Love in a hopeless place

3 janvier 2015 à 0:15

Aléas des traductions, certaines séries japonaises mettent des années avant d’être disponibles dans leur intégralité dans une langue qui nous soit accessible (généralement l’anglais, ne nous mentons pas). Projet d’un traducteur motivé mais débutant, Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu aura mis deux ans pour parvenir aux curieux occidentaux ; mais je lui suis infiniment reconnaissante du travail effectué, parce qu’il s’agissait d’une excellente série et que sans lui, elle n’aurait jamais eu de sous-titres.
Il y a quelques mois, je vous parlais du pilote ; ce soir, c’est un bilan de la saison (et donc de la série toute entière) que je vous propose !

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Ohé ? C’est ici que ça se passe, merci.

Comme vous l’avez découvert dans ma review du pilote ou, au moins, avec l’image ci-dessus qui représente l’intégralité du cast de la série, Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu est une série en 12 épisodes sur les gravure idols (une explication de ce métier se trouve dans mon article précédent). Ne vous laissez pas abuser par les bikinis : il s’agit certainement de la série la plus complexe que j’aie vu en 2014.  La production a vraiment pris son sujet au sérieux au lieu de simplement balancer des nénettes à moitié à poil à intervalles régulier (ce qu’elle fait aussi). Il aurait été si facile de tomber dans la facilité, mais la série est résolue à parler plus crument de son sujet, en utilisant la facilité comme un écran derrière lequel s’exprimer.

C’est surtout une série-gigogne, en fait ; plus meta que Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu, ça va être compliqué. En fait, déjà comme ça, c’est déjà assez dense. Alors expliquons.
La série possède plusieurs niveaux d’images et donc, de « réalité ». Suivez bien…

…D’abord, la série met en scène un concours. Son objectif : trouver les meilleures gravure idols du pays et former un groupe amené à danser, chanter mais surtout, poser en petite tenue. Pour ledit concours, Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu filme donc l’audition comme une émission de télé réalité ; elle emploie pour cela les codes du genre, avec voix-off d’un annonceur, musique et effets spéciaux, tout le bazar, y compris le montage fait de façon à mettre en exergue les conflits ou le suspense à l’écran.
…Ensuite, dans le cadre de ce concours, la série introduit des documentaristes : ils suivront chaque gravure idol pendant la dernière semaine précédant la sélection finale. Évidemment, comme il y a 19 finalistes et seulement 10 épisodes concernés, toutes les jeunes femmes n’auront pas droit à un épisode dédié, mais il leur arrivera parfois de croiser l’équipe de tournage d’une autre candidate, ce qui permettra de mettre en avant à peu près tout le monde dans un immense patchwork. Le documentariste affecté à chaque héroïne tisse avec elle une relation, à force de la suivre ; il lui pose des questions pour l’émission, essayant de découvrir « qui elle est vraiment », mais généralement il finit aussi par s’inquiéter pour ses soucis avec sincérité. Ce qui n’évite absolument pas à certaines images d’être prises sans le consentement de la jeune femme, qui croit parfois que la camera est éteinte ou qui ignore que son micro est encore branché. Cela donne donc des images parfois obtenues en cachette, mais toujours par le même documentariste.
…C’est pas fini. A une semaine de la finale, les héroïnes se voient également confier un caméscope qui doit, leur dit-on, leur permettre de dire tout ce qu’elles ont sur le cœur, un peu comme dans un blog video. Ces images intimistes, mais par définition toujours filmées en connaissance de cause, apportent un côté « confession intime » que les deux premiers types d’images ne peuvent obtenir, mais aussi un côté plus lisse car la plupart des gravure idols savent très bien se maîtriser devant la camera lorsqu’elles décident de la faire tourner.
…Enfin, parce qu’il en reste, la finale du concours est un évènement diffusé à la télévision, et nous voyons les images « en direct » de la compétition ainsi diffusée sur TV Tokyo, avec ce qui se passe sur scène pour les candidates aussi bien que les présentateurs.

Si vous avez suivi (et j’avais prévenu que ç’allait être dense), Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu propose donc 4 à 5 niveaux d’images, et donc 4 à 5 niveaux de réalité. Chaque gravure idol dévoile ainsi, selon la camera qui tourne, une facette plus ou moins superficielle, plus ou moins vulnérable, plus ou moins sincère. Et quand l’une d’elle craque sous la pression ou juste l’émotion, c’est même encore un dernier niveau qui se dévoile alors que le vernis craque !
Le premier épisode rendait les choses un peu confuses, comme j’ai eu l’occasion de vous le dire la dernière fois. Mais dés le 2e épisode, on apprend à posséder les codes de cette étrange fiction à plusieurs niveaux, et ça devient rapidement une seconde nature que de naviguer entre les différents degrés de réalisme. La série en tire partie pour nous interroger, nous émouvoir… mais aussi parfois nous surprendre quand on réalise que le niveau auquel on pensait qu’une séquence se déroulait était, en fait, moins sincère qu’il n’y paraissait.

Cette façon de jouer avec notre perception de la réalité est partie intégrante du propos de Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu : on veut nous dire quelque chose sur la candeur prétendue de ses héroïnes (candeur qui est attendue d’elles) et la fausseté qu’on devine derrière cette industrie du divertissement (qui comme toute industrie est dans une certaine hypocrisie). Mais on ne nous dit pas forcément ce qu’on s’attend à entendre, même avec tout le cynisme du monde. C’est là que vit, dramatiquement, la série. Et c’est impressionnant.

Si Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu parvient à atteindre cet objectif, c’est parce que ses actrices sont excellentes (il n’y a dans le cast qu’un maillon faible, qui surjoue un peu ; sur 20 héroïnes principales, ça va quand même).
Vous voulez savoir ce qui est le plus génial ? C’est que ces actrices sont avant tout, elles-mêmes, des gravure idols. En fait, le cast de Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu n’a pas de personnage à jouer : chacune est supposée interpréter « son propre rôle » ! Ce qui ajoute, forcément, à la force de la série (et à sa complexité, je vous l’accorde).
Chaque héroïne de la série incarne donc, dans Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu : son propre rôle, son propre rôle pendant l’audition, sont propre rôle devant la camera du documentariste, son propre rôle lorsqu’elle pense que la camera du documentariste n’est pas sur elle, son propre rôle devant son caméscope, son propre rôle pendant l’émission de la finale… et son propre rôle quand/si elle craque ! Mais tout ça à des niveaux différents ! C’est un sacré pied-de-nez, en soi, aux clichés sur les gravure idols qui ne savent pas jouer, que de les voir naviguer avec, généralement, beaucoup d’aisance, entre ces différents degrés.

D’ailleurs, même les rôles mineurs sont concernés par cette mise en abime : même le producteur de la série (qui est un exécutif de TV Tokyo ; la série est produite en in-house) ou les présentateurs de la chaîne pendant la finale, jouent leur propre rôle ! Tout est fait pour minimiser autant que possible l’impression de regarder une fiction, et ancrer Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu dans la réalité de l’industrie.

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Mais c’est ce qui permet à Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu de poser les vraies questions. Les questions qui fâchent. Et qui fâchent à peu près tout le monde au moins une fois.

Ainsi, on se demande souvent si ces jeunes femmes sont conscientes d’être exploitées, telles de la chair à saucisse, pour les fantasmes de consommateurs qui attendent d’elles qu’elles soient sexy mais aussi innocentes, comme des petites amies idéales, pas compliquées, surtout pas trop humaines.
On découvre que… oui. Elles le savent. Elles n’ignorent absolument pas le sexisme dont elles sont les victimes, les exigences irréalistes qui leur tombent dessus (par exemple elles ne sont pas supposées avoir une vie amoureuse, comme c’est la coutume dans l’industrie du divertissement japonaise), les débordements auxquels elles doivent prêter attention (fans trop collants, évènements pouvant dégénérer, boulots dégradants…), et ainsi de suite. Derrière leur image naïve, il y a des femmes qui savent très bien dans quel milieu elles bossent. Elles savent que ce n’est pas l’industrie du porno non plus, mais qu’il suffirait de pas grand’chose pour perdre du galon et être forcée de tomber le haut, puis le bas, puis…
Malgré cela, la majorité d’entre elles va réaffirmer, au cours de la semaine précédant la finale, son engagement pour le métier de gravure idol. Chacune a une raison différente de vouloir travailler dans ce milieu, et aucune de ces raisons n’est superficielle ou aveugle aux conditions de vie. Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu détaille justement ces conditions de vie pour bien écarter toute ambiguïté : on ne devient pas gravure idol parce que c’est fun. Ou alors on ne fait pas long feu.

En dévoilant ces conditions de vie, la série va donc aborder un nombre de thèmes absolument fou, surtout pour une série qui ne compte que 12 épisodes. D’un portrait à l’autre, ce sont différentes questions qui vont être abordées, parmi lesquelles :
toutes les gravure idols ne se ressemblent pas : il y a les jeunes, les « vieilles » (la doyenne a 29 ans, et zéro occasion de l’oublier), les minces, les « rondes », les petites poitrines, les fortes poitrines, les vraies poitrines, les poitrines potentiellement siliconées, etc., alors contre toute attente, Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu va parfois parler de body positivity ;
– corollaire, le rapport à la nourriture et à la minceur est évoqué : pour conserver son gagne-pain, il faut se surveiller, en permanence, alors que la bouffe est aussi un des rares moyens de décompresser ou simplement de se faire plaisir ;
– autre problème au quotidien, le sommeil et les horaires, rarement compatibles alors que, là encore, c’est leur boulot d’être jolies. Mais comment l’être quand on enchaîne les photos jusque tard, qu’on a tourné dans le froid, ou pris des photos à perpette, ou tout simplement, qu’on essaye d’avoir une vie ?
– la question de l’âge force chacune à un bilan : où j’en suis de ma vie ? Elles voient les autres jeunes femmes de leur âge se fixer, fonder une famille ; elles savent qu’après un certain âge, dans leur culture, il est attendu qu’elles se rangent ; elles voudraient faire évoluer leur carrière pour ne pas faire ça toute leur vie, mais découvrent généralement qu’elles sont bloquées et ne peuvent plus changer de voie (typecasting et clichés formant l’essentiel des barrières). Elles savent, aussi, que leur carrière tournée vers la beauté dans une industrie obsédée par la jeunesse fait d’elles des produits à obsolescence programmée, et anticipent avec appréhension ce que l’avenir leur réserve, tout en regardant de plus jeunes recrues arriver dans le métier ;
– avec la carrière, les relations avec le manager occupent en toile de fond bon nombre de dialogues. Le manager et plus largement l’agence artistique gouvernent la vie des gravure idols, faisant et défaisant les carrière, introduisant de facto une hiérarchie entre les jeunes femmes, privilégiant celles qui rapportent, négligeant les autres… 99% des représentants de ces agences sont des hommes, de la même façon que les documentaristes, les photographes, les producteurs, sont presque toujours des hommes (et leur visage est presque toujours hors-champs). Il s’agit donc de gens qui ne sont pas, n’ont jamais été, et ne seront jamais des gravure idols, mais toujours des exploitants de cette richesse jetable ;
leur survie financière et leur salaire occupe une grande part des intrigues personnelles. Être gravure, à moins d’être au top, ça ne gagne pas des mille et des cent. L’une des protagonistes est une working poor qui cumule avec un autre job, et elle est clairement exploitée ; elle aussi à deux doigts du burn-out. Comment se faire un peu d’argent en extra ? Jusqu’où aller pour survivre financièrement ? On verra aussi comment l’industrie peut s’employer à casser la résistance des jeunes femmes pour en obtenir le cliché qui vend ;
– plus largement, la question du consentement est bien-sûr centrale vu la nature sexualisante du métier. On va ainsi découvrir qu’être une gravure idol semble parfois, pour certains interlocuteurs, signifier signer un chèque en blanc sur sa vie privée, ses limites dans la nudité, la sexualisation à son insu, ou la dégradation… voire même sa sécurité (on abordera le problème des stalkers). Il sera aussi question de harcèlement à l’intérieur-même de l’industrie ;
– une scène scandée comme un leitmotiv dans la plupart des résumés de début d’épisode, nous répètera qu’être une gravure idol, ce n’est pas simplement enfiler un bikini et sourire. C’est, plus largement, avoir une image, une personnalité publique, dont on peut se retrouver la prisonnière. La célébrité a ses revers, et paradoxalement, être une personne publique peut parfois empêcher d’être une personne ;
– et malgré tout ça, ces jeunes femmes sont indépendantes. Elles ont un métier, un salaire, parfois une reconnaissance publique, et tirent une fierté de tout cela, soulignant que malgré l’industrie où elles travaillent, elles ont des idéaux bien à elles. Elles se plient aux mauvais côtés pour réussir d’après leurs propres critères. L’une d’entre elles tiendra un discours ostensiblement féministe sur ce qu’est sa vie et sur ce que sont ses attentes, avec tout ce que cela peut représenter de compliqué et parfois contradictoire.

Peu de séries parviennent à aborder la célébrité, fut-elle dans un microcosme tel que celui-là, avec autant de détails et de franchise. Et de façon si intimiste. Car malgré tout cela, Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu n’oublie jamais totalement l’émotion, et on se prend, à absolument chaque épisode, à porter de l’affection à ces jeunes femmes.

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Pour accomplir tooooout cela, la série repose sur une structure à la fois simple mais futée.
Le 1er épisode, remplissant pleinement une fonction d’exposition (introduction du contexte, des participantes, des problématiques soulevées), a rapidement été remplacé ensuite par des épisodes relevant plus ou moins de l’anthologie, chacun d’entre eux suivant une des gravure idols en particulier. Avant que la formule ne se montre répétitive, le 10e épisode change un peu le format, et les deux derniers épisodes se consacrent entièrement à la compétition et reprennent une vision d’ensemble.

Et en dépit des apparences, tout cela est extrêmement fluide, parce que bien pensé. Comme tant de séries japonaises, Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu est parfaitement consciente d’être une mini-série, et que ses chances de renouvellement sont quasi-nulles ; son concept quasi-anthologique, éloigné d’une narration linéaire, aurait pourtant pu en faire abstraction. Mais c’est en fait tout le contraire qui se produit. La série possède une structure très logique, dont ci-dessous je vous propose un schéma. En bleu, les épisodes mettant en scène tous les personnages ; en rose, les épisodes-portrait individuels ; et en violet, l’épisode transitoire utilisant à la fois le format du portrait et les intrigues de tous les épisodes précédents :

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C’est sur les épisodes en rose que Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu accomplit des miracles.
Ses portraits individuels ne sont jamais dans la caricature ; au contraire, tout est fait pour nous parler du métier de gravure « en vrai », de tomber le masque et de dire qui sont ces jeunes femmes dans la vie de tous les jours, ce que leur métier implique pour elles, les difficultés qu’elles rencontrent alors qu’elles sont tout sourire pour les fans, précisément parce que leur métier est de sourire en bikini.

Et pourtant ce sont ces mêmes fans qui sont directement visés par TV Tokyo, chaîne qui a initialement diffusé cette série. La chaîne, qui est plus célèbre pour ses séries animées dans la journée ou ses séries polissonnes la nuit, vise ostensiblement un public jeune et surtout masculin (voir aussi : otaku), qui précisément sera attiré par les héroïnes de Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu pour toutes les mauvaises raisons.
Le rôle à la fois voyeuriste, sensationnaliste et paternaliste de l’équipe du concours ET du documentaire, sous cet angle, accomplit quelque chose de bien particulier, en dépit du fait que les hommes (hormis quelques managers) soient presque totalement absents à l’écran. En filmant souvent à la première personne, du point de vue du documentariste (lequel s’exprime hors champs en posant des questions ou réagissant), la série questionne implicitement le public-cible des gravure idols… et donc le public-cible de la série ! Les documentaristes se veulent neutres dans leurs réactions, mais vont généralement tomber des nues en voyant que les jeunes femmes qu’ils filment sont de vraies personnes : un rappel nécessaire s’il en est.
Alors, dans ce contexte, le défi de la série sera de faire de la place pour le fanservice, de feindre la gratuité, tout en déconstruisant autant que possible le côté glamour de l’industrie. Pointer régulièrement du doigt les fans, l’industrie, et ses représentantes… tout en espérant faire de l’audience pendant 12 semaines, tel est le défi de Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu. Rien que la démarche a de quoi tirer des jurons d’admiration.

Alors forcément, devant un tel travail d’orfèvrerie télévisuelle, on comprend que TV Tokyo vende le format à l’international : l’idée a vraiment du mérite. Hélas il y a très peu de chances pour que Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu puisse être adaptée à l’étranger.
L’industrie japonaise des gravure idols est particulière à bien des égards (cette review le prouve : le spectateur occidental n’a pas tous les repères culturels nécessaire s’il ne trempe pas déjà un peu dans la popculture nippone) et n’a pas vraiment d’équivalent ailleurs. Toute adaptation impliquerait des choses très différentes, sûrement dans un extrême (les mannequins de mode) ou un autre (le porno) qui transformerait sûrement plusieurs axes. Impossible de faire des comparaisons avec des séries au contexte vaguement similaire qui existeraint déjà, genre Hit the Floor, car Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu n’a pas un iota d’intrigue soapesque dans son ADN. Sans parler de la complexité de la structure narrative de la série, que j’ai tenté d’expliquer plus haut, et qui peut légitimement effrayer les scénaristes devant l’adapter (ils s’y sont mis à 4 pour écrire Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu ; une équipe strictement paritaire me faut-il ajouter).
Et que dire du fait que TV Tokyo n’est vraiment, vraiment pas l’un des plus gros vendeurs de formats de fiction au monde ? Le Japon exporte et importe tellement peu…
Non, l’initiative de Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu est, et a de grandes chances de rester totalement unique. Désolée pour TV Tokyo. Mais tellement pas désolée pour les téléphages qui feront l’expérience de cette série sans pareille au monde. Demandez-moi comment sur Twitter.

Poussant à son paroxysme sa logique d’intégration, et prouvant ainsi une nouvelle fois que les chaînes japonaises ont vraiment tout compris, Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu a même annoncé le nom des gagnantes du concours de la série… lors d’un évènement visant à promouvoir la vente du DVD de la série ! On peut ainsi trouver, sur le site officiel de TV Tokyo, le tableau récapitulant les points obtenus par chacune grâce au vote du public… Bien-sûr, le groupe aura vécu ce que vivent les roses, mais il faut quand même admettre que la chaîne aura vraiment joué le jeu jusqu’au bout.
C’est pas spoiler s’il faut lire le Japonais pour connaître le nom des gagnantes.

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Toranai de Kudasai!! Gravure Idol Ura Butsu, ce sont 12 épisodes à passer absolument dans l’univers vrombissant, bouleversant, désorientant, et parfois aberrant des gravure idols.

Et je laisse le mot de la fin à l’une des héroïnes de la série à son documentariste : « Mais en fait, à l’origine… Ça va si je dis un truc vraiment basique ? Les bikinis sont supposés être faits pour aller nager dans l’eau ».

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

1 commentaire

  1. akito dit :

    J’ai appris ce qu’étaient les Gravure Idol grâce à Yui-cahuète, pardon Yui Okada lors de la séparation des Biyûden… J’ai reconnu d’autres filles parmi les candidates, notamment Ayaka Komatsu que je pensais totalement oubliée, casée avec un mari et deux gosses après sa tentative lamentable dans la chanson ! Et comme quoi, l’importance de l’agence est un biais, oui, j’en ai bien l’impression. C’est effectivement assez dur moralement, elles donnent l’impression de trimer sans relâche pour espérer une petite gloire, encore plus discrète depuis l’ouragan AKB, et de toute façon éphémère. Et plane régulièrement à mesure que l’âge avance le spectre de la nudité en dernier recours, en cas de désespoir… Et comme tu dis, elles ne gagnent pas énormément, j’ai été surpris. J’ai lu les résultats du concours, pour moi il n’y a pas de surprise. Je pense que pas mal de filles qui n’ont pas gagné auraient du talent pour d’autres choses, comme Tomomi Nakagawa qui dégage beaucoup de charisme et de féminité, je la verrais bien actrice ou présentatrice ! Par contre j’ai trouvé Mari Okamoto, bien que plutôt comique au début, finalement assez énervante à se plaindre et geindre sans cesse, à se demander si c’est sincère ou non… C’est elle, ton maillon faible ? 🙂

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