Please go gentle into that good night

29 mai 2009 à 10:42

Je vous disais récemment de vous méfier des pitchs. J’aurais sans doute dû écouter mon propre conseil… Laissez-moi vous traduire la fiche de DramaWiki : « Shinjuro est un embaumeur, et à travers ses rencontres avec différents cadavres et personnes, il acquiert une plus grande compréhension de la mort, et ce que cela représente réellement de vivre ». Bon, moi, je vois un pitch comme ça, je fais quoi ? Bah je regarde, obligé. En plus, la fiche spécifiait aussi « Genre: Psychologique, suspense ». Franchement. Hein ? Dites, on est d’accord, j’ai été piégée. Ah, ah, et aussi, il y avait cet avertissement comme quoi les scènes de nus faisaient que la série n’était pas recommandée aux moins de 18 ans. Vous voyez ? Tout était fait pour que je m’attende à une version nippone de Six Feet Under !

Eh bah rien du tout ! Car une fois qu’on se retrouve devant Shigeshoushi, la série dont je vais donc vous parler aujourd’hui, on déchante très vite. On a droit à absolument toute la panoplie de ce qui peut rendre une série nippone complètement indigeste : les personnages grand guignolesques et stéréotypés (le jeune mec qui ne pense qu’à palper de la petite nana bien roulée, la petite nana bien roulée qui ne tient pas à se faire palper… mais qui va finir par y passer dés qu’elle aura réalisé que le mec a un côté plus sérieux), les situations burlesques (et vas-y que je joue au pervers, que je fais l’idiot, que je drague tout ce qui bouge… et de l’autre côté vas-y que je pique des colères toutes les 1mn10, que je prends des airs outrés et que je crie dans tous les sens avec une voix insupportable), sans compter la musique qui est toujours dans l’exagération, avec alternance brutale de violons, de musique soi-disant terrifiante, d’airs vaguement badins, etc… TOUT, tout est au summum du ridicule.

En plus de son accumulation de clichés, Shigeshoushi sacrifie également à tous les travers d’une série prévisible de bout en bout. Dés qu’on aperçoit la meilleure amie de l’héroïne, et qu’on apprend qu’elle réalise simultanément son rêve d’être ballerine et de se marier, on sait qu’elle va crever. Et désolée de vous spoiler, mais ça ne fait pas un pli. ‘Fallait pas en rajouter dans la scène devant la boutique de mariages, non plus, ça s’appelle tendre le bâton pour se faire battre !

Shigeshoushi, le dorama japonais qui donne mauvaise réputation aux dorama japonais.
J’hésite même à envoyer la fiche à SeriesLive, du coup.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

2 commentaires

  1. Nakayomi dit :

    Tu n’as plus qu’à conspuer ceux qui ont écrit la fiche de Drama Wiki ! (Toute la question reste de savoir si le conseil par rapport à l’âge est au moins un peu justifié ou non ? )

  2. ladyteruki dit :

    En général, les fiches DramaWiki proposent une traduction du résumé officiel de la série (bien que d’ordinaire, la source soit indiquée sur la page), donc je pense que la publicité mensongère remonte à plus haut que les humbles rédacteurs de DramaWiki.

    (et la nudité, c’est du pipi de chat… par contre la séance d’embaumement était plus explicite que je ne m’y attendais, avec les fluides corporels et tout ; c’était stylisé mais plutôt couillu quand même)

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