Salade de bruits, jolie, jolie…

16 janvier 2008 à 14:50

Bien. 14h49. DOM THOM commence sa salade… Pourtant elle est partie en pause comme moi à 13h45, mais rien à faire, elle n’a pas encore mangé.

Evidemment comme elle est furibarde, ce qui est finalement un état permanent chez elle, elle mange à grands renforts de claquements de langue, ce qui ne manque pas de rendre sa mauvaise humeur communicative à sa voisine de bureau (oui, c’est moi ça). Elle fait aussi partie de ces gens qui ne savent pas manger bouche fermée : le monde doit impérativement avoir une vue plongeante sur son alimentation en cours de malaxation, et si le public a le malheur de détourner le regard, le bruit qui émane de cette bouche grande ouverte, de cette mâchoire paresseuse, suffit à lancer un message clair quant à ce qui se passe. Répugnant.

Je commence à me demander sérieusement ce qu’elle fait de tant de pauses si elle n’a pas encore mangé. La voie est ouverte aux théories les plus folles, si on y pense…

Déjà, le matin (et en-dehors des trois fois où elle est arrivée matinalement), elle doit avoir une double-vie pour arriver à cette heure-là, et ce n’est même pas comme si elle habitait loin ! Ensuite, à coups de 45mn en moyenne la pause café ou clope, à raison de deux ou plus souvent trois pauses par jour, plus en prime la pause déjeuner qui fait au minimum 1h30… Non c’est incroyable, ce n’est pas possible, il y a forcément une explication, elle trompe probablement Monsieur Patron avec un autre chef, c’est pour ça qu’elle est sans arrêt fatiguée, c’est parce qu’elle tient le secrétariat d’un autre ! C’est dégoûtant, voilà la vérité !

J’ai aussi réalisé que jamais DOM THOM n’entrait sans le bureau sans bougonner un « yen a ras-le-bol », ou un « ça va pas ça j’en ai marre ». Jamais. Non, vraiment, j’ai beau réfléchir, il faut visiblement qu’elle se plaigne chaque fois qu’elle entre. Comme si le seul fait d’être présente dans ce bureau (qui la condamne à ne pas se livrer à ses autres activités, pense-t-elle probablement) lui pourrissait la journée. Il faut, ma foi, avoir une drôle de tournure d’esprit pour en vouloir à un boulot qu’on n’effectue pas…

On en est à la moitié de la salade de pâtes. Courage. Il ne lui restera plus, ensuite, qu’à mastiquer son pain, et il sera l’heure pour elle de trouver un autre prétexte pour ne rien foutre.

EDIT : damned, j’avais oublié le dessert. C’est amusant, elle, au lieu de mettre la cuiller de fromage blanc dans la bouche, elle l’aspire… Seigneur, donnez-moi la force.

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