En fait, c’était pas vraiment nécessaire

4 juillet 2011 à 21:47

N’allez pas croire que je suis de mauvaise humeur. Ni que je vous en veux personnellement. Mais je m’apprête à vous parler de Necessary Roughness, et ça va pas être joli.

On pourrait pourtant arguer que je suis en piètre position pour disserter sur Necessary Roughness, vu que je n’ai vu que les deux tiers de son pilote. J’ai envie de dire : JUSTEMENT ! C’est bien pour ça que je sais que j’ai du mal à en dire, parce que je n’ai pas tenu jusqu’à la fin. Même pour The Nine Lives of Chloe King, j’ai tenu (d’accord, le pilote était moins long, je vous accorde ça).

Mais Necessary Roughness est particulièrement lassant, parce qu’en somme, on y revoit ce qu’on a déjà vu 50 fois, et encore je suis gentille, avec la nana qui soudain a besoin d’argent, et qui va faire un truc un peu hors du commun (et même pas vendre de drogue pour ça, pffeuh !) pour subvenir à ses besoins, ici un divorce coûteux, ce qui est toujours plus louable que simplement vouloir maintenir un niveau de vie irréaliste comme dans Lights Out. Mais en fait, il n’y a pas d’enjeu : comme par hasard l’héroïne rencontre un mec super, comme par hasard il peut lui permettre de trouver un boulot, comme par hasard une fois qu’elle fait ce boulot elle ne pourra plus se le taper, etc…

Alors au lieu d’être contente que ça nous change des trucs abracadabrants à la Weeds ou Breaking Bad, je me suis copieusement emmerdée. Je crois que dans le fond, le problème, c’est qu’on a un peu fait le tour de ces changements à 180° et qui font que ça alors, maintenant elle va faire des trucs qu’elle faisait pas avant !
Pourquoi, on pouvait pas juste faire une série où c’est ce qu’elle fait, point barre ? On est obligés d’ajouter ces éléments artificiels ?

Et en parlant d’artificiel… la gueule de Callie Thorne, ça fait peur. Les coutures lâchent dans tous les sens. Je sais, on avait dit pas le physique (euh, quand on a dit ça déjà ?), mais là franchement… Alors après, tout le monde ne peut pas être Sarah Shahi et donner de l’intérêt à une série moyenne par sa seule lumineuse présence, et c’est pas une obligation. Mais sincèrement, on s’attache pas à ce tas d’os, on peut pas. On s’en fout, même, de sa vie, à la limite.

…Ce qui explique comment j’en suis arrivée à ne pas regarder le pilote de Necessary Roughness en entier, je suppose. Je me demande si Livia, qui d’ordinaire accroche mieux sur les séries USA Network que moi, a réussi à s’attacher à cette série ?

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2 commentaires

  1. Shoone dit :

    Je ne connais Callie Thorne que de ses passages dans Burn Notice et je dois avouer que pour ma part, j’avais assez apprécié l’actrice. C’est pour cela, qu’à la base, j’avais une certaine curiosité pour la série. Mais avec le casting de Mehcad Brooks et avec les trailers peu convaincants, je l’ai vite perdue.

    Et si je pouvais encore hésiter à tenter le coup, ton post vient me confirmer que ça n’en vaut pas la peine.

  2. Livia dit :

    J’ai un peu honte, mais j’avoue n’avoir même pas encore trouvé la motivation de lancer le pilote . La seule vue du pitch et de la bande-annonce m’a suffi. Et ce n’est pas ta critique qui va me donner envie de reconsidérer cette position (Si même toi, tu n’arrives pas au bout du pilote..)

    Le savoir-faire d’USA Network en terme de divertissement, c’est d’arriver à trouver le bon dosage entre une dynamique fondée sur les personnages et un concept qui permet de décliner de modiques intrigues basées sur un schéma narratif similaire : au bout du compte, ça donne un produit fun et rafraichissant. Là, la recette a à mon avis dérapé au stade de la conception.

    Suits a beau copier-coller à la sauce legal drama White Collar, ça ne donne pas quelque chose d’original, mais il y a une dynamique d’ensemble qui fonctionne.

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