On a high note

30 janvier 2015 à 22:19

Galavaaaaaant ♪
Sous l’étendard de la musique et de l’humour, la première saison de Galavant s’est achevée le weekend dernier. Avec le solide espoir, ostensiblement mis en avant dans le dernier épisode, de revenir, un jour. Peut-être. Emphase sur le peut-être.
Dans l’éventualité où cela viendrait à se produire, je suis au regret d’annoncer que ce serait sans moi. J’ai pourtant, vaillamment, insisté à regarder l’intégralité de la série après n’avoir pas été convaincue par le pilote (et légèrement plus, mais si peu, par le second épisode), et je suis désolée, mais ça ne fonctionne tout simplement pas.

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Chaque épisode de Galavant fait pourtant preuve de bonnes intentions. Hélas les bonnes intentions se limitent vite à avoir une bonne idée, un bon gag, une bonne réplique par scène, et jouer le reste à l’oreille. Là où je m’attendais à être pliée de rire, j’ai dû me contenter de pouffer une fois puis attendre plusieurs minutes que la prochaine bonne idée pointe le bout de son nez.
Il manque de la fantaisie à Galavant, il manque l’audace d’être vraiment fou-fou, l’énergie de se donner à 200% dans son univers fantasque, le cran de ne pas se sentir obligé d’exploiter une blague pendant toute une scène, voire tout un épisode (…les pirates) mais d’au contraire surenchérir constamment. Galavant a tendance à faire l’exact inverse, à mettre en place une situation et à l’étirer longuement, pire, à l’incarner par une chanson qui va simplement revenir sur ce qui a déjà fait sourire ou rire une fois, sans tenter de rebondir dessus. J’aimais par exemple bien la chanson du cuisinier et de la femme de chambre, If I Could Share My Life With You, mais à la fin du premier couplet on avait déjà entendu tous les ressorts que Galavant était capable de produire sur le registre.
Et elles sont nombreuses les chansons à se rendre coupables du même délit. Pour une No One But You (qui vaut une bonne douzaine de Let It Go), combien de Comedy Gold ? Et de reprises de Galavant, ce qui bien que relevant un peu du comique de répétition (et devenant plus reconnaissables que le « générique » de la série, pâlichon), est quand même d’une folle paresse ? La moitié des titres semblent qui plus est avoir le même air…

Le seul bon point de la série, Galavant le doit à ce qui n’est aucunement dans ses propriétés humoristiques ou musicales : sa trame. La saison a la bonne idée d’avoir une intrigue qui évolue à peu près de façon continue, et de ne pas faire stagner ses personnages indéfiniment dans des situations qui, autrement, commenceraient à sentir l’eau croupie rapidement. C’est ce à quoi on doit le final de la saison, avec l’arrivée de Galavant et son équipe au château, ainsi qu’une relance d’une intrigue nouvelle et qu’un cliffhanger. Et ça fonctionne plutôt bien… mais vu que le reste, hélas, n’est pas aussi réussi, ça ne donne pas envie de revenir aux côtés du chevalier Galavant…

Au final on ne s’ennuie pas exactement dans Galavant, mais on ne se tord pas de rire non plus, on ne bat pas des mains en rythme, et surtout on ne garde aucun air en tête si ce n’est ce damné Galavaaaaaant ♪. A quoi bon ? S’il n’y a pas de chanson à répéter à tue-tête et pas de gag à replacer à tout va, à quoi bon regarder une comédie-comédie musicale ?

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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