[#Piemarathon] 2×04, lonely

31 mars 2012 à 22:36


Comme toujours, le Piemarathon est l’occasion de constater la versatilité de Pushing Daisies. On passe d’un épisode d’austérité visuelle totale mais très drôle, à un épisode de surenchère visuelle permanente et particulièrement dramatique. Je sais pas comment c’est possible, mais j’arrive encore à me faire surprendre, même quand cet épisode compte parmi mes préférés justement parce que ce sont des ingrédients que j’adore dans la série. Mais à ce stade vous aurez compris qu’en fait, il n’y en a pas beaucoup qui me déplaise.
Ah, Pushing Daisies, cette histoire d’amour sans cesse renouvelée… c’est vraiment quelque chose, ce que j’ai avec cette série. Et je suis bien obligée d’admettre que, si ça peut paraitre répétitif de me voir faire des déclarations d’amour à la série depuis que je me suis lancée dans ce marathon, je suis quant à moi une téléphage comblée. Je retombe sous le charme de la série comme au premier jour, chaque revisionnage apportant son lot de sourires béats devant mon écran. C’est comme ça qu’on sait qu’on n’emploie pas le terme « culte » au hasard, voyez-vous. Enfin bon, retour à l’épisode.

L’heure est venue au retour à la normale au Piehole, alors que toute la petite bande est réunie ; enfin, plus ou moins, et c’est bien le problème. Selon le bon vieux proverbe qui dit que tout change et rien ne change, le retour d’Olive et le fait qu’il n’existe plus le moindre mystère autour de l’identité de la mère de Chuck n’empêchent pas qu’il faille s’ajuster à la situation. Par exemple, Olive et Chuck se mettent à cohabiter… et Ned se retrouve donc seul.

Et c’est, paradoxalement, un excellent épisode pour Ned. Pas comme le précédent, qui lui permettait de se montrer drôle et loufoque, mais plutôt parce que le personnage continue sur sa lancée et poursuit son évolution. Pendant toute la première saison, Ned s’est montré sous le jour d’un solitaire meurtri qui, lorsque sa dulcinée est revenue dans sa vie, a tenté par tous les moyens de lui faire la plus grande place possible, de prendre sur lui et de céder à toutes ses demandes. Même quand il a pris à Chuck des velléités d’indépendance, le Piemaker a une fois de plus pris sur lui en souriant bêtement et en attendant que ça passe.
Pas cette fois. Après avoir fait sa face de cocker pendant une saine période de temps en regardant les filles s’installer ensemble dans la joie et l’allégresse (fut-elle un peu plaquée), Ned affronte sa solitude et s’interroge à son sujet, d’abord grâce au mystère du jour (qui implique une société d’amis à louer), et surtout grâce à une rencontre, Randy, un type un peu comme lui, un peu bizarre, et qui est plus lucide vis-à-vis de sa solitude. Cela va être l’occasion pour Ned de dire, probablement pour la toute première fois, « non » à Chuck lorsque celle-ci décidera de revenir vivre avec lui. Pour notre Piemaker, c’est un exploit que de s’affirmer de la sorte dans son couple. On sent qu’il est sur la bonne voie !

D’ailleurs Chuck ta oujours cette façon d’imposer sa volonté sans même demander ce que Ned en pense ! Si on suppose que Charlotte Charles est supposée être une petite amie de contes de fée, alors ça ne m’étonne pas que peu de garçons accrochent aux contes de fées, elle est INSUPPORTABLE par moments. Je veux dire, d’accord, elle a plein de charme, elle est pétillante et jolie comme un coeur et c’est une femme incroyablement positive… mais elle obtient tout en forçant la volonté des gens au pied de biche, quand on va au fond des choses. Et justement Olive va la mettre devant ses petits travers, alors que la cohabitation entre les deux gnomettes ne se passe pas aussi bien qu’elles se l’étaient imaginé. Cependant la relation entre les deux amies va finalement s’en trouver grandie, et on sent bien comment les choses évoluent de ce côté-là depuis la saison 1, depuis qu’elles ont commencé à sympathiser alors que c’était totalement improbable en raison des sentiments d’Olive pour Ned. Et finalement nous y voilà, les deux comparses, qui ont il faut le dire une dynamique excellente depuis bien longtemps, sont sous le même toit, et finissent par gérer leur amitié maladroite avec un certain succès, si on occulte les disputes qui peuvent avoir lieu dans des casiers.

Mais le point fort de l’épisode, c’est bel et bien Emerson. Forts de l’expérience de l’épisode précédent, qui nous avait invités dans l’enfance d’Olive, cette fois c’est celle d’Emerson que nous avons la possibilité d’explorer. Et quelle enfance en effet. D’ailleurs je ne sais pas où ils ont été chercher « Emerson junior », mais il est aussi excellent que le modèle adulte.
Tout dans l’enfance d’Emerson surprend ; d’abord, d’un point de vue superficiel, le fait que sa maman soit blanche comme neige, d’abord, et qu’à aucun moment personne n’ait l’air de s’en étonner ou de l’expliquer. On ne peut que le remarquer et pourtant nul n’en pipe mot ; c’est une idée à la fois destabilisante et qui donne envie de soupirer gentillement en se disant que c’est très cohérent avec l’univers de Pushing Daisies, à bien y penser. Et puis surtout, pour un homme aussi grincheux, sarcastique et peu enclin aux rapports humain, Emerson a eu une enfance relativement chouette ; qui aurait imaginé qu’il soit si proche de sa mère ? Alors bien-sûr, les choses ne sont pas parfaites et l’épisode s’ingénie à nous expliquer d’une part qu’Emerson a mis le ver dans la pomme en décidant de cacher tout un pan de sa vie à sa mère, et que d’autre part celle-ci se comporte plus comme une amie et associée que comme une maman en général, mais clairement, on a avec les Cod la famille la plus soudée de la série.
Et puis quel brio dans ces scènes en commun entre Cod & Cod ! La façon dont il la reconnait à l’odeur, l’interrogatoire bien-sûr, et leurs conversations… même quand ils essayent de s’étranger mutuellement, on a l’impression d’une alchimie parfaite de bout en bout. En fait, c’est difficile de ne pas souhaiter que Maman Cod reste dans la série à temps complet vu la dynamique géniale que ces deux-là ont, et qui fait qu’Emerson se montre sous un jour différent aux Pieholers.

Mais cela permet, et c’est sans doute le plus important, de continuer à aborder la question de la fille d’Emerson. Au lieu de nous jeter bêtement des indices ou des petites infos pour avancer dans la recherche de la petite, la série évite complètement de traiter cette question comme un mystère, une intrigue porteuse de suspense. Je crois me rappeler que la première fois que j’avais vu ces épisodes, je n’avais même pas la curiosité de me dire « alors, va-t’il la retrouver ou pas ? », tant ça n’avait pas l’air d’être le but. C’est essentiellement un prétexte pour approfondir le personnage d’Emerson, ses souffrances, et surtout sa créativité. Les Cod sont des gens TRES créatifs ! Entre Calista qui lui tricote un holster et lui qui a quand même réussi à écrire tout un pop-up book du premier coup, l’épisode le souligne bien, sans parler évidemment des combines de Calista pour filer son propre fils.

Et du coup, prenant pour prétexte un décor ultra-coloré (les locaux de My Best Friend, Inc. sont un vrai festival acidulé) et une panoplie incroyable de bizarreries (vous imaginez le boulot que ça a représenté de mettre en scène la pièce secrète de Randy juste pour moins d’une à l’antenne ?), cet épisode est l’occasion de continuer d’approfondir ces personnages que nous aimons et de les voir évoluer. Un mélange qui, vous n’êtes pas sans le savoir, tient quasiment du sur-mesure. Encore !!!
Eh, psst, devinez quoi ? Le suivant… c’est mon préféré.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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