God save the Queensland : la télévision australienne pour les nuls

8 août 2010 à 9:08

L’une des premières fictions australiennes à remporter du succès à l’étranger était Skippy, les aventures d’un kangourou : ça ne s’invente tout simplement pas. Mais pour dépasser le cliché et explorer la fiction anglophone certainement la plus sous-estimée de la planète, rien ne vaut une exploration poussée de l’histoire télévisuelle du pays. Et vous allez voir que cette histoire remonte très, très loin…

La télévision australienne pour les nuls

– Télé à tout prix

Si dans certains pays, on a mis du temps à venir à la télévision, en Australie les choses commencent en revanche très tôt ! Après de premiers tests à Melbourne en 1929, c’est finalement à Brisbane que va se faire la première transmission régulière : au terme de 18 mois d’essais divers, deux hommes lancent une chaîne expérimentale reçue par 18 récepteurs. Les programmes incluent alors essentiellement des émissions d’information, des films muets… et pas mal de panneaux immobiles. Mais à mesure que d’autres villes s’y mettent, le gouvernement australien réalise qu’il devient urgent de décider du sort de la télévision dans le pays. La question est alors de savoir : sur quel modèle ? Tandis qu’aux États-Unis, les chaînes sont privées et subventionnées par la publicité, en Grande-Bretagne, la BBC est publique et repose sur la redevance et des subventions gouvernementales. Lorsqu’elle se décide enfin, en 1948, l’Australie opte pour cette possibilité. Et pour pour bien s’assurer que la télévision restera le pré carré du gouvernement, la loi prévoit d’interdire de façon stricte la création de toute chaîne privée. Déçus, les Australiens ? Pas vraiment, car la loi n’aura pas le temps d’entrer en application avant que les élections ne changent le gouvernement, remplacé par une coalition plus libérale ; les chaînes commerciales sont alors autorisées… dans une certaine mesure.

Car au début des années 50, l’Australie est en crise ; la télévision, un média encore jeune et donc relativement peu lucratif, n’attire pas vraiment les investisseurs. Du coup, les licences pour des chaînes privées sont uniquement accordées aux groupes de presse (qui ne subissent pas la récession), en espérant qu’ils viennent d’eux-mêmes au lancement de chaînes commerciales, de la même façon que ça s’était fait pour la radio ; une idée qui en vaut une autre mais qui ne donnera pas vraiment les résultats attendus. Et pendant ce temps, toujours pas l’ombre d’une vraie chaîne publique non plus ! Il faudra attendre 1953 pour que, sous la pression d’un lobby pro-chaînes commerciales, le gouvernement change la loi de 1948 pour autoriser librement la création de chaînes privées, et définir également la création d’un canal public. Grâce entre autres à ce changement, la radio publique ABC lance une chaîne de télévision en 1956, et des chaînes privées voient le jour à Sydney (TCN-9 et ABN-2) et à Melbourne (GTV-9, HSV-7 et ABV-2), juste à temps pour les Jeux Olympiques de Melbourne, en novembre de la même année.

Il n'existe aucune image  de la toute première émission australienne
Il n’existe aucune image de la toute première émission australienne

– Exister, mais comment ?

Pour des raisons techniques, la majorité des programmes ont lieu en live, puisque l’enregistrement d’émissions donne lieu à des manipulations extrêmement compliquées : le film vidéo n’a pas encore atteint le pays. Il n’y a même pas d’archives de la toute première émission télévisée en 1956 (pour le geste, une reconstitution sera filmée et laborieusement enregistrée l’année suivante avec le même présentateur, mais l’excitation n’est évidemment pas la même !). Assez peu capable d’innover, la télévision australienne va pendant longtemps copier ses formats et ses idées sur les programmes radiophoniques, et comme il n’existe pas de quotas de production locale, quasiment toutes les fictions viennent des États-Unis (et, dans une moindre mesure, de Grande-Bretagne). ABC est la première chaîne à s’aventurer dans la production de fictions, avant même que la télévision ne soit lancée : la première série australienne, The Adventures of Long John Silver, sera commandée par ABC en 1954, et filmée en couleurs aux seules fins d’être revendue à des télévisions britannique et américaine, histoire de faire rentrer les devises dans ce projet onéreux. Mis à part cette série, jusqu’au début des années 60, rien moins que 80% de ce que regarde l’Australie en général est américain… et ça grimpe jusqu’à 97% pour les séries ! Et comme ça plaît, pourquoi changer ?

Eh bien justement, ça change parce qu’un comité de Sénateurs commence à trouver ça un peu irritant. En 1963, ils publient un rapport dont les conclusions sont qu’il faut imposer des quotas de production nationale aux télévisions, mais le gouvernement ne met pas ces préconisations en place. Il faut dire que la télévision a complètement supplanté la radio dans le cœur des Australiens, réduisant ce média quasiment au silence, alors que les professionnels de radio se reconvertissant dans la télé n’ont pas les compétences techniques de rivaliser avec les productions américaines. Et même quand ils essayent de faire quelque chose, les professionnels australiens n’ont pas de budget ou si peu, et, contrairement à la fiction étasunienne, impossible de s’appuyer sur Hollywood ou un équivalent pour le cinéma. Du coup, monter un projet de fiction coûte 10 fois plus coûteux que d’acheter une série américaine ! Tout ça pour qui ? Pour 5% de la population à Melbourne, et moins de 1% à Sydney… les postes de télévision étant encore trop chers (jusqu’à 10 mois de salaire) pour la population. Alors plutôt que de se mettre la rate au court-bouillon, les chaînes, y compris ABC, se contentent de quelques heures de programmes par jour, juste le minimum, et toujours avec assez peu de fiction.

Le gouvernement s’inquiète aussi des problèmes de monopole. La télévision, généralement implantée de façon locale, n’est pas assez concurrentielle à son goût. On commence donc à favoriser la création de chaînes dans certaines régions trop peu pourvues. C’est comme ça que le National Television Network et le Australian Television Network voient le jour en 1962, de façon à regrouper sous un même network des chaînes peinant à survivre et à produire du contenu ; pendant ce temps, ABC étend sa diffusion sur plusieurs villes. A la fin de la décennie, un troisième network verra le jour, appelé 0-10 Network, regroupant, autour des chaînes Channel 0 (qui prend vite le parti de s’adresser aux adolescents) et Channel 10, plein de petites chaînes indépendantes. C’est, en essence, ce que sera la télévision dans les années suivantes : une chaîne publique, et trois networks, dont l’arrivée sur le marché est rapidement simplifiée par le premier réseau câblé en 1963, ralliant Sydney à Melbourne.

– Course au développement

Alors qu’on atteint un stade où 70% des foyers de ces deux villes sont équipés d’une télévision, les années 60 sont aussi l’occasion pour l’Australie de s’inscrire dans le paysage télévisuel mondial, au lieu de simplement le consommer. Une première transmission satellite entre l’Australie et la Grande-Bretagne se fait par exemple en 1966, et l’année suivante, avec les États-Unis et le Canada. La Coupe Davis est retransmise dans d’autres pays anglophones, préparant l’Australie à participer à l’évènement « Our World », une transmission satellite impliquant 19 pays du monde en 1967. La chaîne GTV-9 pulvérise deux ans plus tard les records d’audience, en retransmettant l’arrivée de la mission Apollo sur la lune. Prochaine étape : le passage à la couleur ; des premiers tests sont effectués à la fin des années 60, mais il faudra attendre 1975 pour que la télévision opère un passage à la couleur généralisé.

Et puis, alors que de multiples chaînes locales continuent de se créer, mais que le panorama national n’a pas vraiment bougé, qui voilà ? Une deuxième chaîne publique, SBS, destinée aux Australiens pratiquant une autre langue que l’anglais à la maison, ce qui concerne quand même 20% de la population. Son apparition en 1980, dans la continuité de la radio du même nom, étoffe encore l’offre télévisuelle tant publique que commerciale. Et en plus, tous ses programmes étrangers sont en VOST ! Elle étend progressivement sa diffusion au-delà de Sydney et Melbourne, où elle a démarré, pour atteindre en 5 ans la plupart des grandes villes australiennes.

L’année suivante, c’est la première offre satellite qui apparait ; jusque là, le satellite servait à quelques évènements exceptionnels en provenance ou à destination de l’étranger ; cette fois, tout le monde y a accès, et c’est une avancée bienvenue dans un pays géographiquement difficile à câbler. En fait, c’est même une avancée qui va transformer le paysage audiovisuel : plutôt que de créer des stations partout, les chaînes n’ont plus besoin que de faire partie du bouquet satellite pour atteindre de nouveaux foyers. Une opportunité sans pareille d’atteindre des zones reculées du pays, jusque là dépourvues de télévision comme de radio.

Neighbours, bientôt le 6000e !
Neighbours, bientôt le 6000e !

– Et, enfin, la fiction fut

La télévision australienne, déchargée de la pression due à sa progression géographique, va alors connaître un boom énorme. A la fin des années 80 et pendant les années 90, la fiction, notamment, va largement dépasser ses premières décennies d’hésitation pour se développer à toute vitesse. L’un des soaps les plus marquants du pays, Neighbours, verra ainsi le jour en 1985. De nombreuses séries des 90 parviendront aisément à s’exporter, notamment Halifax, Stingers ou All Saints.
Très vite, trois genres de prédilection se détachent : les séries policières, les séries médicales, et les séries comiques ; d’ailleurs c’est aussi la période pendant laquelle de nombreux émissions humoristiques verront le jour. Les séries policières seront diffusées dans de nombreux pays ; en France, c’est bien souvent ce genre qui a fait connaître bon nombre de séries australiennes, comme Brigade des mers. Étrangement, le phénomène Hartley coeurs à vif, en dépit de son immense succès auprès du public adolescent, ne crée pourtant pas de déferlante australienne sur nos écrans…

Les années 90 voient l’offre s’étendre et se multiplier. Vers la moitié de la décennie, la télévision payante se développe, la première étant Galaxy Television en 1993, bientôt suivie par Foxtel (qui absorbera Galaxy quelques années plus tard), Optus et AUSTAR. Non que la télévision payante remporte un franc succès, il y a au contraire assez peu d’abonnés, c’est juste un secteur en plein développement sur lequel de nombreuses compagnies s’aventurent. Mais devant la profusion de chaînes, qui commence à prendre des proportions monstrueuses, le gouvernement décide d’organiser un peu le joyeux bordel qui règne sur certaines parties du territoire. Parfois, des situations de monopole se sont installées, quand d’autres régions croulent sous les chaînes de télévision. Pour cela, l’État met en place un système dit d’agrégation : le pays est découpé en zones, et à chaque zone correspondent trois licences privées, qui doivent toutes être exploitées ; pas plus, pas moins. A charge pour les chaînes de se réunir sous la bannière d’un network ou pas. Chaque network finit par avoir une chaîne pour diffuser ses programmes, ce n’est juste pas la même d’une région à l’autre ! Pas sûr que ce soit tellement plus clair en coulisses, mais au moins pour le spectateur, il y a 3 offres privées principales, c’est clair net et précis.

Pendant la dernière décennie, de nombreuses séries australiennes ont été adaptées à l’étranger, parmi lesquelles on compte par exemple Kath & Kim, mais aussi des formats plus éloignés de la fiction, comme les jeux ou les émissions satiriques. La télévision payante a également beaucoup développé son offre de fictions, raflant de plus en plus de récompenses, comme c’est le cas pour Love My Way. En France, ce sont de plus en plus souvent des séries pour la jeunesse qui proviennent de l’Australie, comme Guenièvre Jones ou H2O. Mais la fiction australienne reste globalement plus coûteuse à produire que son homologue américaine, à l’image de la série Underbelly. Les chaînes publiques ABC et SBS restent deux investisseurs fiables dans la fiction australienne, quand c’est plus fluctuant du côté des networks ou du satellite.

Un changement tardif s’est effectué dans le panorama australien, et c’est à se demander comment ça a pu être si long : le gouvernement a lancé en 2007 une chaîne publique à destination de la population aborigène, NITV. Le reste de l’offre est relativement stable, car ces dernières années, le défi s’est plutôt tourné du côté du numérique ; tout ce petit monde fait la transition progressivement, par zone géographique. C’est la région de Mildura qui a donné le coup d’envoi en juin dernier, et la transition s’achèvera par les plus grandes villes du pays (Sydney, Melbourne, Adelaide…) en décembre 2013.

Saurez-vous deviner à quel  network ces bureaux appartiennent ?
Saurez-vous deviner à quel network ces bureaux appartiennent ?

– Inventaire à la Prévert de chaînes australiennes

J’espère que vous êtes assis, parce que le choc va être rude : il existe en Australie 146 chaînes, sans même compter l’offre du satellite. Alors inutile de vous dire qu’on ne va pas se lancer dans une liste exhaustive aujourd’hui ! Non, essayons de nous borner à une vue d’ensemble des chaînes les plus importantes, à commencer par les chaînes publiques :
ABC1, ABC2 et ABC3 : déclinaisons de la même chaîne publique originale, elles ont été lancées respectivement en 1956, 2005 et 2009. Si ABC2 est une déclinaison de la chaîne d’origine, ajoutant à des rediffusions quelques programmes qui lui sont propres, en revanche ABC3 est essentiellement une chaîne pour enfants.
SBS One et SBS Two : les deux chaînes à destination du public dont la langue principale n’est pas l’anglais. La première, qui a vu le jour en octobre 1980, ne propose ses fictions étrangères qu’en VOST et n’a pour ainsi dire quasiment aucune commande en Australie. La seconde, plus récente (2009), propose des programmes d’information, de culture et d’éducation dans plusieurs langues.
NITV : la chaîne nationale indigène, selon ses propres mots, prend le relai en 2007 d’une chaîne jusque là cantonnée au bouquet satellite Optus. Ses programmes reposent essentiellement sur l’information, et sont proposés par des journalistes en majorité d’origine aborigène.

Le système d’agrégation propre à l’Australie fait que de toutes façons, les chaînes commerciales existent à l’échelle locale, mais se sont regroupées dans de grands groupes régionaux qui sont ensuite affiliés à un network national. C’est un peu compliqué, mais il n’y aura pas d’interrogation écrite. Ces trois networks sont :
Seven Network : lancé en 1956, lui a fallu 50 ans pour s’octroyer la place de premier de la classe, mais depuis, Seven a les meilleures audiences chaque année, en dépit du fait que ce n’est que le 2e network le plus étendu du pays.
Nine Network : champion de l’accessibilité, Nine n’est pourtant plus le network le plus regardé d’Australie depuis 2006, quand Seven lui a ravi la place. Depuis, le network passe son temps à modifier et adapter sa grille pour rester compétitif.
Network Ten : héritier de 0-10 Network, dernier-né des networks australiens. Ten est en général bon dernier des trois sur les audiences.

Parmi les très nombreuses chaînes du câble, mentionnons rapidement la ribambelle de filiales de Showtime (dont 4 dédiées au cinéma), la plus importante en matière de séries étant Showcase, mais aussi W, FOX8 et Arena (une filiale de l’américaine Bravo). Inutile de dire qu’il y en a bien d’autres, mais qu’elles concernent souvent beaucoup moins les amateurs de fiction télévisée.

The Adventures of Long John Silver, là  où tout commence
The Adventures of Long John Silver, là où tout commence

– Chronologie de séries marquantes

Des séries australiennes, ce n’est pas ça qui manque. Sauf que, bizarrement, on n’en parle jamais, ou si peu. Voici donc une petite liste de séries qui ont marqué la télévision australienne… et parfois au-delà.

1950s :
The Adventures of Long John Silver (ABC) : tournée en 1954 en couleurs, alors que l’Australie n’aura pas la télévision avant 4 ans et en noir et blanc ! Long John Silver, personnage issu de L’île au trésor, y est interprété par Robert Newton qui joue également ce rôle dans un film de Disney.
Autumn Affair (Seven Network) : tout premier soap australien, la série débarque dés 1958 et chronique essentiellement un triangle amoureux. Elle se conclut 156 épisodes plus tard.
1960s :
Homicide (Seven Network) : diffusée pendant 13 ans, entre 1964 et 1977, Homicide est la plus longue série policière du pays, et compte rien moins que 510 épisodes ! Elle sera l’inspiration de nombreuses autres séries policières par la suite, comme Division 4.
Skippy le Kangourou (Nine Network) : certainement l’une des séries australiennes les plus connues dans le reste du monde, les aventures de Skippy, une femelle kangourou, apparaissent en 1968 et s’accompagnent d’un thème musical inoubliable.
1970s :
Number 96 et The Box (0-10 Network) : apparaissant respectivement en 1972 et 1974, ces deux soaps brisent les conventions en la matière. Leurs intrigues sont souvent audacieuses voire carrément provocatrices, et la nudité et le sexe deviennent leur marque de fabrique. Elles permettent néanmoins à ce network de se faire une place dans le panorama télévisuel.
The Young Doctors (Nine Network) : diffusé de 1976 à 1983, ce soap de 1396 épisodes prend pour contexte un hôpital, mais ne s’intéresse en réalité qu’aux affaires amoureuses de son personnel.
Against the Wind (Seven Network) : la première mini-série de l’histoire de la télévision australienne date de 1978. Elle revient sur la vie en Australie lorsque le pays était encore une colonie pénitentiaire.
1980s :
Neighbours (Seven Network puis Nine Network) : lancé en 1985 sur Seven, qui l’annule au bout de 4 mois, le soap est immédiatement racheté par Nine en 1986, qui flaire le bon coup. En effet, la série devient l’une des préférées du pays, et dépassera dans quelques jours les 6000 épisodes.
Summer Bay (Seven Network) : face au succès de Neighbours, rachetée par la concurrence, Seven Network s’empresse de lancer un autre soap en 1987, et prend bien garde cette fois à ne pas l’annuler trop tôt. Là aussi, la série est toujours diffusée à ce jour.
1990s :
Blue Heelers (Seven Network) : héritière de série comme Homicide (elle compte d’ailleurs le même nombre d’épisodes), Blue Heelers s’imposera comme une série policière incontournable de la décennie.
Hartley coeurs à vif (Ten Network) : faisant suite à un film, cette série pour adolescents voit le jour en 1994, pour un total de 7 saisons. Elle sera diffusée dans plus d’une vingtaine de pays.
Brigade des mers (Nine Network) : située dans à Sydney puis Melbourne, la série se préoccupe à la fois de suivre des affaires criminelles et d’accompagner la vie privée de ses personnages. Elle durera de 1996 à 2001.
Stingers (Nine Network) : débarquant en 1998 dans un contexte favorable aux séries policières, Stingers deviendra l’une des séries policières les plus populaires de son temps, et sera de nombreuses fois primées jusqu’à son annulation en 2004.
2000s :
Le Ranch des McLeod (Nine Network) : lancée en 2001, cette série dramatique sur la vie de deux sœurs que 20 années ont séparées a duré jusqu’en janvier 2009.
Love My Way (FOX8, puis W et enfin Showcase) : saluée par la critique dés son lancement en 2004, la série part de la vie d’une famille recomposée pour trois saisons d’exploration dramatique de la vie de trentenaires.
Underbelly (Nine Network) : cette mini-série diffusée en 2008 connaît un tel succès que deux autre mini-séries ont déjà été diffusées en tant que spin-off, en dépit du sujet et de la forme parfois controversées. Trois téléfilms viendront conclure cette trilogie, dont le premier a commencé à être tourné en juin dernier. Une adaptation américaine vient également d’être annoncée.

Côté perspectives d’avenir ? Tout va bien, merci de vous inquiéter. Par exemple, l’équipe de Love My Way lancera ce mois-ci Spirited sur W, une romance entre une femme divorcée et un fantôme. Le romantisme n’est donc pas mort… et la télévision australienne en est loin aussi.

Article également publié sur SeriesLive.com.

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