5 films que vous ne trouverez pas dans le Secret Diary… (Part. 1)

24 janvier 2013 à 21:48

Vous le savez, j’ai décidé de me remettre sérieusement aux films (tout est expliqué ici pour ceux qui ont loupé le début). Vous avez été nombreux à me soumettre des suggestions, parmi lesquelles je passe régulièrement pour faire mon marché, selon l’humeur du moment.
Très important, l’humeur, pour tenir la distance pendant un challenge annuel…

Et ainsi, je continue d’ajouter des films vus dans le Secret Diary of a Secret Cinephile, et progresse dans mon défi.

Cependant, il y a des films que je n’ajouterai pas à mon tableau de chasse. Jamais. Parfois, certains sont mentionnés dans les recommandations, d’ailleurs ; en fait je me sens assez mal quand je vois que vous me les recommandez chaleureusement alors que je n’en pense pas forcément du bien.
Et puis, dans le Secret Diary, voyez-vous, je me suis rendue compte que par définition, je ne parle que des fois où j’ai réussi le défi de découvrir un film nouveau. Mais tous les visionnages ne finissent pas en happy end, avec votre serviteur cherchant frénétiquement une affiche à peu près décente sur internet et la rédaction d’une bafouille pour immortaliser l’effort accompli. Il y a aussi tous les films qui, eux, n’en auront jamais l’insigne honneur ! Oui enfin, bon.
J’ai donc décidé de vous parler de quelques uns de ces films recalés (évidemment pas tous) ; et ce, en deux volets.

Ce soir :
5 films que vous ne trouverez pas dans le Secret Diary…
parce que je les ai déjà testés

Il est de notoriété publique en effet que je ne me force jamais à aller au bout d’un pilote s’il ne me convainc pas, ou si, pire, il me révulse totalement. Eh bien il en va de même avec les films ; comme l’une des règles du challenge est de voir le film en intégralité, et que j’ai interrompu leur visionnage avant la fin, ces films n’ont donc pas été ajoutés à la liste des films vus. Et au point où on en est, je peux bien vous le dire : vu ma réaction en les voyant, je ne les finirai jamais.

Voyons donc le profil de 5 des films dans cette situation. Veuillez prendre note que quelques spoilers peuvent, néanmoins, s’être glissés dans ce post.

The Lord of the Rings – Bon, on commence fort avec non pas un film, mais carrément une trilogie, comme ça c’est fait. Peu attirée par la fantasy, j’avoue n’avoir jamais trouvé une seule bonne raison de me mettre devant les films. Mais quand il a été clair que j’allais vouloir regarder The Hobbit à cause de Lee Pace (on se souviendra qu’à cause du même animal, je me suis envoyé des films comme Marmaduke ou 30 Beats, hein, merci pour rien), je me suis dit que pour Noël 2011, ce serait peut-être une bonne idée de s’atteler à la tâche. J’ai tenu en tout et pour tout 22 minutes devant le premier volet. Et quand je dis « tenu », je n’emploie pas le terme à la légère : j’étais incapable de me concentrer sur l’histoire, les personnages, rien. Pour résumer mon état d’esprit, je n’en avait rien à faire. Mais alors, rien de rien. Rien à péter. Alors j’ai finalement arrêté les frais, et je me suis dit philosophiquement que, hm, bon, de toute façon, The Hobbit était le prequel, alors je n’avais pas besoin d’avoir vu The Lord of the Rings. Ouais, je suis moyen honnête avec moi-même certains jours, mais on s’arrange. Ok, The Lord of the Rings, on oublie.

Prometheus – Celui-là est tout récent, ça s’est déroulé il y a pas quinze jours (je l’ai raconté sur Twitter, mais tout le monde n’est pas sur Twitter) ; j’étais tranquillement en train de remonter la filmographie de Charlize Theron (en partie parce que je cherchais désespérément un rôle où elle ne soit pas antipathique ; entre parenthèses : pour l’instant c’est l’échec), quand tout d’un coup je tombe sur le titre de ce film et je me dis : « ah ouais, c’est un gros truc ça, même moi j’en ai entendu parler ». Parce que parfois, il y a des titres de films que je mémorise, quand bien même je n’ai pas vu l’ombre d’une image et moins encore d’un trailer. Bon, bah écoutez, vu le nom, ça ne peut pas être inintéressant, pas vrai ? Ah mais je confirme, le début du film est intéressant. J’aurais dû commencer à me poser des questions au bout de 38 minutes quand j’ai vu ce plan, mais non, même pas. En réalité, il m’a fallu très exactement une heure pour comprendre que le film que je regardais avait un rapport avec la franchise Alien. J’ai pris mes jambes à mon cou et n’y suis jamais revenue. Je ne suis pas fan de scènes gore et pour moi, l’arrachage de bras a été le déclencheur ; ce n’est pas que c’était trop violent pour moi, c’est surtout que je me suis dit que là, la bestiole n’en était qu’à sa première victime et que ça n’allait certainement pas aller en s’arrangeant. Ok, Prometheus, on oublie.

Brothers – Au juste je n’ai aucune idée de pourquoi j’ai lancé ce film. Je crois que pendant mon premier défi, j’avais vu V for Vendetta, et je pensais m’enfiler un film avec Nathalie Portman, quelque chose de ce genre. J’avais oublié deux choses. Deux choses qui pourtant devraient être impérativement rappelés à mon souvenir quand je prospecte pour des tentatives de visionnages, qu’il s’agisse de film ou de série. Règle numéro 1 : pas de romance. Jamais de romance. Ca m’excède, ça m’agace, je soupire nerveusement, je commence à me faire les ongles ou à discrètement récupérer un magazine qui traine, bref, je n’ai aucune patience pour ce genre d’histoires, ou alors faut vraiment que la fiction ait d’autres qualités rédemptrices par ailleurs (comme le notable exemple de Pushing Daisies le montre bien). Mais, plus important encore, il y a la règle numéro 2. Pas de film avec Jake Gyllenhaal. Jamais. Ca sert à rien d’insister. Ce mec me met de mauvaise humeur rien qu’à voir sa tronche d’ahuri bossu, je ne le supporte pas et je le trouve plus arrogant qu’autre chose, alors que franchement, il ne me frappe pas comme un immense artiste. Au bout d’environ un quart d’heure, je trépignais comme une furie par la combinaison « romance tragique » et Gyllenhaal. Ajoutez à cela le côté opportuniste/patriotique de l’affaire et j’aurais pu égorger quelqu’un. Ok, Brothers, on oublie.

Eternal Sunshine of the Spotless Mind – Ca commençait pourtant bien. Un film sur lequel je n’avais pas l’ombre d’un a priori négatif ! Pas de soucis avec le cast. Bonne réputation, si ce n’est excellente… Que pouvait-il arriver ?! Bon, oui, si. Il y avait ce léger détail. Mais si. Vous savez bien. Oui, voilà : la règle numéro 1. Une romance tragique ? Même si on était loin de tomber dans la plupart des clichés accumulés par les films du genre, Eternal Sunshine of the Spotless Mind n’avait pas non plus la thématique la plus fascinante au monde à mes yeux. Je crois que j’aurais énormément apprécié que l’effacement ait concerné autre chose qu’une relation amoureuse, ç’aurait été vraiment fascinant pour moi. Mais plus le film progressait, plus je trouvais peu original de se rabattre, encore et toujours, sur la question de l’amour. Fait rare dans cette liste, ce n’est pas au début du visionnage que j’ai jeté l’éponge, mais à seulement 20 minutes de la fin. JE SAIS ! Je sais, mais je n’en pouvais plus. Ca fait quelques années maintenant… à la rigueur je pourrais peut-être redonner au film une seconde chance, mais le problème, c’est que je me vois mal le faire, justement, pour à peine 20 minutes d’inédit. Ok, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, on oublie.

I’m a Cyborg, but that’s OK / Ssaibogeujiman Gwaenchanha – C’était en 2010, pendant le premier volet du défi cinématographique. Déjà à ce moment-là, j’avais résolu d’essayer de ne pas regarder que des films américains. Et d’ailleurs, je regardais déjà plein de fictions japonaises et, dans une moindre mesure, sud-coréennes : how hard could that be ?! J’ai donc pris un film au hasard dont j’avais entendu quelques petites choses plutôt positives et, sans même lire le pitch, m’étais jetée dans le grand bain, sûre de pouvoir nager. J’ai donc coulé à pic. L’ambiance étrange du film a eu raison de moi au bout de quelques minutes. J’avais l’impression de débarquer dans un film où tout le monde était dans la confidence, sauf moi, quant aux enjeux et au contexte. Il est vrai que je n’ai pas fait preuve d’une grande patience : moins de 10 minutes après avoir lancé le film, j’ai abdiqué. C’est entre autres à cause de cette expérience que je vais regarder au moins un film asiatique ce mois-ci (je termine d’en sélectionner un et je suis parée), histoire de me mettre un coup de pied aux fesses. Non que je sois restée sur un échec : l’année suivante, j’avais vu Battle Royale avec succès. Enfin, succès… si on appelle une boule au ventre de trois jours un succès. Mais à choisir, je préférais encore le massacre à l’étrangeté vaguement mièvre (oui parce que j’ai de grandes suspicions de règle numéro 1, en plus). Ok, I’m a Cyborg, but that’s OK, on oublie.

Bon alors, allez-y, jetez-moi des cailloux, je sais. Choisissez votre réponse, au choix : « tu aurais dû insister, tu aurais vu que la dernière scène est géniale ! » (cette phrase est la lointaine cousine de « ça s’améliore ensuite… pendant la saison 4 » pour les séries) ou « pourtant c’est un classique ! », je me suis faite à l’idée, en commençant ce post, que vous alliez me blâmer pour mon manque d’efforts.
Eh, après tout, j’ai jamais prétendu qu’il était facile d’acquérir un minimum de culture cinématographique, hein.

Si je survis au lynchage, on se retrouve très vite pour un deuxième volet de cette série de posts.

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4 commentaires

  1. Aaaargh!

    *mode drama queen ON* C’est cruel, ce que tu fais là ! Deux de mes recommandations balayées comme ça, d’un revers de clavier… ça fait mal, tu sais ? *mode drama queen OFF*

    Bon, trève de plaisanterie, je maudis ta fameuse règle numéro 1! J’ai la chance de n’avoir strictement rien contre la romance, et c’est un peu de ma faute si on en arrive là, vu que tu avais bien précisé ton aversion pour le genre dans le post inaugural du challenge, mais selon moi, les deux films en question avaient d’autres qualités qui auraient pu t’aider à surmonter cet obstacle.

    Pour moi, Brothers est en fait plus intéressant pour le traumatisme du personnage incarné par Tobey Maguire que pour la relation adultère entre Portman et Gyllenhaal, mais bon, je te concède que si tu es allergique à ce dernier, la pilule peut avoir du mal à passer.

    Quant à Eternal Sunshine of the Spotless Mind, c’est un des rares films où Jim Carrey ne me donne pas des envies de meurtre, et puis il y a bien entendu mon caméléon préféré, ma Kate Winslet qui jusqu’ici ne m’a encore jamais déçu et que j’ai trouvée en forme olympique dans ce film. Mais aussi, je suis assez friand des histoires qui touchent à la mémoire, il faut croire que quelque part le sujet me fascine. Et quand même, VINGT malheureuses minutes ! C’est moins que ce que tu as passé devant Lord of the Rings. XD

    Pour ce qui est de la trilogie en question, ce serait malvenu de ma part de te jeter la pierre étant donné que je n’ai jamais réussi à m’y atteler non plus. J’avais tenté la lecture du roman au moment de la sortie des films, j’ai lâché l’affaire au bout d’une centaine de pages.

    Et en ce qui concerne Prometheus, tout éventuel intérêt que j’aurais pu avoir à son sujet s’est évaporé à la seconde où j’ai appris que c’était un prequel d’Alien, dont j’ai soigneusement évité les multiples rediffusions ayant eu lieu de mon vivant.

  2. Eclair dit :

    Merci pour cette tranche de rire (j’en avais bien besoin). Je crois qu’on a tous ces histoires avec le cinéma. Et quelques points communs !

    Le seigneur des anneaux, j’ai jamais réellement compris son engouement. Autant Star Wars, pour les fans de la trilogie originelle, on pouvait comprendre… mais Lord of the ring, c’est des heures et des heures de films pour pas grand chose… J’étais allé voir le premier volet au cinéma, et je me suis profondément ennuyé. Mais on nous affirmait que c’était normal, que c’était une longue introduction à un univers fabuleux. Et bien sûr, il fallait absolument voir le second. J’y suis allé, et ça a été un des pires souvenirs de ciné pour moi. Et ça explique ma répulsion à aller dans les salles obscures, en passant (bon vous me direz à l’époque je pouvais encore physiquement y aller). C’est horrriblement long, il ne se passe rien. Tout le public n’avait qu’une seule envie : voir la tête de tel monstre… Mais euh…. et l’histoire alors ? Zzzz…..

    Je te rejoins aussi sur I’m a cyborg but it’s ok. Malgré tous ces grands noms au générique, j’ai eu du mal à m’impliquer dans l’histoire, bien soporifique et dépourvue de poésie.

    Prometheus, pas vu. Comme Hollywood a la fâcheuse tendance à massacrer toutes les claques que j’ai prises dans ma jeunesse, il était hors de question de voir une préquelel sur Alien. Déjà que le 4è volet était limite… donc non j’ai pas vu Alien vs predator non plus. Tout comme je me refuse à voir une énième version de Spiderman, Total Recall,… non merci.

    Brothers, pas vu. Mais il faut dire que Nathalie Portman, je la préférais « jeune », quand elle était encore un espoir du cinéma.
    M’enfin, puisqu’il fallait bien un sujet qui fâche, j’ai absolument adoré eternal sunshine of the spotless mind. Par sa mâitrise du concept, son histoie, sesacteurs, et sa musique. Et c’est vraiment vriament dommage de ne pas avoir vu les vingt dernières minutes, car ce sont celles-là qui font le film. Mais encore une fois, tu sais que toi et moi nous différons beaucoup sur le sujet de la romance

  3. bw dit :

    j’etais pret à deverser mon fiel mais je me ravise car les films cités sont assez mineur sauf peut etre pour LOTR, (22min quoi !)

  4. J dit :

    Ah le seigneur des anneaux !

    C’est surement une trilogie de livre qui a marqué mes 17 ans. Un ami m’a également fait connaitre d’autres livres de l’auteur dont « Le Silmarillion ».

    Aurais-je, maintenant, autant de gout pour entrer dans la saga par la lecture de ces livres.

    J’ai aimé (sans passion) les films, car j’ai pus revivre les livres. Néanmoins, j’évite ce genre de films fantastique depuis quelque temps. Les films de la trilogie sont lents et pompeux et c’est normal de ne pas aimer. Je ne suis même pas intéressé pour voir « le hobbit ».

    La romance comme sujet unique tombe souvent sur les mêmes type d’histoires. Néanmoins, dilué dans une comédie (mais pas uniquement); la romance se laisse apprécier de temps en temps.

    J’ai décidé de étendre ma sélection de films asiatique cité dans le sujet du 1er janvier.

    En effet, je viens de voir avec grand plaisir « The thieves » (Corée-2012) C’est un très bon thriller pouvant rappeler légèrement le sympathique « Ocean’s Eleven » (USA-2001). 5/5

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