Embrasures, je m’embrase…

26 juin 2008 à 20:32

En ce moment, et même s’il y a quelque chose qui me grève le moral depuis vendredi soir, je suis quand même mieux dans ma peau et ça se sent. Je crois que sans que je le hurle sur tous les toits, les gens qui me fréquentent ou me rencontrent ont bien compris que j’avais envie de m’ouvrir aux autres et de passer du bon temps (certains noctambules en font d’ailleurs les frais 😛 ).
Ce n’est pas très étonnant en soi, mais c’est pas pour ça qu’il faut que je m’empêche d’observer le phénomène.

Comme G, moi aussi j’ai besoin de tourner une page de ma vie. Une page qui a duré 5 ans ! Et croyez-moi, 5 années de chômage sans respirer, ça donne vraiment des élans quand ça se finit !
Je pensais simplement ne pas être obligée de tout changer dans ma vie et mes habitudes, que certaines choses d’avant, et notamment mon site, resteraient une constante, mais bon, apparemment pas, et apparemment ce n’est pas si grave, puisque ça va être mon second week end sans toucher à TP, et il s’avère qu’en dépit de mon nœud dans l’estomac, j’ai quand même un planning sympathique qui me permet de ne pas m’ennuyer, et je vis même plutôt bien d’avoir une vie sociale. Le simple fait que je sois occupée une bonne partie de ce week end est déjà suffisamment incroyable pour être souligné. C’était impensable il y a quelques mois encore.
On m’a par exemple invitée à un dîner sympatoche auquel je vais même essayer d’aller, moi la nana qui ya pas si longtemps aurait prétexté une Trilo (ou un concert des MM à la télé…) pour rester dans mon cocon, et encore, peut-on parler de prétexte quand de bonne foi on a un sens des priorités un peu à part ?
Les choses changent, les gens changent, je change, c’est sans doute très bien… même si c’est si radical que c’en devient effrayant.

En ce moment, je sors du boulot et j’appelle ma sœur pour manger une glace avant de rentrer. Ou pour aller se faire un resto et déconner un vendredi soir. Ou bien je lui propose du lèche-vitrines. Moi ! La quatrième dimension.
Bon, ce serait bien que je puisse maintenant me dégoter des gens autres que ma sœur à embringuer là-dedans (et ailleurs). Des gens de mon âge pour commencer. Des gens avec qui j’aie plus en commun que le sang…

Mais quand même : je n’ai même pas encore commencé mon nouveau boulot et j’ai presque l’air normale ! Imaginez ce que ce sera !

Il n’y a pas que mon agenda qui change. Il n’y a pas que le fait que j’aie envie de sortir qui soit apparu.
Ces dernières semaines je suis si à l’aise, que la gent masculine flaire bien que je suis dans de bonnes dispositions. Et moi-même je suis très attentive à la réceptivité de la gent masculine, d’ailleurs. Ok je les méprise, ok je ne crois plus en eux, mais les mecs ont quand même quelques petites choses intéressantes, quoi qu’on en dise… je pense à une, notamment.
Bref.
Donc étrangement (et sans avoir eu à changer grand’chose… moi qui pensais qu’un élargissement de décolleté serait peut-être nécessaire, bah même pas ; hop, sans les seins !), les mecs semblent eux aussi plus ouverts. C’est bien-sûr une vue de l’esprit, les mecs sont toujours ouverts à la bagatelle ; mais comme je ne suis plus constipée de problèmes financiers et professionnels, je suis (re)devenue souriante à temps quasi-complet et du coup, ils sont ouverts vis-à-vis de moi… là est la nuance.
Et comble du comble, je me demande même si je ne vais pas en entreprendre un ou deux (je confirme ce que je disais sur mon blog de boulot : Monsieur D a bien les yeux verts, miam). Moi ? Entreprendre un mec ! On aura vraiment tout vu. D’ordinaire je me contente d’être drôle et compliquée, et ça vient tout seul, sans effort. Là j’en suis même à repérer des endroits où inviter Monsieur D à prendre un verre, ou à me demander si je dois passer dans son bureau pour l’inviter ou si je dois l’appeler d’abord… C’est de la science-fiction.
(Je veux juste contrôler au préalable s’il a un anneau au doigt, et étrangement c’est très compliqué à faire quand on ne bosse pas dans le même bâtiment !).

Le danger, c’est de perdre de vue que ce n’est pas parce que ma situation professionnelle se stabilise, que je suis sauvée des eaux. J’ai encore des tas de choses à régler. Je ne suis pas tirée d’affaire. J’ai encore beaucoup à faire pour moi-même avant de me considérer guérie. J’ai passé une somme importante d’années de ma vie en dépression, avec quelques moments de grâce mais pas mal d’abysses, et il ne faut surtout pas que je m’imagine que tout est résolu parce qu’en ce moment il fait beau dans ma vie. Je ne suis pas T, je sais qu’il ne suffit pas que tout ait l’air normal pour que ça le soit.
Comme je le dis depuis des années, on est dépressif comme on est alcoolique : à vie. C’est pas parce qu’on a arrêté qu’on ne peut plus rechuter ! A tout moment je peux me la jouer Billie Frank et boire à nouveau au goulot. Je suis et reste convaincue que le ciel dégagé du moment n’est qu’une éclaircie temporaire, et qu’il y aura des opportunités futures de me marteler le crâne à coup de pioche comme c’est arrivé si souvent ces dernières années.
Alors, comme tout alcoolique en phase de rémission, je me dis que ce ne serait pas raisonnable d’entreprendre qui que ce soit actuellement. Voir à pas oublier que je suis encore en phase de transition ! Ainsi que je le disais, d’ailleurs, il y a quelques posts à peine.
Mais bon, ya certains yeux verts qui donnent quand même envie de se libérer !

Je parlais de portes ouvertes un peu plus tôt… je suis sur le pallier et pour la première fois depuis un bout de temps, j’ai le choix. Faut-il entrer maintenant ? Et si oui, quelle porte choisir ?
Envisager de freiner un peu sur les changements ? Ou bien y aller carrément ?

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