Aucune excuse

15 octobre 2012 à 21:07

Pour mon prochain post, j’avais prévu de vous parler des différents conseillers avec lesquels je bosse en ce moment, histoire que vous voyez un peu les bestiaux. Pis c’est pas tout ça mais on a des surnoms à donner !

Hélas, venant (une fois de plus) contrecarrer mes plans, une anecdote est venue se présenter, et je n’allais pas la laisser passer tant elle est représentative de la dépendance de certains patrons.

Vendredi, nous avons parlé, cette conseillère et moi, d’un annuaire professionnel qui s’appelle le MediaSig. En gros, c’est un gros répertoire de publications et de journalistes, un truc plutôt utile même si maintenant il existe des bases de données professionnelles en ligne, actualisées régulièrement, plus pratiques. Mais le MediaSig reste un grand classique des services de presse, et chaque année, à prix d’or (vous n’imaginez pas), on s’en procure au moins un pour le service.
Vendredi, donc, nous avons parlé du MediaSig de 2012. Parce que jusque là, on avait un MediaSig de 2011 (parce qu’Unau et moi l’avons récupéré lors du changement de Gouvernement, sinon il passait à la destruction avec le reste !), mais pardon, dans la presse, un truc qui date de 2011, autant dire que ça ne sert même plus pour les numéros de standards à certains endroits ! Bon, pardon, en voulant vous donner des éléments de contexte, je m’égare.

Nous parlons donc du MediaSig 2012, qui est tout beau tout neuf mais qui n’aura qu’une utilité limitée : le cru 2013 devrait sortir en début d’année civile. On est mi-octobre… vous voyez le genre. Comme ce n’est pas le cabinet qui l’a acheté mais apparemment quelqu’un qui l’a payé avec ses deniers (si cette personne ne sait pas quoi faire de son argent, je peux lui filer mon numéro de compte pour un virement, hein, pour dépanner), on a convenu qu’on ferait quand même acheter le millésime 2013, bien actualisé et propre, dans quelques mois, et qu’on se gardait celui-là sans trop rien dire en attendant.

On était donc sur le point de conclure cette discussion. Voici l’échange tel qu’il a eu lieu.
Moi – Bon, alors je vous le laisse, le MediaSig ?
Elle (le nez sur son clavier) – Non, gardez-le.
Moi – Ok, alors si vous en avez besoin, il est avec le MediaSig de 2011, dans le tiroir à côté de mon bureau, en accès libre. [vu le prix qu’il coûte, je vous prie de me croire, on le laisse pas traîner nonchalamment sur un bureau]
Elle (le nez dans son écran) – D’accord.

Vous êtes tous témoins, hein ? Elle a dit d’accord. Vous avez entendu comme moi, hein ? Deux syllabes. Pas d’erreur possible.

Fastforward en ce lundi soir. Dans sa grande clémence, elle m’a laissée partir tôt parce que je suis malade (« tôt », ça veut dire à l’heure normale, en fait).

Eh bien elle a trouvé le moyen de m’appeler sur mon portable pour avoir la conversation suivante :
Elle – lady, il est où le MediaSig 2012 ?
Moi (le timbre usé par la fatigue, la maladie, et les envies de meurtre) – Dans le tiroir à côté de mon bureau. Sur la gauche.
Elle – C’est pas fermé à clé ?
Moi (sans déconneeeeeeer) – Non non, c’est en accès libre.
Elle – Ah oui je le vois, bon bah bon courage et à demain !

Sérieusement ? Sérieusement.

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4 commentaires

  1. Ludo dit :

    Mais tu as dit qu’elle avait le nez dans son écran, donc, elle écoutait (entendait), mais ne stockait pas : mémoire à court terme, suffisante pour pouvoir répondre, mais c’est pas passé dans la mémoire à long terme, donc oublié.
    Problème de concentration !

    Et sinon, pour le prix de ton MediaSig, je vois bien le truc : ma femme a travaillée quelque temps dans l’association des anciens élèves d’une grande Ecole (tu auras remarqué la majuscule) parisienne, qui publie donc régulièrement un annuaire des anciens élèves : à mettre à jour tous les ans, et à diffuser, à prix d’or, à plein de monde.

  2. ladyteruki dit :

    J’aurais admis cette excuse si elle avait fait « hm-hm » ou émis tout autre onomatopée, ou monosyllabe. Mais non. D’ac-cord. T’articules pas ça par hasard.

  3. ladyteruki dit :

    Par contre je relis mon post et je sais pas si ça se sent, mais en fait c’est un truc cher… pour un cabinet. Au sens où avec les restrictions budgétaires on se bat déjà pour se voler les stylos les uns des autres (c’est bestial) alors un MediaSig… mais bon c’est sans doute pas aussi cher que l’annuaire sur lequel bossait ton épouse, je pense. Même si j’en connais aussi des comme ça 😛

  4. Ludo dit :

    Sisisisisi, un « d’accord », ça vaut un « OK », un « Mh-mh », un « oui », etc… Je le sais, ma femme fait souvent pareil : elle lit ou regarde un truc, je lui parle, elle me répond « d’un air absent », et 5 minutes après, elle a oublié. RE-DOU-TA-BLE !

    Concernant le bouquin, j’ai de toute façon pas souvenir de combien se vendait l’annuaire de l’Ecole, dont on ne comparera pas, mais je sais que certaines administrations l’achetaient, donc elles aussi devaient compter leurs deniers.
    Et puis dans ce genre de cas, je suis sûr qu’il va être plus facile de demander 500 ou 1.000 € pour ce bouquin que 15 € pour une boite de stylo qui durera toute l’année…

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