Ask a Telephage – Semaine #1

1 août 2014 à 12:00

AskaTelephage-300Pendant le mois d’août, je vous propose une petite expérience, si ça vous tente.
Mais d’abord, un constat honnête : j’aime les commentaires. Je les aime parce que l’idée d’un site n’est jamais de soliloquer, surtout quand il s’agit d’une passion. En plus j’ai remarqué que les lecteurs de ce site, quand ils postent des commentaires, sont des gens pertinents et intéressants. Ce qui n’arrange rien ! Alors j’ai encore plus envie de communiquer avec eux. Donc vous.
Le soucis c’est que je ne sais pas si j’ai bien réussi à vous transmettre ça : l’idée que j’aime vraiment échanger dans les commentaires. Alors je me suis dit : allez, tentons un truc, on verra bien si ça les intéresse. D’où Ask a Telephage !

Cet été, je vous propose une séance de questions, chaque vendredi à midi. Vous n’êtes évidemment pas obligés de venir sur le site pile le vendredi à midi, mais c’est là que ça se passera. Et l’idée, c’est que chaque vendredi, vous pouvez poser vos questions, lancer un sujet de discussion, et même proposer une idée d’article, CE QUE VOUS VOULEZ. Je suis là pour ça ! (ah, oui, j’ai oublié de dire : parce que c’est moi la Téléphage)

Sur quoi vous pouvez poser une question ? Ce que vous voulez, vraiment, du moment que ça touche de près ou de loin aux séries… Voici quelques exemples, mais la liste de ces suggestions n’est ABSOLUMENT PAS exhaustive.
Vous pouvez par exemple me demander :
un avis vite fait sur une série ; si jamais vous hésitiez à lui consacrer du temps, ou si vous n’en avez que vaguement entendu parler. Dans le pire des cas, j’aurai peut-être déjà écrit dessus, donc je vous donnerai tous les liens nécessaires, mais il y a aussi plein de séries que je ne mentionne qu’en passant et dont vous avez envie de discuter plus en avant : je suis toute ouïe !
un conseil de série à démarrer ; pourquoi pas, l’été est idéal pour ça… du moment que vous précisez ce qui vous fait envie en ce moment, le genre qui vous attire et/ou le pays que vous voulez tenter ! Car évidemment une recommandation ne saurait être donnée sans contexte.
une question sur le site ; si jamais vous aviez un doute sur une fonctionnalité, si vous vous demandez pourquoi certains articles sont écrits très vite et d’autres prennent des mois, ou si vous cherchez un article en particulier, je suis à votre service.
une question sur un fun fact que vous avez lu pendant l’année ; leur brièveté fait que parfois il y a plein d’autres choses que je n’ai pas racontées sur un thème donné, parce que ce n’était pas le but du jeu. Eh bien cet été, si vous voulez qu’on joue les prolongations, vous n’avez qu’à demander les précisions qui vous intéressent.
une opinion sur un sujet téléphagique large ; genre si vous voulez vous lancer dans le débat VO/VF/VOSTM, discuter des tendances séries de la planète, évoquer les modes de production d’un pays, parler de téléphagie de façon plus personnelle, ou tout ce qui vous fait envie.
une review sur un pilote ; oui, ce mois-ci je prends les requêtes, sous réserve évidemment que je puisse trouver l’épisode concerné et qu’il n’ait pas déjà été reviewé.
…et bien plus encore !

Je répondrai à chacun sous le commentaire contenant vos questions… ou, dans le cas des demandes de reviews, dans un délai de huit jours, dans un article à part ! Et naturellement vous pouvez aussi participer aux questions soulevées par les autres, hein, ce n’est pas vertical.

Ask a Telephage est une offre limitée au mois d’août (le dernier numéro sera publié le vendredi 29, et les dernières réponses seront publiées au plus tard le 5 septembre), alors profitez-en ! Et ça commence, eh bien, euh… maintenant !

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

9 commentaires

  1. pol gornek dit :

    J’ouvre le bal. Et en quelque sorte, rebondissons légèrement sur ton Friday Night Hilights de cette semaine puisqu’il sera question de… vieillerie. Parce que si, quelque part, on se créé une dépendance à l’actualité, c’est devenu rare de s’attarder sur des vieilles séries. Et quand je dis vieille, je pense bien au-delà des années 2000.

    Alors, puisque tu nous demande des devoirs, je vais te retourner la faveur et aimerai te lire sur le pilote du Prisonnier (l’originale bien sûr). Occasion de voir (ou revoir) ce monument de la télévision que je classe assurément sur le podium de mes « meilleures-séries-de-tous-les-temps ».

    Have fun !

    • ladyteruki dit :

      Je ne sais pas si tu te souviens, mais tu avais été l’une des personnes à m’inspirer une réflexion sur le sujet il y a quelques temps ^_^ Parce que non seulement on est addicts à la nouveauté, mais en plus on le fait souvent en partant du principe qu’une vieille série sera forcément simplistes, gentillette, en un mot : inférieure. Si on fait l’effort de regarder en arrière, on s’aperçoit combien c’est faux ! Il y a des périodes où ça se comprend, par exemple pendant les rentrées, c’est difficile de ne pas être intéressé par les nouveaux pilotes plutôt que de fouiller dans les archives de la mémoire de la télévision. Je suis moi-même cycliquement frappée par cette maladie, mais je me soigne : ça reste difficilement excusable le reste de l’année pour quelqu’un qui se prétend passionné par la télévision.
      Du coup ta requête me fait plaisir parce que c’est une bonne occasion de reviewer un absolu classique de la télévision, pas américain en plus. Mes dernières incursions dans le monde du Prisonnier remontent à l’époque où on m’avait prêté les VHS de la série. LES VHS, POL. Ça va donc me faire beaucoup de bien de me lancer dans une review de pilote. Rendez-vous dans l’article qui sera publié dans les jours qui viennent !
      Keep ’em coming !

  2. Al dit :

    Hallo !
    Je suis plutôt nulle en commentaires, mais puisque tu as balisé le truc, je vais peut-être m’en sortir.
    J’avoue, j’ai un peu abandonné les séries en ce moment (ce n’est peut-être pas par là que j’aurais dû commencer, ou peut-être que, sur ce site, c’est peut-être même quelque chose que je devrais m’abstenir d’écrire !^^), mais pas la fiction, et s’il y a un truc qui me fascine en fiction, ce sont ces trucs étranges, ces « tropes ».
    J’avoue, je suis souvent étonnée, quand je tombe la tête la première dans une fiction, ou que je succombe le cœur en premier à un personnage, et que je me rends compte que la série ou le personnage en question correspond à un type auquel je succombe toujours. Je me sens toujours un peu bête dans ces cas-là : « ah ouais, OK, je suis encore tombée dans le panneau ».
    Donc, et j’espère que ma question entre bien dans le cadre « Ask a Telephage », quels sont tes tropes préférés ? Ou ceux que tu détestes ? Bref, parlons tropes. 🙂

    • ladyteruki dit :

      T’en fais pas, je crois qu’on a tous des périodes comme ça. Pour la petite histoire je suis dans l’une d’elles depuis le début du mois de juillet, donc je te jette pas la pierre !)
      J’avoue que je ne suis pas certaines de comprendre le truc des tropes ; tout de suite ça m’évoque des stéréotypes, des choses faites cent fois, je trouve le concept péjoratif. Je lis souvent TV Trope mais je crois que le fait que les tropes soient nommés et expliqués avec humour donne souvent une idée assez négative du trope en général. Alors qu’il est pourtant évident que le trope n’a rien de nouveau ; j’avais un prof de littérature qui disait qu’en gros, n’importe quelle histoire (quel que soit son format) peut être ramenée à une tragédie grecque. Bon j’ai jamais fait le test de façon extensive mais ça ne m’étonnerait pas que ce soit vrai dans une certaine mesure, parce que les choses qui, dans le fond, touchent les humains, sont et restent les mêmes à travers les siècles ; c’est bien connu dans le fond que l’originalité d’une fiction tient en premier lieu à son ton et non son sujet.
      Du coup je suis un peu embêtée pour te répondre, ce qui prouve que la question est bonne ! XD Quand tu me parles de tropes « préférés », j’ai envie de dire que si tu as identifié un trope c’est déjà que tu diminues le pouvoir de la fiction sur toi, non ? Chais pas, mettons, le trope de la personne qui revient dans sa ville natale après avoir tenté sa chance dans la « grande ville », si tu te dis que c’est un trope, déjà c’est que tu prends de la distance ; à partir de là, si tu as identifié le trope, t’es plus très loin de te dire « ENCORE un retour dans la ville natale ?! » et ça te gâche le plaisir. Enfin je sais pas. Je pense qu’il y a des tropes qu’on peut détester (par exemple la Manix Pixie Dream Girl est un trope qui me hérisse le poil… mais là encore, finalement c’est aussi un stéréotype, alors je sais pas si finalement je ne vois pas cette histoire de trope uniquement sous un angle très négatif), mais je vois mal comment on peut en préférer.
      Cela dit je suis hyper intéressée si tu as le temps de me citer des exemples de tropes que TU aimes, pour que je me figure un peu mieux les choses. C’est une super conversation à avoir parce que dans le fond, je crois que les discussions sur les tropes sont justement très souvent négatives. On réagit en se disant « encore une série policière avec un enquêteur qui utilise son bon sens », ou « ah bah évidemment la nana est obligée de vivre avec ses parents dysfonctionnels », et finalement on en oublie, de toute évidence, que le trope n’est pas négatif par défaut. Vraiment, c’est hyper intéressant. Ça va me donner du grain à moudre pour des semaines.

      • Al dit :

        Alors, bon, par où prendre le truc ? 🙂 En effet une conversation très intéressante à partir d’une question que je pensais simple, mais je crois que tu as raison et qu’en fait j’ai mal formulé ma question, parce qu’en effet, un « trope préféré » implique presque l’horrible routine de ne regarder que le même genre de trucs. Par exemple, dans une histoire d’amour (je crois savoir que tu n’en es pas très friande), j’aime assez le trope des deux personnes qui se détestent puis se rapprochent : je trouve souvent ça intéressant sur le plan narratif, mais c’est vrai que je n’irai pas sauter sur chaque synopsis qui dirait « machine et machin se détestent, blablabla » parce que j’ai tendance à penser que j’en ai vu assez, des histoires comme ça.
        En fait, je crois que la question que je voulais plutôt poser, c’était « quel trope te touche le plus ? », mais peut-être la question était trop personnelle pour que je la pose vraiment. Parlons donc de moi, un peu.
        L’année dernière, j’ai regardé le pilote de The Originals, parce que j’ai beaucoup de mal à passer à côté d’un truc qui se passe à La Nouvelle Orléans. (J’avais regardé une saison et demi de The Vampire Diaries.) Étonnamment, j’ai eu une sorte de coup de cœur pour le personnage de Klaus, l’hybride vampire/loup-garou : un coup de cœur assez hallucinant, qui était moins de ceux qu’on peut avoir pour un personnage parce qu’il est charismatique/intéressant/beau/etc. qu’un de ceux, violents, de type « ce personnage me bouleverse je ne sais pas pourquoi cette série n’est même pas bien écrite ».
        Je n’ai pas identifié le truc tout de suite, c’est quand je suis revenue sur les saisons de TVD où Klaus est introduit et que je me suis enfoncée un peu plus dans la spirale « mais c’est quoi ce truc avec ce personnage ?! » que j’ai compris : c’était le trope « doubles origines/problème identitaire ». Un personnage qui est deux mais qui n’est ni tout à fait l’un ni tout à fait l’autre et qui a du mal à trouver sa place dans le monde. J’ai par exemple le même problème avec le personnage de Superman, kryptonien mais humain.
        Et donc, je ne peux pas dire que c’est mon « trope préféré » et je n’irai jamais le chercher de moi-même (notamment parce que ce qu’il me fait ressentir est un peu déstabilisant). Mais quand il me tombe dessus, il y a de bonnes chances pour que ça m’attrape même si l’œuvre concernée n’est pas si bien faite. (Pour aller encore un peu plus loin, c’est probablement parce que je retrouve de mon histoire personnelle dans ce trope, mais je ne l’avais pas identifié comme tel jusqu’à très récemment.) (Et, comme tu l’écrivais, peut-être que maintenant que je l’ai identifié, la prochaine fois que je le rencontrerai, il aura moins de pouvoir sur moi.) (Donc ouais, cette question peut être un peu trop personnelle, en fait.)
        Les tropes qu’on déteste, oui, c’est beaucoup plus facile : l’amnésie et la maladie, dans les dramas asiatiques, ça me rend folle. J’ai aussi beaucoup de mal avec les grossesses impromptues.
        Bon, voilà, je me suis embarquée dans un sujet trop grand pour moi ! 🙂 Même si, après réflexion, j’aurais pu parler, plus innocemment (peut-être les tropes les plus efficaces ne sont-ils jamais innocents?), des tropes-caractérisation de personnage : j’ai par exemple du mal à ne pas m’attacher violemment aux personnages qui ont du mal à exprimer leurs émotions. Mais là, comme ça, je n’ai pas d’exemple sous la main. Moi aussi, ça va me donner du grain à moudre !

        • ladyteruki dit :

          Tu n’imagines pas comme j’ai bossé sur ta question depuis quelques jours. Outre l’écumage en règle de TV Tropes (mais je soupçonne qu’il soit impossible de tout-à-fait en faire le tour), j’ai essayé de faire des listes.
          D’ordinaire les listes, c’est pratique ; mais quand on essaye de faire des listes positives de choses qu’on n’a pas l’habitude de regarder sous un angle positif (et je persiste à penser que c’est une habitude de la communauté téléphagique en général, qui voit souvent les tropes d’un oeil sévère), ça devient brutalement très compliqué.
          Globalement je cerne assez bien, je pense (j’espère ? XD ) ce que tu entends par un trope qui touche plus que d’autres. Le soucis que j’ai, et mes listes comparatives sont assez claires là-dessus, c’est que le trope ne remplace pas la réceptivité au ton. Pour parler concrètement : je réagis bien à de nombreuses séries parlant d’addicts de tous poils… mais ça ne veut pas dire que c’est nécessairement le trope lui-même qui me touche (quoique j’ai pas trop déterminé si c’était un trope, en tous cas TV Tropes semble penser que c’est trop large, mais à la limite c’est pas le problème !). La preuve ? Toutes les séries ayant un addict comme personnage majeur ne me plaisent pas forcément. J’en ai donc conclu que ce n’est pas tant le thème que la façon de l’exploiter qui me touche… sinon j’aimerais TOUTES les séries avec des addicts ! Logique non ? Dans ma tête tordue en tous cas, ça l’est 😛 Par contre, l’exemple des addicts est pas forcément en accord avec ta phrase sur « ne pas aller les chercher », parce que quand on apprécie un trope/thème/whatever, je trouve qu’on a vite fait de se lancer dans des visionnages thématiques. Ca m’est arrivé il y a quelques mois par exemple, j’ai commencé avec Une Maman Formidable et… bon sang encore une review que j’ai jamais finie… et j’ai fini par regarder toute une saison d’une autre série qui n’était pas du tout sur mon radar, juste parce que j’étais lancée sur le sujet. Et en ce moment je regarde Blossom, et j’avais même pas fait exprès pour le coup, mais je suis quand même revenue à cette thématique. De là à se dire qu’il y a anguille sous roche…?
          Par contre je te rejoins à, genre, mais 712% sur le fait qu’on réagit plus à des choses personnelles qu’à des thèmes déconnectés de notre ressenti, que ce soit de façon directe (on se reconnaît dans une situation, un comportement) ou indirecte, ce qui d’ailleurs est plus souvent mon cas. Par exemple je ne suis pas moi-même une addict… (enfin, après, c’est ce que disent tous les addicts, va savoir). Je crois même sincèrement que si on n’est pas capable d’investir personnellement une série, ça ne vaut pas trop la peine d’être passionné de fiction télévisée (ou de fiction tout court, d’ailleurs et comme tu le dis bien, les mécanismes étant dans le fond souvent les mêmes). Bien-sûr on peut être un casual viewer et regarder Les Experts Ouagadougou sans s’investir, mais si on développe une vraie passion, je ne vois pas comment on peut éviter de s’impliquer personnellement, de réfléchir à des problématiques intimes, de repenser à des épisodes passés, et ainsi de suite. Ça semble incompatible. J’irais même plus loin : quand tu parles de tropes innocents, je crois que si quelqu’un qui se dit passionné ne voit que des tropes innocents dans ce qu’il regarde, c’est qu’il est dans une situation d’évitement. Quelqu’un qui se considèrerait comme passionné et qui, en définitive, n’en arriverait jamais à ressentir les choses personnellement serait sûrement une sorte de sociopathe, à mes yeux ! XD Tu imagines consacrer plusieurs heures de ta vie à une passion, et ne pas être touché ? C’est assez monstrueux ! Du coup, j’ai envie de te dire : telephagy, you’re doing it right. Mais c’est d’une addict à une autre 😛
          Même si, pour le coup, ça, tu ne me l’as pas demandé.

          • Al dit :

            Avant tout merci. Merci d’avoir consacré du temps à ma question, question à laquelle j’aurais dû moi-même consacrer plus de temps avant de la poser, parce que plus j’y réfléchis, plus ce que je croyais être évident s’avère ne pas l’être.

            « J’en ai donc conclu que ce n’est pas tant le thème que la façon de l’exploiter qui me touche… sinon j’aimerais TOUTES les séries avec des addicts ! Logique non ? » La logique même, je dirais ! 🙂 Si je transpose à mon propre cas, je réagis bien aux histoires de musiciens et en effet, je ne peux pas aimer toutes ces histoires. Mais je crois vraiment que c’est une sorte de kryptonite qui me mettra en position de faiblesse et me rendra plus susceptible de tomber sous le charme que si ça avait été une histoire de… photographe, par exemple. (C’est très bête, comme argument, puisque de toute façon, si on change le personnage, on change l’histoire, même imperceptiblement si la passion du personnage ne constitue pas le coeur de l’intrigue… mais comment la passion d’un personnage ne pourrait-elle pas être capitale dans ce qu’il est ? BREF.)
            Mais oui, j’aurais tendance à croire que la partie « il y a un musicien dans cette histoire », ce n’est pas un trope , c’est plus… une thématique (?), là où un trope, pour moi, serait un modèle narratif. Est-ce que, donc, plus que dans la présence d’un addict dans une série, le trope ne se situerait-il pas dans ce qui est raconté avec ce personnage, c’est-à-dire le trope de « la descente aux enfers », ou le trope du « combat contre l’addiction », par exemple ? Et du coup, oui, on se rejoint carrément, parce que je viens de définir un trope comme une « façon d’exploiter » (je reprends tes mots) un thème. (Argh, regarde-moi, je ne sais même pas ce qu’est un trope, au fond : pourquoi je t’ai posé cette question, déjà ?XD) Mais en allant plus loin, j’imagine qu’ensuite on peut plus ou moins réagir à la façon d’exploiter la façon d’exploiter un thème… C’est moi ou je raconte n’importe quoi, là ?

            D’ailleurs, tu me disais que « telephagy, you’re doing it right », mais finalement, je n’en suis pas si sûre ! Parce que je réalise en te lisant que je suis un peu spécialiste des situations d’évitement.
            Je ne fais pas dans le visionnage thématique. Ou si, puisque par exemple, j’ai eu dernièrement une phase « Russie soviétique ». J’imagine qu’on peut qualifier ça de « thématique ».
            Mais donc, plus précisément, si je reprends ma définition bancale du « trope » en tant que modèle narratif, je ne fais donc pas dans le visionnage « tropique ». Comme je l’écrivais dans mon précédent commentaire, je n’irais pas volontairement vers une série dont le pitch serait « Machin, pris entre ses deux identités, cherche sa place dans le monde. » Une série qui serait aussi susceptible de m’émeuvoir ? Je passe mon tour. C’est pour ça que je regarde essentiellement des comédies, des séries légères, des histoires que j’estime incapables de me briser le coeur. Et, bien sûr, la vie (la fiction) ne marche pas comme ça, puisque les meilleures comédies sont celles qui sous couvert de te faire rire te brisent le coeur d’autant plus facilement qu’elles te prennent par surprise.
            Et bien sûr, je n’aime jamais autant une série que quand je suis bouleversée, mais… voilà, je ne suis pas à une contradiction près.
            Bref, j’ai perdu de vue notre sujet, non ?

            En tout cas, merci encore !

          • ladyteruki dit :

            Russie soviétique ?! *yeux arrondis par la curiosité, langue pendante, cliquetis de bave sur les genoux* On parle de The Americans, là, ou bien t’as des recommandations de série russe de l’époque soviétique à me faire séance tenante ? Parce que je vais réclamer des recommandations séance tenante, soyons claires.
            Ta distinction entre la thématique et le trope me semble tout-à-fait judicieuse, adoptons-la immédiatement. Je crois cela dit, le terme de « trope » n’est flou que parce qu’il a cette connotation négative, cet air de « stéréotype » qui rend la discussion un peu compliquée au départ. Et même la définition officielle par TVTropes est quand même lourdement connotée, ne serait-ce que dans le passage sur la signification institutionnelle du terme. Résultat on n’est pas plus avancées 😛 L’avantage c’est qu’un trope peut couvrir une base assez large de choses à ce tarif-là XD
            J’ai continué de creuser mon exemple des addicts ; en fait il faut vraiment entrer dans un certain niveau de détail pour parler de trope. Ainsi, Functional Addict est un trope, ou l’utilisation d’un groupe de soutien. Et en fait à bien y réfléchir, je suis beaucoup plus sensible à certains tropes à l’intérieur de la thématique de l’addiction ! Tropaholics Anonymous, par exemple, me rend facilement toute chose (je blâme Rude Awakening), et j’ai une tendresse particulière envers beaucoup de séries qui utilisent le trope régulièrement (voir aussi : Starved), sauf si elles l’utilisent mal ou insuffisamment (cf. Mom). Donc on tient peut-être une réponse à ta question initiale, même si ça a nécessité quelques contorsions et un peu de recherche. Cela étant, pour ma défense, je ne serais pas capable d’identifier spontanément qu’il s’agit d’un trope sans l’aide de TVTropes (je ne sais pas ce que ça dit de ma naïveté quant à l’apparition des tropes, voire leur existence tout court, d’ailleurs).
            Et pour conclure, je dirais que nul n’est besoin de se lancer dans des visionnages thématiques pour bien téléphager ; en ce qui me concerne les thématiques s’évaluent sur le long terme et à moitié par accident, ce qui est plutôt logique. Et pour répondre à ta réflexion sur l’évitement, je crois que c’est normal de vouloir s’épargner ; regarder des séries peut être un peu dur émotionnellement (comme toute pratique artistique) et il faut atteindre un sacré niveau de masochisme pour constamment chercher le choc émotionnel. Dans la catégorie « sitcom qui abime bien », je mentionnerais Scrubs d’ailleurs…

  3. Al dit :

    Argh, je suis tout à fait désolée, je vais te décevoir, mais j’ai en effet regardé The Americans et j’ai aussi lu des bouquins ! Je crois que si j’avais regardé des séries russes de l’époque soviétique, je les aurais trouvées chez toi ! 🙂
    Et sinon, oui, je crois que tu as fini par répondre à ma mauvaise question, et en tout cas, notre conversation a été très enrichissante. Donc merci, vraiment.
    (Je trouve ta « naïveté » quant à l’apparition des tropes plutôt rassurante : tu as beau avoir passé des années à regarder des séries, à les analyser, à analyser tes réactions face à ces séries (enfin, je ne sais pas si on peut dire que tu « analyses » tes réactions, mais en tout cas, tu t’interroges pas mal, j’ai l’impression), tu continues à te laisser porter. C’est assez merveilleux, je trouve.)

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