[#Ozmarathon] 4×11, oeil pour oeil

19 février 2012 à 22:31

En ce moment, Oz semble vouloir jongler avec un peu de trop de balles à la fois (aucun jeu de mot n’est sous-entendu ici). La mission que s’est fixée la 4e saison, à savoir se porter au secours d’une saison 3 bancale, pour le moins, s’ajoute à celle de faire avancer des histoires qui semblaient ne pas trop savoir quelle direction prendre une fois le mid-season finale passé. Il faut maintenant y ajouter des velléités de résurrection pour des intrigues plus ou moins avortées venues des saison 2… et même 1 ! C’est beaucoup, quand même.
Alors, ce nouvel épisode du Ozmarathon se montre-t-il à la hauteur du défi ? Ben…

Parce que soyons honnêtes : l’intrigue autour du traitement expérimental ne vaut pas tripette. Déjà parce que jusque là, Oz prétendait à une certaine illusion de réalisme et que là, franchement, c’est de la science-fiction : des pillules qui font vieillir ? Pour pouvoir vider les prisons plus vite ? Encore, on me dirait qu’il s’agit de pillules qui détériorent les organes des prisonniers, je dirais, bon, pourquoi pas ? C’est tordu mais c’est tout-à-fait le genre de truc qu’un gouverneur comme Devlin envisagerait pour ses statistiques, et sans même se poser de question. Mais faire que les prisonniers prennent plusieurs décennies qui se lisent sur leur visage, c’est quand même n’importe quoi, je suis désolée. Qui plus est, la seule raison pour laquelle cette intrigue pourrait valoir quelque chose serait sur le plan éthique, comme les précédentes fois où on été évoquées les questions médicales (y compris la société Weigert qui avait été bien vite balayée des intrigues par le passé), mais ici, le sujet ne sera pas abordé en profondeur si ce n’est McManus qui fait sa tête excédée (vous savez, la tête qu’il fait quand l’administration prend une décision stupide, pas celle qu’il prend quand lui prend une décision contestable). Sister Peter Marie et le père Ray Mukada ne sont de toute façon même pas présents à la réunion ! Alors, éthique ou pas ? On n’en débattra pas plus, pour passer immédiatement à la phase de tests qui est là essentiellement afin de montrer le rapprochement entre O’Riley et Gloria Nathan. Ah, nous y voilà !

Difficile de s’intéresser aux chassés-croisés des deux amants, pourtant. C’est bien plus intéressant de se demander comme Ryan vit les viols (il n’y a guère d’autre mot) de Claire Howell, et comment il va réussir à se débarrasser d’elle. Et je ne dis pas ça juste parce que je veux qu’elle débarrasse le plancher, c’est une intrigue originale et intéressante, surtout face à un Ryan qu’on a connu très inspiré lorsqu’il s’agissait de se débarrasser de gêneurs.
Moins captivante en revanche est la santé de Cyril qui fait un peu disque rayé.

Appelé en renfort parce que du côté des Irish, c’est pas la forme en ce moment, le petit rouquin qui avait été introduit avec la saison 2, Kirk (je vous avoue que je ne savais même pas qu’il avait un nom) a droit à une petite scène rien qu’à lui, expliquant d’une part la raison de son incarcération, qui sans être aussi choquante visuellement que d’autres que nous avons déjà vues, est très dérangeante, et ensuite le montrant faire preuve d’un esprit tordu en approchant du révérend Cloutier. Ca sort un peu de nulle part mais faut voir où ça nous mène.

Comme les scénaristes sentent qu’il devient un peu impossible de faire trainer Alvarez une fois de plus en isolement, et que tant qu’à le ramener dans la série, autant lui donner des intrigues, le voilà qui conclut un pacte avec Glynn (toujours aussi ignoble avec lui sans réelle raison valable ; derrière notre suave directeur se cache un véritable sadique caractériel, je vous le dis), ce qui lui permet de retourner à Em City. Pour l’instant l’intrigue n’en est qu’à ses balbutiements, à suivre, donc.
Mais une fois de plus, l’absence de B.D. Wong se fait sentir dans cette seconde partie de saison, alors que le père Mukada n’est même pas venu voir Alvarez depuis son retour. Voilà pourtant une intrigue ancrée dans les saisons passées qu’il serait intéressant de ranimer.

De son côté, William Giles, qui avait poignardé un prisonnier, sauvant ainsi la peau d’Alvarez sans le savoir, revient également sur le devant de la scène puisqu’il est maintenant condamné à mort. Je ne comprends même pas comme son avocat n’a pas plaidé la folie, mais bon. Cela donne l’une des rares bonnes scènes de l’épisode, quand Sister Pete a la douleur de lui expliquer sa sentence. Au-delà de ça, les perspectives d’avenir de cette histoire me laissent assez perplexe tant le personnage monosyllabique de Giles est irritant sur le long terme en général.

Pour une raison qui m’échappe totalement, la série fait également à nouveau appel à Jason Vahue, qui avait disparu des radars suite à l’émeute. C’est d’autant plus étrange qu’on ne voit pas bien où cela peut mener tant le personnage, de son propre aveu d’ailleurs, est incroyablement mineur.

L’épisode aborde aussi une unité dont j’ignorais l’existence, réservée aux anciens flics et assimilés, ce qui nous permet à la fois de parler de la tentative d’assassinat, hélas échouée, de Devlin par Hugues, mais aussi de nous intéresser aux conséquences des actes de Mobay dans une séquence courte mais efficace. L’unité a, qui plus est, une dynamique intéressante, qui rappelle les meilleurs moments du couloir de la mort en cela qu’elle est porteuse d’échanges nombreux entre les prisonniers, qui ont un statut spécial similaire à celui des détenus d’Em City. Sans compter que cette sangsue de Howell surveille l’unité. Ca peut être pas mal d’y trainer encore quelques épisodes.

A part ça, qui pense que Glynn va se taper son assistante dans le prochain épisode (si aucun prisonnier ou gardien ne la viole avant) ? Nan voilà, c’est tout ce que j’avais à en dire.
Plus romantique, l’histoire du mariage de Busmalis était pas mal aussi, mais hélas pour Busmalis, elle va tourner court.

Le plus perturbant dans cet épisode regorgeant d’intrigues sans grand impact, c’est que le thème de l’épisode est supposé être la vengeance. Or, on dirait bien que les intrigues se rapprochent plus d’une démarche de faire la paix avec le passé, ou en tous cas de chercher à l’assumer, et c’est le message de l’épisode lorsqu’il ramène tant de vieilles intrigues sur le tapis.
La storyline d’Oz qui se rapproche le plus de la vengeance, entre Beecher et Schillinger, est à cet égard parlante. Entre le parcours de Beecher ces dernières années et l’arrivée de Cloutier dans la vie de Schillinger, il ne pouvait pas y avoir de meilleur moment pour ces deux-là pour se parler. Cela aboutit à une scène surprenante, quasiment dénuée de toute agressivité, dans laquelle les deux hommes entament une réelle conciliation qui commence, a priori, sans plan foireux derrière la tête. Pour la première fois, les deux antagonistes les plus emblématiques de la série ne se veulent aucun mal l’un à l’autre et ça peut donner quelque chose d’assez incroyable, à terme. Mais reconnaissons qu’il ne s’agit là certainement pas de vengeance.
Alors, est-ce que Beecher est à couteaux tirés avec Keller, pour compenser ? Nenni. En fait, pour la première fois, après avoir fait joujoux avec Ronnie qui leur permet de renouer par gigolo interposé, ils vont se rapprocher et, eux aussi, se reparler pour la première fois depuis longtemps, Beecher faisant même son possible pour sauver Keller d’un piège tendu par les Fédéraux. On n’en est pas à fêter leurs retrouvailles romantiques mais il faut admettre que là aussi, la hache de guerre est enterrée.

Un bien étrange épisode, donc, proposant énormément de storylines, certaines très anciennes, mais revêtant un intérêt très limité, et quelques angles intéressants mais en totale contradiction avec les monologues de Hill. C’est une bien étrange seconde partie de saison que nous avons là…

Ah, et la capture ? Bah, aucun rapport avec mon post, je me suis dit que c’était ma dernière chance de rendre hommage aux mirettes de Ronnie. Pour le plaisir des… yeux.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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