Trainwreck (10 Décembre 2015)

10 décembre 2015 à 15:52

Trainwreck

Ce qui fait le succès d’Amy Schumer, c’est qu’elle n’hésite pas à se montrer comme très imparfaite… parfois jusqu’à l’excès. La personnalité publique qu’elle s’est créée marche dans le contexte d’un sketche, parce que les imperfections sont drôles (et elles sont à peu près toute l’étendue de son propos féministe), mais sur un film de 2h, il y a besoin d’un peu plus de nuances. Et Trainwreck arrive, très ponctuellement, à étoffer un peu cette image et à donner à Schumer quelques occasions d’être un peu plus que sa propre caricature. Juste un peu, mais suffisamment pour donner à cette romcom quelques moments moins superficiels que d’autres. Reste que Traincrewk n’est pas franchement révolutionnaire dans son propos, ses retournements de situation, et certainement pas sa fin, qui semblerait au contraire verser dans le cliché le plus global (« ne vous inquiétez pas, les mauvaises filles finissent par rentrer dans le rang par le pouvoir la bite ancestrale ! »). Oui en fait Trainwreck est une romcom parmi tant d’autres, qui capitalise sur Schumer et un name-dropping assez intense pour faire semblant de ne pas parler qu’au public classique des romcoms. Encore heureux qu’il y ait Bill Hader sinon je serais sûrement très amère.

RetourauSecretDiaryofaCinephile-650

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