Not everybody was a critic, brève histoire de la critique de télévision (director’s cut)

17 avril 2015 à 12:00

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Cet après-midi, comme c’est la tradition, une table ronde va ouvrir le festival Séries Mania. Et du coup, comme c’est également ma tradition personnelle, je vous propose en préambule un article complément à cette table ronde, histoire d’avoir plein de données factuelles en main pour apprécier les débats à leur juste valeur, ou tout simplement pour réfléchir à des idées corollaires.

« Blogs, webzines, réseaux sociaux, on assiste à des observations « critiques » allant du pur amateurisme au professionnalisme, par un public très large. Sommes-nous tous des critiques de séries ?« . Cette interrogation introduit le débat de cette année ; quelle que soit la réponse qu’instinctivement on ait envie de lui faire, mettons de côté un instant nos sentiments personnels pour revenir aux sources. Comment est née la critique télévisuelle ? Eh bien, comme pour beaucoup de choses dans l’histoire de la télévision… il faut d’abord parler de radio.

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De la critique mais pas trop : premières tentatives pour la radio

Après des années d’expérimentations autour des ondes magnétiques, du télégraphe et du téléphone, la radio prend petit-à-petit forme à la fin du 19e siècle. Les premiers brevets sont déposés au tout début du 20e siècle pour la fabrication de postes de radio à la chaîne, et, devant la demande qui augmente, l’offre radiophonique évolue aussi. En 1920, la première station de radio commerciale au monde naît à Pittsburgh aux États-Unis, et commence des émissions régulières ; son succès et son expansion rapides (elle parvient à couvrir tout le territoire national moins d’un an plus tard) font des petits. Très vite, de nombreuses autres stations suivent son exemple, si bien qu’en l’espace de quelques mois, les auditeurs sont vite submergés par une offre très large de programmes.

Pour aiguiller le public, les quotidiens commencent à dédier une partie de leurs colonnes aux émissions radiophoniques. L’idée n’est pas de détailler tous les programmes proposés par toutes les stations : ce serait impossible ! En revanche, par souci de gain de place, les émissions considérées comme les plus dignes d’attention par la rédaction sont indiquées dans un encadré. La prévalence du direct empêche cependant de parler du fond des émissions avant qu’elles ne soient diffusées : à moins d’être régulières, ou d’être des adaptations d’œuvres connues, il est généralement impossible d’entrer dans le détail de ce qui pourra être entendu à l’heure dite.
De ce fait, il ne s’agit pas tant de faire la critique d’un programme, que de mettre en avant des programmes qui ont du potentiel. Pas de négatif, donc : que du positif, voire de l’optimiste. Et déjà, le souci d’aider les auditeurs à faire des choix informés.

NoteverybodywasaCritic-GuglielmoMarconi-650Guglielmo Marconi procédant à la première émission radio transatlantique en 1901,
sans se douter un instant qu’il va influencer la critique télévisuelle.

Naissance DU critique

Pendant plusieurs mois, ces habitudes vont continuer dans de nombreux quotidiens, sous la forme de cette sélection de programmes dans un encadré plutôt anodin. Mais jusque là, c’est un rôle un peu ingrat à la rédaction, et pas franchement le travail d’un journaliste ou rédacteur vu comme un spécialiste. Cela change en 1922, lorsque le New York Times (excusez du peu) décide de confier à un dénommé Orrin E. Dunlap Jr une colonne régulière, dédiée à la radio.
Dunlap est un passionné de radio… sur un plan essentiellement technique. Il a étudié la conception de la radio (en particulier, il est fasciné par les expérimentations de l’Italien Guglielmo Marconi à la fin du 19e siècle ; il écrira d’ailleurs plusieurs ouvrages à son sujet), et il a déjà à son actif plusieurs articles techniques sur les transmissions hertziennes, le développement des ondes radio, les transmissions radiophoniques d’amateurs, et ainsi de suite. Pour parler régulièrement de radio à ses lecteurs, le New York Times choisit donc quelqu’un qui sait comment fonctionne une radio, mais qui n’a pas a priori une formation critique sur le fond.

Pour cela il faudra attendre 1925, lorsque Ben Gross se voit attribuer une colonne récurrente dans le New York Daily News sur les transmissions, qu’elles soient radiophoniques… ou autres. Parlant aussi bien des aspects techniques (il abordera rapidement les premiers balbutiements de la télévision) que qualitatifs des programmes eux-mêmes, Ben Gross tiendra cette colonne jusqu’en 1970 ! Pour culture perso, sachez que Gross sera aussi l’une des voix les plus féroces vis-à-vis des performances d’Elvis Presley dans les années 50.

Ces deux critiques sont très bien vus par les lecteurs, alors évidemment, un nombre grandissant de publications (quotidiennes ou non) vont à leur tour recruter des plumes dédiées aux médias naissants. Et à mesure que la télévision prend de l’importance, dans les années 30 puis 40, les critiques vont se tourner vers ce nouveau support, délaissant (comme un peu tout le monde, il faut le dire !) les programmes radiophoniques. On en arrive donc à nos critiques télévisuels.

NoteverybodywasaCritic-GouldCrosby-650A ma gauche, Jack Gould ; à ma droite, John Crosby. Gagnant du combat : tout le monde.

Critiquer quoi ?

Il n’existe pour l’instant pas vraiment de modèle critique pour parler du petit écran. Lorsque les critiques commencent à se pencher sur la télévision au lieu de la radio, la question est en suspens : de quoi parler aux lecteurs au sujet des médias ? De leur forme technique, de leur fabrication, ou du fond ? Dans les années 40, cette hésitation se matérialise par la carrière fulgurante de deux critiques considérés comme les plus importants du moment, mais qui chacun ont une réponse bien différente à donner.

Recruté par le New York Times où il écrit entre 1946 et 1973 (il devient le rédacteur en chef de la rubrique télévision au bout de 2 ans à peine), Jack Gould s’intéresse aux rouages de la télévision. Au propre comme au figuré : ses sujets de prédilection sont de l’ordre du technique et du structurel. Il aime parler de la façon dont les jeunes networks bâtissent leur grille de programmes comme leur grille de stations sur le territoire américain. En outre, ses articles se penchent régulièrement sur les aspects légaux, financiers, économiques, publicitaires, et même sociaux, qui entourent les émissions. Il décortique aussi volontiers les tendances de programmation.
Connu pour sa grande sévérité envers la télévision dont il n’attendait rien moins que le meilleur, il est énormément lu par les professionnels de l’époque, avec lesquels il entretient d’ailleurs souvent des relations personnelles. Gould croit que la télévision peut, et doit, apporter des changements sociaux profonds, et entend utiliser son influence pour qu’elle y parvienne.

Souvent vu comme son rival, John Crosby du New York Herald Tribune a une approche différente, peut-être due à son expérience dans les services d’information de l’armée américaine. Après avoir écrit sur la radio au New York Herald Tribune, où il a été embauché après la Seconde Guerre mondiale, il se réoriente vers la télévision dans les années 50, sur laquelle il devient très vite prolifique puisqu’il publie un épais recueil de ses premières colonnes dés 1952. Crosby aussi exige le meilleur de l’offre télévisuelle, mais il s’intéresse peu à la fabrication des émissions ou aux rouages de l’industrie ; seul compte pour lui le résultat final, celui qui parviendra aux spectateurs. Et à ce titre, ce qu’il critique, c’est surtout la qualité d’une émission donnée, la prestation d’un présentateur, ou l’intérêt d’une fiction. Ce qui se passe en coulisses est accessoire pour lui.
En fait, la fiction l’intéresse tellement, qu’il devient le premier critique de télévision à avoir sa propre série : l’anthologie The Seven Lively Arts, sur CBS, dont il introduit chaque épisode pendant son unique saison. La série doit son nom à un ouvrage du critique culturel Gilbert Seldes, dont le propos est que les arts considérés comme inférieurs (la comédie, le vaudeville…) méritent autant d’attention que les arts supposément nobles (comme la littérature et l’opéra). Dans le contexte qui nous occupe, c’est un véritable manifeste !

Petit-à-petit, le club des critiques américains de télévision va s’élargir dans les années 60 et 70 à peut-être une douzaine d’autres auteurs, majoritairement sur la côte Est qui était le berceau de la télévision américaine, mais quelques uns aussi sur la côte Ouest, où se sont désormais installés les networks. Avec les progrès techniques et l’abandon progressif du direct, la critique de fond va évoluer : au lieu de parler d’émissions après leur diffusion, il va être de plus en plus possible d’en parler avant (pour avoir pu assister à une avant-première organisée par un network, par exemple).
Les deux « écoles » de critique de Gould et de Crosby continuent de faire leur chemin, se perfectionnant avec les années et l’afflux de lecteurs.

NoteverybodywasaCritic-TVGuideJanvier1953-650Un article de TV Guide en janvier 1953, dans un de ses derniers numéros non-nationaux.

Pour qui critiquer ?

Revenons un peu en arrière, si vous m’autorisez quelques sauts dans le temps. Si la critique de télévision est née dans les pages des quotidiens, elle n’est pas nécessairement lue par les spectateurs. Or comment attendre des spectateurs qu’ils exigent le meilleur, si on ne s’adresse qu’à une minorité d’entre eux, et/ou par accident ?

Eh bien, dans un premier temps, on se figure que les gens qui regardent la télévision sont également ceux qui la font. Variety, une publication hebdomadaire née en 1905 pour couvrir l’actualité du théâtre populaire (et qui avait évolué pour prendre en compte le cinéma), fait ainsi peau neuve en 1933 en devenant le Daily Variety, et en abordant d’autres domaines du divertissement, dont la télévision. Variety entend ainsi étendre sa marque, menacée par la concurrence d’une nouvelle publication plus moderne née en 1930, The Hollywood Reporter, qui s’était directement positionnée comme un outil pour les professionnels.
Avec ses deux éditions, l’une new-yorkaise, l’autre angeleno, le nouveau quotidien Variety devient vite un incontournable de l’industrie. S’y développe donc, outre la critique, une palette très large d’articles de fond et d’analyses sur l’entertainment. Pour coller à son lectorat, Variety se montre plutôt technique, n’hésitant pas, par exemple, à s’absorber dans l’énumération de toutes les personnes ayant travaillé sur une production donnée, des acteurs aux techniciens. Variety se distingue aussi par sa création de tout un jargon, qui n’intéresse ni n’attire pas toujours le grand public…

Il reste donc encore tout à faire pour s’adresser directement à ceux qui regardent le petit écran. Alors la critique de télévision va trouver ses propres supports, directement liés au public de la télévision elle-même. Je veux bien-sûr parler des programmes télé, parmi lesquels TV Guide.
Lancé en 1953, cet hebdomadaire a, tout comme la critique radio à ses débuts, pour objectif principal d’aider les spectateurs à se retrouver dans les grilles des networks : c’est avant tout un programme télé.
Mais chaque semaine, outre le détail heure par heure des diffusions, les critiques se font forts de parler aussi de tout ce qui touche, de près ou de loin, à la télévision. Dans les années qui suivent le déploiement national de TV Guide, des critiques comme Merrill Pannitt, Neil Hickey, Sally Bedell Smith et Frank Swertlow (qui sont les figures de proue de la publication) développent la partie journalistique et critique, en proposant entre autres : des analyses de fond, des interviews, des articles détaillés sur une émission en particulier, des enquêtes (parfois suivies sur plusieurs numéros), ainsi que des éditos et des articles de réflexion thématiques. Ils ouvrent en outre, ponctuellement, leurs colonnes à des professionnels et/ou des spécialistes du milieu de la télévision, qui y partagent des points de vue extérieurs à la rédaction.
En fait, les contenus (hors-grilles) de TV Guide ont une ambition assez similaire à celle de Variety et The Hollywood Reporter : parler en profondeur de l’industrie sous tous les angles possibles. Avec une différence : TV Guide le fait non pas en s’adressant à des professionnels, mais directement aux spectateurs, en démocratisant le discours autour de la télévision, de la même façon que la télévision elle-même se démocratise.

Que font les autres journaux et magazines touchant de près ou de loin à la popculture, et qui n’ont pas une ligne rédactionnelle aussi poussée ? Ils parlent tout de même de télévision, je vous rassure, et ont généralement une colonne dédiée… même si elle ressemble parfois plus à de la publicité qu’à de la critique.
Mais surtout, dans les années 70, on y voit naître une troisième façon d’aborder le monde de la télévision, et du divertissement au sens large : des brèves mentionnant dans un même encadré, pêle-mêle, une information sur les coulisses d’une émission, une news sur la vie privée d’une star de télévision, ou encore une accroche à propos d’une série quotidienne où cette semaine il se passe vraiment quelque chose à ne pas manquer. Enfin, des interviews de célébrités jalonnent de plus en plus les pages de papier glacé.
Quand des publications comme Us Weekly et People naissent dans les années 70, il devient clair que désormais, la critique télévisuelle veut aussi capter ce public-là : moins exigeant en qualité, mais terriblement curieux quand même sur l’univers de la télévision… quitte à s’adresser au plus petit dénominateur commun.

NoteverybodywasaCritic-Sepinwall-650The critical revolution was Sepinwalled.

D’un écran à l’autre

La critique télévisuelle connaît encore récemment des évolutions avec l’apparition de nouveaux médias. La carrière d’Alan Sepinwall est à ce titre révélatrice : à sa sortie de l’université, il intègre le quotidien The Star-Ledger en 1996. Il commence aussi à fréquenter les newsgroups sur internet, alors en plein boom : de son propre aveu, c’est inspiré par les reviews sur Star Trek (souvent écrites par de « simples » fans) qu’il lit via ces newsgroups, qu’il forge son propre style.
Un style qui, sans négliger les éléments utilisés par ses prédécesseurs (de l’analyse de fond à la connaissance des rouages de l’industrie), va aussi plus loin, étudiant épisode par épisode sa série-fétiche : NYPD Blue. La critique par épisode était jadis rare dans la presse écrite, ne serait-ce que pour des raisons de place ; elle devient entre autres grâce à Sepinwall LA façon moderne de critiquer une série.

Après 14 ans de bons et loyaux services, Sepinwall quitte le Star-Ledger en 2010 pour rejoindre un site dédié, HitFix, où il a cette fois la possibilité de chroniquer quelques heures à peine après leur diffusion, les épisodes des séries vues à la télévision. Il en suit jusqu’à 15 par semaine simultanément, ce qui à l’époque tient du record (il tient toujours ce rythme à l’heure actuelle, parfois un peu moins selon la période télévisuelle). Paradoxalement, en dépit du nombre de séries chroniquées hebdomadairement, Sepinwall ouvre aussi la voie à la critique spécialiste : le critique télévisuel, bien qu’étant capable de toucher à tout, parle plutôt de séries, ou plutôt de télé réalité, ou plutôt d’émissions politiques, et ainsi de suite. Les critiques de la presse américaine qui parlent de séries sont des « experts » en séries, pas simplement en télévision.
Depuis, HitFix a ouvert la voie à de multiples autres sites américains, comme Vulture ou The AV Club, où la review épisode par épisode est devenue la norme.

La review en temps réel (ou presque) modifie encore le travail critique.
Même si parfois, les critiques comme Sepinwall « trichent » en regardant à l’avance les épisodes, qui leur sont envoyés par les chaînes afin de se préparer, l’exercice pousse le critique (et donc le spectateur) à non pas juste questionner la qualité d’un programme à un instant donné, mais à juger, évaluer, comparer sur la longueur, pousser l’analyse, et donc à fouiller plus profondément encore dans les entrailles d’une série donnée.
L’ère de la critique télévisuelle sur internet a aussi engagé les spectateurs avec les critiques, à travers notamment les commentaires sous les reviews, ou les réseaux sociaux. Mesurer la façon dont une critique va être reçue par les spectateurs (dont les fans) fait partie intégrante du métier, et il n’est plus possible de travailler uniquement en présumant de ce que sera cette réaction. Alan Sepinwall, comme beaucoup d’autres, a par exemple espacé la publication de critiques sur certaines séries, sur HitFix, devant des levées de bouclier qu’il juge parfois trop violentes…

TalktoMe-650Talk to me ; les critiques parlent à la télévision autant qu’ils en parlent. Parfois littéralement.

Talk to me

La télévision, ce n’est pas unilatéral, on en parlait récemment : c’est un échange. Et la critique télévisuelle va être l’un des outils de cet échange.
Dans les années 50, pour des raisons techniques qu’on évoquait plus haut, les critiques sont limités par le direct. Lorsque l’enregistrement de programmes (dont les fictions) devient de plus en plus accessible à la fin des années 50 (I Love Lucy ayant ouvert la voie), les analyses commencent à être considérées différemment par les décideurs de Hollywood, qui tiennent compte des critiques reçues comme de suggestions constructives.

Désormais, un critique qui fustige une production avant même sa diffusion a énormément de poids : il peut faire ou empêcher le succès d’une émission ou d’une série. Les espoirs de Gould et Crosby se réalisent, au moins en partie : les critiques donnent effectivement les outils aux spectateurs de faire leur choix avant la diffusion… en théorie en tous cas.
Hélas, ce choix n’est pas toujours celui attendu par l’élite de la critique télévisuelle, et comme dans bien d’autres domaines, l’avis de la critique et le succès public ne tombent pas toujours d’accord. Cette divergence va s’illustrer de façon toujours plus intense à partir des années 60. Cela va expliquer, entre autres, l’importance des audiences dans les décisions des networks. Ces deux ingrédients, parfois opposés, comptent en tous cas parmi les outils des exécutifs américains au moment de commander, renouveler ou diffuser des séries.

Les critiques télévisuels continuent, malgré les dissonances avec les choix du public, d’avoir de l’influence. Des publications comme Variety, The Hollywood Reporter, ou TV Guide, sont lues non seulement par des professionnels, mais aussi par des législateurs, et influencent entre autres des décisions de la FCC (la Federal Communications Commission, l’équivalent de notre CSA). La commission s’en sert comme d’un baromètre, par exemple sur les questions de censure, ou suite à des « scandales » en direct.
Et ce, sans parler des quelques séries qui parfois, ne sont maintenues à l’antenne que pour les louanges de la critique, et donc l’image de marque d’un network… en dépit d’audiences décevantes voire catastrophiques. L’autre facteur dans ce genre de cas étant aussi les cérémonies de récompenses… dont certaines dépendent de la presse, tels les Golden Globes.

Naturellement la critique télévisuelle n’est pas strictement américaine. Il existe également une longue tradition en la matière au Royaume-Uni, par exemple, où des auteurs comme Peter Black, Philip Pursor et Clive James comptent parmi les noms à retenir de cette profession en constante évolution. D’ailleurs, les Britanniques ont pu voir la critique télévisuelle se transformer en critique télévisée, grâce à l’apparition de diverses émissions de critique (Clive James on Television, née sur ITV en 1982, est l’une des plus notables, et s’est poursuivie avec d’autres critiques à sa tête, Keith Floyd puis Chris Tarrant, jusqu’en 2006).
Certains aspects de la critique télévisuelle sont plus proéminents que d’autres dans certains pays ; par exemple l’analyse par épisode est rare au Japon, là où en contrepartie, le suivi de l’actualité de l’industrie est un exercice très régulier, et souvent détaillé à l’extrême.
En outre, le géant Variety s’est implanté dans plusieurs régions, à l’instar de la Russie (où cependant il a cessé d’opérer au 31 décembre 2014), ou l’Asie. C’est aussi une déclinaison de contenus similaires, mais dans d’autres langues, qui lui a permis de développer une même recette à l’international : il existe ainsi un Variety Latino, lancé en collaboration avec Univision, qui recouvre l’actualité de l’Amérique du Nord hispanophone (ainsi que, dans une moindre mesure, l’actualité d’Amérique du Sud).

Il en faut pour tous les goûts, après tout. Et à l’heure où l’offre en matière de programmes, et en particulier de fictions, ne fait qu’augmenter ; alors que toujours plus de chaînes, de sites, de compagnies lancent des séries ; à une époque où le marché international fourmille de projets sans cesse plus accessibles enfin, il n’est pas si loin le temps où l’on avait bien besoin de critiques télévisuelles pour faire son choix.

Il y aurait sans nul doute long à dire de la critique télévisuelle aujourd’hui. Mais ça, ce sera l’affaire des intervenants du débat « Tous critiques de séries ? » dans quelques heures… On se retrouve sur place pour découvrir la réponse à cette question !

Article également publié sur le blog officiel de Séries Mania.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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