Can’t stop the future

18 novembre 2013 à 20:02

Il y a très peu de pilotes américains cet automne que j’ai finis avec un sourire sur les lèvres. En fait, j’en compte pour le moment DEUX : The Michael J. Fox Show, mais c’était essentiellement un sourire ému de retrouvailles avec un acteur cher à mon coeur, et Almost Human.
Et c’était un vrai, un beau, un franc, un complet sourire de jouissance téléphagique. De ceux qu’il faut mériter, vraisemblablement. Mais dont on se dit toujours, après coup, que ça en valait la peine.

Très franchement, je ne serais pas surprise que la plupart d’entre nous aient commencé le pilote d’Almost Human à la fois avec beaucoup d’espoir et beaucoup de scepticisme. Pour commencer, et pour une foule de raison, faire confiance à JJ Abrams peut parfois s’avérer être à double tranchant. Il faut ensuite reconnaître que la science-fiction est un genre franchement maltraité aux USA depuis quelques temps, et sans le Canada et son Continuum, il serait même à mes yeux un genre appartenant autant au passé que les séries avec des véhicules intelligents (RIP à K2000 et autres Tonnerre Mécanique, qui n’auront pas survécu au passage au numérique). Et puis, pour finir, des séries ayant tenté de nous fourguer un procedural policier sous couvert de réinventer le genre et/ou le mélanger avec d’autres, on a déjà vu, et ça ne prend plus depuis un bout de temps.
Alors j’ai passé la bonne première moitié du pilote à me dire que si j’allais aimer Almost Human (« et pour le moment pourquoi pas »/ »après tout ça peut s’envisager »/ »il faudrait pas grand’chose »), ce serait en dépit de son aspect policier.

Plongée dans une société futuriste comme on n’en voit plus à la télévision depuis fort longtemps, pleine de gadgets lumineux, de costumes impossibles et de décors sombres, Almost Human a de quoi ravir l’adolescente qui sommeille en moi et qui s’est gavée de séries de SF ; réveillée par un personnage particulièrement sympathique, le « DRN » Dorian (get it ?), cette adolescente était ravie de l’univers comme de la dynamique entre les deux partenaires. Elle a applaudi des deux mains quand le DRN a soulevé la connotation négative de « synthétique » pour parler de lui, parce qu’elle espérait précisément qu’Almost Human tienne le même discours à ce sujet qu’Alien Nation et SPACE 2063. Elle a accueilli avec la plus grande bienveillance l’ironie qui fait que les deux partenaires sont aussi hybrides l’un que l’autre ; c’était prévisible, mais c’était une prévision agréable.
On était là, toutes les deux devant notre écran, à nous dire que nos prières avaient été exaucées ; elle ignorait juste que j’avais prié si longtemps en vain. Et on s’est régalées de la surenchère de gadgets lumineux, de costumes impossibles et de décors sombres. Parce que c’est comme ça qu’on fait une série de science-fiction, nom d’un chien !

Au bout d’un moment, on s’est regardées, et je me suis dit que ouais, je pourrais aimer Almost Human en dépit de son aspect policier.

AlmostHuman-650

Ce n’est que pendant la dernière partie de l’épisode que j’ai réalisé que malgré les scènes d’action sans grande originalité ni intérêt, malgré les retournements de situation pas tout-à-fait surprenants, Almost Human n’allait pas me charmer en dépit de sa trame policière. Que même si elle s’orientait vers un côté procedural, ce n’était pas grave.
Que je pourrais bien regarder Almost Human parce qu’elle est aussi une série policière.

Si une série peut me réconcilier avec le genre policier, alors cette série sera sûrement Almost Human. Mais après tout, elle a relevé tous les autres défis que je lui avais lancés. Alors pourquoi pas celui-là ? J’ai hâte de voir comment elle va le relever la semaine prochaine. Et avec un peu de chance, la semaine d’après.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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