marques d’aliments pour nourrissons. Outre les bandeaux réguliers, pendant les épisodes, apparaissant pour faire l’éloge de lait de chèvre en poudre ou autres produits bio pour bébés, on trouve même du product placement à au moins deux reprises. On n’aura hélas pas le temps de parler aujourd’hui de la longue et merveilleuse histoire du product placement dans les séries sud-coréennes (heureusement, je l’ai fait une première fois il y a quelques années !), mais force est de constater qu’en dépit de la présence de ces options sponsorisées, Sanhoojoriwon tente de présenter à ses spectatrices toutes les options, et pas juste celles qui sont rémunérées, quant à l’allaitement, sa conclusion étant que chaque mère doit trouver ce qui lui convient, ce qui est compatible avec son identité, ses aspirations, ses représentations.


Ceci n’est pas un publireportage.

Chose qui, et c’est vraiment important de le noter, s’étend aussi aux pères ; Do Yoon en particulier apprend, lui aussi, certes dans une moindre mesure, la paternité, avec ses traquenards et ses petites victoires. La série montre qu’il est investi, mais imparfait lui aussi. De la même façon, son soutien est important, mais ne résout pas tout. Il doit apprendre à s’effacer pendant une période charnière de la vie de son épouse et son enfant, admettre qu’il n’a pas toutes les réponses (quand bien même, pris de zèle, il a assisté aux classes d’accouchement seul quand Hyun Jin était occupée par son travail). Mais qu’il en possède quelques unes quand même, et qu’il peut contribuer. Qu’il le doit, en fait. A condition de comprendre que les changements les plus drastiques, sur tous les plans, ce n’est pas lui qui les vit. Le personnage est écrit de façon à ce que ce soit l’évidence pour lui que de faire preuve d’empathie, mais il traverse tout de même des interrogations précieuses, prouvant que Sanhoojoriwon a cherché un équilibre bien précis dans sa construction des dynamiques de couple.


Rien ne me destinait à tomber amoureuse d’une série comme celle-là, et pourtant, dés sa première scène, j’ai su.
Hyun Jin y apparaît sur une barque, guidée par La Mort, traversant les eaux du Styx ou assimilé. D’abord silencieuse (sur fond d’une musique que n’aurait pas renié Jim Dooley pour Pushing Daisies), Hyun Jin contemple la perspective d’être morte pendant son accouchement. Silencieux, La Mort l’écoute alors qu’elle prend la mesure de ce qui vient de se passer, de ce qu’elle a laissé derrière elle, de tous les efforts qui aujourd’hui semblent avoir été menés pour rien. Qui, peut-être, sont la raison pour laquelle elle a failli, même. Touché par ses confessions, La Mort commence à tenter de la consoler, et lui prête même un mouchoir… que notre héroïne finit par refuser de lui rendre, avant de le passer par-dessus bord et rejoindre la rive, pour se réveiller en salle de travail. Une scène qui va par la suite prendre encore plus de sens, mais qui, par sa douce dinguerie, son emprunt à l’imaginaire, et son sens de la métaphore, ouvre le bal à de nombreuses autres séquences poétiques, référencées, intrigantes, et/ou astucieuses. Que ce soit la bromance de Do Yoon, le duel entre Maman de Sarang et Maman de Ddak Pul, ou les emprunts angoissants au registre de l’horreur, les ruptures de rythmes et de style sont constantes ; elles participent à l’humour de la série.
Car je ne l’ai pas dit encore, mais Sanhoojoriwon est TRES drôle ! Et entre nous soit dit, on en a bien besoin, parce que sinon ce serait vraiment du lourd étant donnés les thèmes et approches choisis par la série. Il y a, évidemment, des moments de grande tendresse (la mère de Hyun Jin à la maternité…), qui sont presque systématiquement compensés par des moments délirants (Hyun Jin dansant sur du Bellini sans ressentir la moindre émotion de joie à la naissance de son fils). Les efforts d’inventivité ne sont pas les seuls responsables de l’humour de la série cependant ; il faut aussi noter les excellents dialogues, le rythme du montage, les mouvements de camera, un sens magnifique de la mise en images… et un cast du tonnerre. Sanhoojoriwon s’est donné les moyens, tous les moyens, de divertir et d’émouvoir sans que l’un l’autre ne s’annulent mais au contraire se complètent. C’est un peu la méthode Mary Poppins, sauf que ces morceaux de sucre aident le lait maternel à couler.

Surtout, rien n’est gratuit. Quand Sanhoojoriwon joue des codes du film d’horreur, d’action ou de romance, c’est toujours avec derrière la tête une idée bien précise : celle de parler des réalités que la série a décidé d’aborder sans faux-semblants. C’est un peu paradoxal à première vue, mais ça marche.
Par exemple l’intrigue la plus mystérieuse (et qui franchement, n’est même pas beaucoup développée pendant les premiers épisodes), qui repose sur les mécanismes du thriller, finit par avoir un pay-off extrêmement émouvant, dans lequel un personnage mineur se révèle avoir été au centre de sa propre intrigue pendant tout ce temps. Que les ingrédients qui la composent à l’origine paraissent être une enfilade de clichés finit, en réalité, par être une désarmante façon de nous mettre face à une réalité qu’aucune des mères, qu’elle soit modèle ou cancre, de Serenity, n’avait osé nous mettre devant les yeux. Dire que l’avant-dernier épisode de la série est virtuose, après alors que les graines ont été plantées de façon inégale (et c’est la façon la plus diplomatique que j’ai trouvé de le décrire) dans les épisodes précédents, est plus pour moi la preuve de la grandeur de la série, que de ses tentatives parfois risquées de jouer avec les genres.

Tout cela (et bien plus, mais à un moment je dois bien vous rendre à la vie civile) donne ce qui est à mon sens l’une des meilleures séries de l’année. J’ai du mal à croire qu’en 2020, oui, cette année-là en particulier, nous ait donné une série si douce et nuancée. Si réparatrice. Et que penser du fait que cette série ait été tournée pendant une épidémie mondiale, avec des bébés et tout ? L’entreprise de folie quand même non ?
Je ne dis pas ça souvent d’une fiction asiatique, mais j’espère bien que les appels à motiver les spectateurs qui voudraient réclamer une deuxième saison seront suivis d’effets. Une fois n’est pas coutume, je veux vivre de longues années avec ces héroïnes. Les unes avec les autres, les unes malgré les autres, les mères de Serenity partagent de nombreuses expériences de la maternité dans cette première saison, mais il y en a encore beaucoup devant elles, potentiellement. Alors si Sanhoojoriwon pouvait devenir une institution télévisuelle pour me laisser regarder ces personnages (et leurs enfants) grandir, ça me ferait un plaisir de folie.


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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

1 commentaire

  1. Tiadeets dit :

    Oh, ça me donne vraiment envie ! En plus, le peu d’épisodes me rassure parce que j’ai toujours du mal à finir les dramas coréens.

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