Who let the DOGS out ?

6 novembre 2009 à 13:13

Ne pas regarder Tokyo DOGS cet automne, c’était choisir d’ignorer ce qui serait le carton de la saison. Un carton annoncé de longue date, car depuis l’été, déjà, au fil des news, se profilait l’ombre du vainqueur de la saison. Moyens en béton armé, case horaire royale, cast semi-prestigieux (en tous cas, un épique cas de « win » auprès du public féminin)… finalement la vraie surprise, ç’aurait été que Tokyo DOGS vautre ses audiences.

Pourtant, malgré cet apéritif alléchant, la série ne m’attirait pas du tout. Si vous allez lire le pitch sur SeriesLive (et sinon, pourquoi Ducros y se décarcasse ?!), vous comprendrez vite pourquoi : deux flics que tout oppose (oï, ça commence mal) doivent protéger une jeune femme amnésique, qui se trouve être le meilleur témoin de leur enquête (c’est dire).
On sent les mecs qui ont bien réfléchi avant de pondre leur scénario.

Pourtant, Tokyo DOGS, par un étrange coup du sort, s’avère surprendre à partir de cette base pourtant très clichée. J’aimerais pouvoir vous dire que c’était une bonne surprise. Hélas, pas du tout.
Au lieu d’une série policière, éventuellement boostée à l’adrénaline et, bon, puisqu’on est au Japon, agrémentée d’un triangle amoureux, on se retrouve face à… tenez-vous bien… une comédie. Et pas une des meilleures par-dessus le marché.

Mettons l’action au ralentit, et décomposons le mouvement, voulez-vous ?
Le pilote s’ouvre sur un parking sordide à New York, avec comme ingrédients un parrain de la mafia nippone, une unité d’intervention internationale, composée entre autres de nos deux jeunes flics, le loup taciturne et le chien fou, ainsi que des gros calibres. Nos deux inspecteurs n’ont résolument rien en commun, et le chien fou fait évidemment tout capoter, le mafieux s’enfuit (grâce à une pyrotechnie presqu’impressionnante) et parmi les décombres erre une jolie jeune femme dont on imagine qu’elle a un lien avec l’affaire.

C’est après que tout a basculé. Une fois tout ce petit monde revenu au Japon. Soudain nous voilà dans un tout autre registre. Le témoin (la jeune femme, donc) est hébergé dans un petit appart, et les deux flics le prennent en charge. Mais comme c’est une belle nana, l’un la drague effrontément, l’autre lui fait la cuisine. LA CUISINE ! J’invente rien.

A partir de là, il faut bien le dire, le pilote n’a plus rien à offrir. On a compris qu’il oscillerait entre marivaudage de la pire espèce et pseudo-enquête policière paresseuse, tentant désespérément d’être drôle sans jamais y parvenir.
Franchement, ça fait de la peine.

Voyez, amis téléphages, ceci est une leçon. Toujours se méfier de ce qui se dit en amont d’une diffusion. Et surtout, toujours, toujours se méfier d’un pitch. On croit qu’une série va être quelconque, et en fait elle s’avère pénible.

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