ARK: Survival Explained – 1×05

22 mars 2024 à 23:00

Après avoir libéré la mine, Helena, Mei Yin, Alasie, et John reviennent à la communauté des redwoods. La victoire est dans l’air, mais de courte durée : il faut s’organiser pour nourrir de nouvelles bouches, et surtout, pour l’étape d’après. Les divergences stratégiques sont au coeur de la première moitié du cinquième épisode d’ARK: The Animated Series, qui est également l’avant-dernier épisode de la salve proposée depuis hier par Paramount+.
La seconde moitié de l’épisode, elle, a décidé de frapper fort…

Les protagonistes sont encore un peu secouées de la libération de la mine dans l’épisode précédent ; Helena et Mei Yin, en particulier, semblent au faîte de leur incompréhension mutuelle, Helena prônant une violence mesurée et Mei Yin étant plutôt adepte de la technique de la terre brûlée vis-à-vis de ses ennemis. Il est désormais plus que clair que la guerrière a une dent contre Nerva, même si ses origines ne sont pas aussi claires que le sens de la justice de Helena. Dans tous les cas, cette fureur préside à ses décisions ; cela inquiète plusieurs personnes à la communauté des redwoods, qui envisagent de relever Mei Yin de ses fonctions de commandement (…elle avait des fonctions de commandement ? non non mais, okay, admettons).
Pour la première fois de la saison, et afin d’éclairer ses motivations, ARK: The Animated Series propose de nous donner un meilleur aperçu de qui elle est réellement : c’est enfin l’heure des flashbacks pour Mei Yin ! On apprend qu’avec son jeune frère, elle a été éduquée dés son enfance à devenir l’héritière de la tradition guerrière de sa famille, et en particulier, de la tradition révolutionnaire de sa famille, après que ses parents aient été assassinées (avec une petite pointe de Mulan, car son grand’père regrette qu’en tant que femme elle ne puisse hériter alors qu’elle présente toutes les qualités nécessaires). Au passage, même si les détails historiques ou politiques sont plus brumeux que précédemment, on retrouve une fois de plus la notion de résistance à l’oppression dans la backstory de Mei Yin.
A mesure que les flashbacks progressent, on découvre que, adolescente, elle a dû assister au meurtre de son grand’père, et s’est trouvée la seule personne capable de défendre son frère dans un terrible bain de sang. On comprend qu’avec tout ça, Mei Yin ne soit pas seulement violente, mais surtout inflexible face à ce qu’elle perçoit comme une menace.

Ces retours en arrière sont complétés par des scènes au présent, dans lesquels Helena décide de dépasser son conflit avec Mei Yin… et lui demande de l’entraîner à devenir une meilleure guerrière. Cette partie de l’intrigue, même si elle m’a prise par surprise, est en fait logique dans l’évolution d’Helena, dont ARK: The Animated Series continue d’explorer l’éveil à la survie. Elle ne veut pas tuer, mais il est clair à un moment que si elle veut surmonter le danger que représentent Nerva et Rockwell, elle doit à tout le moins en être capable.
Il s’avère que c’est aussi une excellente décision pour renforcer la relation entre Helena et Mei Yin, qui, à travers cet entraînement, commencent à se comprendre beaucoup mieux, et se respectent mutuellement mieux que jamais. L’épisode réussit plutôt bien cet aspect, et en profite pour éviter d’un pas preste le trope des femmes qui s’entredéchirent auquel il aurait été facile de recourir vu le démarrage de l’épisode, et leurs différences idéologiques. L’intelligence émotionnelle de Helena lui permet donc de s’adapter toujours plus aux circonstances ; Mei Yin, quant à elle, a encore un peu de mal à mettre de l’eau dans son vin, mais apparaît moins comme l’alter ego de Domina que précédemment (vu que c’était un peu le cas dans l’épisode de la mine). En nous offrant un peu de sa vulnérabilité à travers les flashbacks, elle inspire l’empathie.

Hélas, l’entraînement s’avère rapidement nécessaire. Nerva, Rockwell et leurs hommes chargent rapidement de la communauté des redwoods pour se réapproprier l’artéfact que Helena a volé dans le premier épisode (et qui a ouvert l’accès à la cave de l’obélisque verte dans le deuxième épisode). Le village suspendu a tôt fait d’être submergé par les flammes, et la communauté prend la fuite tandis que Helena, Mei Yin, John et dans une certaine mesure Alasie tentent de faire reculer les troupes du général romain.
Ce sera un échec cuisant (sans jeu de mot), d’autant que le tek rifle est finalement récupéré par Rockwell (les images du générique de fin suggèrent même qu’il a caché l’arme à Nerva, et je crois que c’est la première fois qu’un élément de l’intrigue nous est dévoilé de cette façon). La communauté des redwoods, qui n’est donc plus dans les redwoods, commence un exode dans les marais de The Island…

Cet épisode confirme qu’ARK: The Animated Series maîtrise vraiment bien ses scènes d’action. En particulier, j’aime l’effet de flou appliqué à certains gestes (savamment choisis) pour amplifier la vitesse et la confusion, sans faire perdre de lisibilité à la scène dans son ensemble. L’action de la série n’est pas chorégraphiée de façon très savante, mais elle est réussie. Il en ressort aussi, de façon constante, une impression de violence qui n’est pas euphémisée (le sang y coule largement), mais pas gore (par exemple ARK: The Animated Series ne montre pas une violence aussi détaillée que The Legend of Vox Machina dont on parlait en janvier). C’est un choix qui convient bien à la fois à l’identité du jeu d’origine, où l’on voit du sang mais sans plus, et qui, en même temps, ne cherche pas la surenchère. En outre cela cultive un aspect de violence « réaliste » et sensée, confirmant que la série ne tire aucun plaisir de la violence, et ne veut pas en inspirer. On pourrait associer cette décision au refus de la sexualisation des personnages féminins, d’ailleurs. ARK: The Animated Series fait vraiment son possible pour éviter le plus petit dénominateur commun, quand bien même ses moyens ne sont pas ceux d’une superproduction. Je lui en suis reconnaissante.
Oh, et ne me laissez pas vous abandonner sans avoir mentionné que cet épisode met également en scène Pegomastax (chopez-le, il a volé une hache !) ; des Daeodons de guerre ; un Megalania ne respectant pas le Code de la Santé publique ; un troupeau de Gallimimus ; des Lystrosaurus ; un Dimetrodon et un Beelzebufo vite fait ; une saloperie de Leech ; un Baryonyx ; et pour couronner le tout, des Piranhas. Ah oui, on sens qu’on est dans les marais, là.
Quasiment toutes les créatures hantant ce biome dans le jeu sont à l’appel… quasiment.


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