On a stick

29 août 2010 à 9:36

Fin de l’été, et aussi fin des pays ensoleillés pour notre tour du monde téléphagique… Cette semaine, avec le Mexique, on fait également nos adieux à la telenovela, qu’on aura eu l’occasion d’explorer en long, en large, et en travers.

Sombres héros : la télévision mexicaine pour les nuls

C’est intéressant de voir comment la télévision mexicaine s’est formée autour autour d’une dynastie (de quoi vous faire regarder vos parents de travers pour n’avoir pas eu la bonne idée d’en faire autant…) qui a dominé l’industrie télévisée depuis sa création, et se transmet la présidence de la chaîne principale du pays depuis maintenant 4 générations.

A chaque pays, sa destinée unique. Il y a ceux qui vivent de la diversité, et ceux qui ont du mal à s’y mettre. Ceux dont l’histoire est pleine de tendresse, et ceux qui sont plutôt dans la gestion pure et dure. Ceux où l’État ne peut pas s’empêcher d’y mettre son nez, et ceux où le gouvernement s’en fout un peu, du moment qu’on ne vient pas le contester. Ceux qui ne jurent que par le public, et ceux qui se reposent sur les chaînes commerciales…

J’aurais aimé vous dire que cette semaine a été l’occasion de me remettre à Capadocia, mais hélas le temps a manqué (mes amis, je ne sais plus quoi faire, non seulement je n’ai pas le temps de vous parler de tout ce que je regarde, mais en plus je n’ai pas le temps de tout regarder, c’est vous dire à quel point vous n’avez pas idée de tout ce que j’ai pu cagouler ces derniers temps !). J’aurais aimé vous dire que je me suis envoyé des telenovelas pour me mettre au jus (pour ma défense, j’ai vu un épisode de Rubi et demi, lorsque ça a été diffusé sur M6). J’aurais aimé vous dire que j’ai eu le cran de regarder un ou plusieurs épisodes des deux anthologies fantastiques que j’ai fichées.
Hélas, non. La fiction mexicaine, comme la fiction argentine, souffre d’un énorme déficit en reconnaissance dans nos contrées.

Cependant, je ne perds pas tout-à-fait espoir, parce que je me dis que je n’ai simplement pas cherché au bon endroit. Réfléchissons un instant : géographiquement et démographiquement, il y a de fortes chances pour que les fictions mexicaines intéressent du monde aux États-Unis. Il doit donc y avoir un moyen de trouver des fichiers (et en meilleure qualité que pour Los Simuladores, où franchement la video était facilement téléchargeable, mais tellement moche que j’en avais les yeux qui pleuraient).

Rendez-vous un peu raté avec la fiction mexicaine en ce qui me concerne… mais la semaine prochaine, on change d’horizon, et tout de suite, ça va aller mieux.

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3 commentaires

  1. Lorna dit :

    J’adore la référence du titre de cet article de blog. Sacré Jeff Dunham ^^. Et ce cher José. On a stick.
    Bref, j’ai hâte de découvrir l’histoire de la télévision et de la fiction mexicaine parce que, encore une fois, je n’y connais vraiment rien.

    Merci pour tout le travail que tu fournis et qui ouvre à tous de nouveaux horizon.

  2. Eclair dit :

    Je pensais que le Mexique avait davantage de chaînes. En sais-tu un peu plus sur l’exportation des telenovelas (en chiffres) ? On parle tellement du phénomène, mais je ne l’ai jamais vu véritablement quantifié.

    En tous cas un grand bravo encore pour ta recherche, et ce superbe article. La communauté seriephile te doit beaucoup.

  3. ladyteruki dit :

    Il y a plus de chaînes, mais elles ne « comptent pas », en cela que les audiences et l’impact culturel sont moindres. Il faut en général plutôt compter sur les chaînes locales pour la concurrence, mais comme je le disais, si je commence à faire des listes de chaînes locales…

    Côté volume, pour situer, je peux te citer les chiffres par chaîne. Je n’ai rien de moins de 10 ans par contre, mais Televisa produisait en 2000 47000 heures de telenovela par an, pour 9700 du côté de TV Azteca. A raison de 30 minutes par épisode, je te laisse faire le calcul…

    Je pense qu’un jour je ferai un article sur les telenovelas en général, tous pays confondus. La vision d’ensemble aura probablement un certain interêt…

    Merci beaucoup pour vos réactions, en tous cas. Je sais que je me montre insistante, mais n’hésitez pas à aller réagir sur SeriesLive aussi. L’air de rien, c’est important…

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