Objection

15 août 2010 à 9:17

De vous à moi… ça reste entre nous, hein…? Je ne suis pas absolument satisfaite de mon dernier article en date sur SeriesLive. La raison ? C’est extrêmement frustrant pour moi d’avoir si peu accès à des séries et d’en parler tout de même. J’ai vu quelques petits bouts sur le Mal, c’est sûr, mais ça ne compense pas. Heureusement, j’ai Epitafios sur le feu pour compenser, normalement c’est mon programme de l’après-midi même, mais je suis bien obligée de reconnaître que ma connaissance de la telenovela est extrêmement limitée.

Premier tango à Paris : la télévision argentine pour les nuls

Et c’est d’autant plus rageant que j’ai apparemment eu la bonne idée de naître dans un des rares pays où la telenovela ne prend pas. Si-si, j’ai bien remarqué qu’il en passait quelques unes ici et là (jamais quand je peux les voir, hélas, et je n’ai plus de matériel pour enregistrer depuis bien longtemps), mais d’une part elles ne sont pas argentines pour autant, et surtout elles reste nichées sur des chaînes qui font que franchement, c’est n’importe quoi.

Pourquoi la France passe-t-elle à côté de la déferlante des telenovelas ? C’est une excellente question à laquelle je ne vois pas de réponse, là, tout de suite. Les Français consomment pourtant des soaps américains sans sourciller depuis des années, mais une malheureuse saga de 150 épisodes grand max, ça, non.
Qu’est-ce qui dans notre culture nous fait systématiquement louper ce qui se passe dans la culture des autres ? Je serais bien curieuse de le savoir. On est encore une fois en train de passer à côté de quelque chose qui n’est pas forcément extraordinaire, mais qui plait à, d’après les chiffres que j’ai trouvé, 2 milliards d’individus dans le monde (telenovelas de toutes nationalités confondues), et qui en cela, a donc bien un sens. Lequel nous reste obstinément invisible.

Quand on me parlait de favoriser notre « exception culturelle », j’avais pas compris qu’on ferait exception de la culture des autres, moi.

Deux choses frappent sur la télévision argentine : d’une part, les liens qu’elle tisse tout au long de ses décennies d’existence avec le pouvoir. Il y a une sorte de relation amour/haine entre ces deux entités, qui finalement préfigure bien des romances de telenovela : je t’aime, je te quitte, je te re-aime, je te re-quitte. Des pays où la politique a des liens étroits avec la télévision, il y en a plein, mais une telle saga m’était pour l’instant inédite.

Et puis surtout, ce qui me touche, c’est la façon dont la télévision argentine a démarré. Au lieu d’être le projet d’un gouvernement, l’ambition d’une main-mise sur l’information ou la quête d’un médias moderne capable de fédérer la population autour d’une culture commune… en Argentine, la télévision est à l’origine le fait d’un seul homme. Je confesse avoir versé une larme en apprenant que Jaime Yankelevich, non seulement avait lancé son projet de télévision suite à la mort de son fils, mais était décédé un an après avoir atteint son but, avec, anecdote lacrymale s’il en est, un des premiers postes de télévision du pays dans sa chambre d’hôpital. Et on s’étonne que les telenovelas soient fondées sur l’émotion !

Ma découverte de la semaine, c’est la canaille Alma Pirata, une série sympathique, probablement à destination des jeunes adultes (elle a gagné une récompense « jeunesse », mais bon, c’est pas du Disney) (quoique maintenant, les séries Disney, ça veut plus rien dire) (suffit de voir Miley « Herpes » Cyrus), c’était plutôt marrant mais presque totalement dénué de dialogue ! Du coup c’est facile à comprendre, certes. En tous cas dans la collection divertissement, ça se posait là, même si pour la profondeur des intrigues, il me faudra probablement attendre Epitafios cet aprem…

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4 commentaires

  1. jeffie dit :

    C’est vrai que des télénovelas argentines j’en ai jamais vu donc je peux pas dire mais si tu as IDF1, alors là tu peux avoir des telenovelas françaises (Baie des flamboyants), mexicaines (Marina), brésiliennes (Au coeur du péché « Da Cor Do Pecado », Le roman de la vie « Paginas da Vida » et Secrets de famille « Laços de Familia ») et colombiennes (Entre justice et vengeance « Pura Sangre »). En plus ça passe à pratiquement toute heure de la journée, donc de temps en temps quand j’ai envie de voir une novela, je m’installe devant et ça fait du bien !

  2. Nakayomi dit :

    Sinon, faut aller voir aussi du côté de France O (accessible nouvellement depuis la TNT)qui en propose quelques-unes -dont je ne suis pas très sûr de la nationalité en fait-. On y retrouve aussi la Baie des Flamboyants qui a fait un flop sur France 3.

    Quant à savoir le pourquoi du comment… Peut-être parce que ça n’a pas été proposé aux bons moments, sur les bonnes chaînes (M6 a bien réussi à imposer quelques soaps allemands je crois… Mais les fans des Feux de l’Amour sont pas prêts à céder leur case je pense !!).

    Donc oui, faut que je m’en aille lire ton article maintenant en fait.

  3. jeffie dit :

    C’est peut-être à cause du doublage, c’est rare de voir une novela correctement doublée donc à moins d’être pas très regardant concernant le doublage, rares sont les gens qui vont y regarder de plus près (dernier exemple en date : Entre justice et vengeance avec un doublage tellement raté que mêmes les sentiments des persos ne sont pas raccord avec leurs dialogues, la méchante parle avec une voix de petite fille endormie, c’est dire !)

  4. Nakayomi dit :

    C’est clair que pour ce que j’ai pu voir des telenovelas sur France O, côté doublage… Même moi j’peux rien dire pour les défendre quoi (et pourtant, dieu sait que je pourrais être de mauvaise foi sur le sujet, mais non ! )

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