Combat glacial du Bien contre le Mal

31 août 2009 à 23:29

Le thème du Bien contre le Mal, mais le Bien n’est pas si Bien et le Mal c’est pas si Mal, c’est vieux comme le monde.

Alors imaginez à présent vous retrouver devant une série au thème si galvaudé, en sachant que les deux rôles principaux sont interprétés par des chanteurs issus de boysbands, et vous avez un aperçu relativement fidèle de mon appréhension à regarder Orthros no Inu. Et au final, c’est pas que j’en aie pensé du bien, ni du mal, c’est que je me suis ennuyée de bout en bout.
Mais avant d’aller plus loin, je sens que d’aucuns parmi vous ont des lacunes en mythologie, alors reprenons.

Orthros est en effet un chien mythologique (reproduit avec les moyens du bord ci-dessus, ça m’évite d’aller copier des images sur Google) avec deux têtes, et qui s’est fait mettre sa race par Hercule. Du coup, sous-entendre que le personnage mauvais qui peut faire le Bien, et le personnage gentil qui peut faire le Mal, sont les deux visages d’une même bête, semble prometteur, c’est une variation un peu plus originale que d’essayer bêtement de mettre le Bien et le Mal face à face.

Mais pour en arriver là, il faut se raconter l’histoire dans sa tête au lieu d’essayer de regarder le pilote, parce que tout y est épouvantablement poussif, et que ce thème n’est pas installé ni exploité.

A commencer par ces imbroglios policiers qui n’intéressent personne et pourtant prennent un temps fou. J’adore l’actrice qui joue la fliquette, je lui trouvais un charme fou dans Last Friends, mais son rôle de gourdasse placée entre deux personnages soi-disant charismatiques (et dans ce contexte, l’adjectif charismatique se traduit par des cheveux devant les yeux et un regard torve) qui comprend tout avec 10mn de retard a de quoi rendre fou. Une ado est morte, une autre est dans le coma (et si les dorama sont un tant soit peu représentatifs de la vie au Japon, je pense pouvoir dire que tous les Japonais tombent dans le coma à un moment ou un autre de leur vie, une vraie épidémie), et on n’en a, pardonnez mon langage, strictement rien à branler. On n’est pas venus pour ça mais parce qu’il y a potentiellement une histoire fantastique (au sens de « avec du surnaturel », pas qualitativement parlant), et on aimerait bien qu’à un moment il se passe des trucs.
Sans compter avec le lourd sous-entendu sur les capacités de l’un des bonshommes à guérir les malades, et ça alors la fille de l’enquêtrice est malade, c’est fou les coïncidences dans la vie, on aurait fait exprès qu’on n’aurait pas pu.

Seule la confrontation entre les deux hommes à la fin de l’épisode prend un semblant de saveur, j’ai bien dit un semblant. On peut avoir quelque espoir de développement des personnages (celui qui peut tuer mais a une conscience pourrait laisser tomber sa conscience) mais à voir l’interprétation, ça n’est pas plus excitant que ça.

J’ai eu un peu l’impression de regarder une sorte de Supernatural japonais, avec deux beaux gosses pour rameuter les minettes, deux-trois trucs un peu fantastiques histoire de dire (j’ai remarqué que dés qu’on brandit la carte du fantastique, c’est plus facile de se faire pardonner les autres lacunes de la série), et puis on va dire que ça suffit.
Et parce qu’il y a une justice dans la vie, même en matière de business, la série Orthros no Inu a commencé fin juillet et depuis lors, ses audiences sont en baisse constante. Et ça, ya pas de doute, c’est Bien.

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1 commentaire

  1. Nakayomi dit :

    C’est dommage, ça aurait pu être un peu plus intéressant si ça avait eu un côté plus fantastique (parce que ça n’a pas l’air d’être la fête)… Et pis, je me méfie des bogosses japonais (à mon avis, ça vaut pas un Jensen Ackles ! )

    « Le regard torve »… Tu as fait une faute, c’est « Torv »… (Non, tu parlais pas du regard façon Ana Torv ? Au temps pour moi…)

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