The token comedy

15 novembre 2011 à 23:07

Il y a des comédies qui sont drôles, et qu’on regarde avec plaisir. Il y a celles qui ne sont pas drôles, mais alors pas du tout, si bien que passé le pilote on n’y revient jamais. Et il y a les autres comédies.
Celles qu’on ne trouve pas drôles, mais dont on n’irait pas jusqu’à dire qu’elles sont mauvaises. D’après mon expérience, on en regarde une par saison, parfois deux ; plus si vraiment on aime bien se faire lobotomiser en se réfugiant derrière l’excuse qu’on a eu une dure journée. Ah oui, la journée de la gentillesse c’était dimanche, les hostilités ont repris depuis !

L’an dernier, ma comédie « je ris pas mais c’est pas comme si ça me dérangeait », c’était Mike & Molly. Mais après avoir passé la saison à me demander pourquoi je cagoulais l’épisode chaque semaine, trouvant en général une réponse dans deux répliques de Katy Mixon, j’ai pris la résolution de ne plus me trépaner volontairement devant cette série qui même sur le plan de la tendresse, avait de sérieuse lacunes. De grosses lacunes, dirais-je si j’étais mauvaise langue. Bon vous avez raison, c’est pas la peine de cacher ma nature profonde, oui, c’étaient de GROSSES lacunes.
Cette année, cette série, c’est 2 Broke Girls.


Je regarde chaque nouvel épisode en me demandant ce que je fais là. Les blagues sont outrancièrement pas drôles. Kat Dennings en fait des tonnes (ça fait deux-trois semaines que pendant l’épisode, je me mets à fantasmer sur une façon que pourrait trouver le scenario pour la plonger dans un coma profond et nous faire des vacances). Beth Behrs est effrayante (c’est FORCEMENT une perruque !). Les scénarios donnent bonne réputation aux fanfictions écrites par les gamines de 12 ans. Les seconds rôles donnent réellement envie qu’on leur file un couteau pour se faire harakiri. Et pas de Katy Mixon en vue.
Mais que voulez-vous, en début de semaine il y a tellement de dramas qu’un peu d’humour, ça fait un bien fou après un Homeland.

Ce n’est pas drôle. Mais c’est un peu moins pas drôle que d’autres séries que je supporterais encore moins en début de semaine.
Plus tard, les choses s’arrangeront avec Raising Hope ou Suburgatory. Mais le lundi, c’est le jour où je ne rigole pas. Et il faudra bien s’y faire puisque mes débuts de semaine vont bientôt être dépourvus de Death Valley ou de Threesome pour réellement s’amuser (incidémment, ces deux séries ont connu cette semaines un certain relâchement, certes relatif, mais tant mieux, le season finale de ces deux séries n’en sera que meilleur).
Chaque semaine je me dis que je vais arrêter. Et chaque semaine je cagoule l’épisode en me disant que j’ai trop besoin de me marrer, même devant quelque chose de pas drôle.

Mais bon, ce n’est pas grave d’avoir une série comme ça dans mon menu. Quand il y en a une, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

5 commentaires

  1. LL dit :

    C’est plus ou moins tout à fait ce que je ressens. Je ne ris pas, je m’ennuie même des fois mais je reste devant. J’ai pensé que c’était pour cette histoire de cupcakes, mais vu son peu d’importance…

    Ça doit me détendre d’une manière ou d’une autre, mais pas très évident de mettre le doigt dessus…

  2. whisperintherain dit :

    Au rythme où avance la cagnotte…

    Juste quelques lignes pour te dire que je commence aussi de plus en plus à me demander pourquoi je continue à regarder cette série. Certes, la série se laisse regarder, mais c’est vrai que c’est quand même franchement pas fameux. Le duo princesse déchue et enfant de la rue fonctionne plutôt pas mal, mais je trouve un peu facile que chacune de leurs divergences d’opinion serve d’excuse à un match verbal qui se termine systématiquement en dessous de la ceinture. Sans être puritain, il faut quand même reconnaître que la majorité des répliques censées être drôles est d’une incroyable vulgarité.

    Sinon, voir les personnages centraux d’une comédie se retrouver dans une situation peu courante à défaut d’être cocasse à chaque épisode, je veux bien, mais l’épisode de lundi dernier (pas encore vu celui d’hier, je regarde toutes mes comédies le week-end) atteignait quand même des sommets dans l’improbabilité. La série manque en fait cruellement de retenue, il faut toujours que ça parte dans l’excès, presque au point de basculer dans la science-fiction et finalement ça en devient vraiment lourd.

    Les personnages secondaires, je n’ai même pas envie de m’attarder sur leur cas, le patron à la rigueur m’a amusé un temps mais le catalogue des stéréotypes sur les asiatiques, ça commence à bien faire. La palme de l’insupportable revient à l’immonde cuisinier ukrainien libidineux. Mettre un personnage pareil à l’écran à notre époque, ça me consterne.

    Le coup du cheval, à la rigueur c’était marrant le temps de deux épisodes, mais je comprends pas qu’elles ne le vendent pas pour faire monter leur fameuse cagnotte, point qui m’exaspère le plus finalement dans toute cette sombre affaire.

    Car oui, nous le savons depuis le tout début de la saison, Caroline et Max ont besoin de réunir la modique somme de 250 000 dollars pour monter leur affaire. En soi, l’idée de nous montrer la progression de la cagnotte à la fin de chaque épisode ne me déplaisait pas, et je trouvais que c’était un moyen relativement astucieux de contraindre la chaîne à diffuser les épisodes dans leur ordre de production.

    Le problème ? Cette fameuse cagnotte, qui devait servir de fil rouge à la série, est le cadet des soucis des deux héroïnes. Au lieu de mettre soigneusement chaque penny durement gagné de côté, elles s’éparpillent en allant s’empiffrer au restaurant japonais ou suivre une formation qu’elles finissent par trouver aussi nulle que superflue… Résultat : au tiers de la saison, la cagnotte n’excède pas les 700 dollars ! Alors, je veux bien être patient, et je veux bien croire que ce soit pas évident de mettre quelques picaillons de côté quand tu vivotes dans un quartier louche d’une des villes les plus chères des États-Unis, mais pour le coup, si on continue à nous pondre des épisodes au cours desquels la cagnotte diminue, elles seront bonnes pour la maison de retraite avant d’arriver aux 250 000! Et je suis loin d’être convaincu qu’elles conserveront leur public jusque là…

    Ah, et pour le coup de la perruque, pas bête ! Je n’y avais pas pensé, mais c’est vrai qu’ils sont louches, les cheveux toujours impeccables de Caroline…

  3. ladyteruki dit :

    Ha ha ! whisper, conseil d’amie, si l’histoire de la cagnotte t’énerve, ne regarde pas l’épisode de cette semaine. Même moi qui n’attendais plus rien j’ai failli me pendre avec mon câble ethernet. Je trouvais justement (cf. post sur le pilote) que c’était l’atout majeur de la série, cette perspective qui allait les obliger à faire quelque chose au lieu de juste servir des burgers à longueur d’épisode, ce fil conducteur, cet objectf. Force est de constater que même quand les filles se trouvent un job à côté, il faut que ça foire et/ou qu’elles dépensent aussi sec leur argent. Quand la cagnotte n’avance que de quelques dizaines de dollars (au mieux !), c’est du foutage de gueule.

    Et malgré tout… bah, je suis encore là pour te parler de la série. Je suis comme LL, je m’explique pas tout-à-fait.

  4. Mosca dit :

    Juste une question, dont je ne sais si elle fonctionne ou pas avec cette série, étant donné que je ne la suis pas : ce ne serait pas plus simple pour elles d’emprunter ? Etant donné qu’il s’agit d’un investissement (monter leur affaire), ce serait peut-être le plus judicieux non ?

  5. ladyteruki dit :

    Eh oui XD
    Bon j’imagine qu’elles sont pas solvables et n’ont pas d’apport parce que sinon ya plus de série

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