God, make me good… but still not yet

22 mars 2010 à 7:54

Il y a quelques heures, j’accueillais United States of Tara avec joie et frustration, voilà donc l’autre partie de la bonne nouvelle du mois : revoilà aussi Jackie ! Non seulement ces deux séries ont figuré parmi mes rares coups de cœur de 2009, mais les voilà à présent liées l’une à l’autre par les grilles de Showtime, dans lesquelles elles figurent l’une à la suite de l’autre cette saison. Je me sens gâtée. Je le prends comme un cadeau qui m’est fait personnellement. Ravie au plus haut point.

Contrairement à United States of Tara qui entame sa saison dans la précipitation, Nurse Jackie prend son temps. Le résumé de la première saison, qui s’étend au début de l’épisode sur plus de 2mn, est assez éloquent à ce sujet : rien n’est laissé à l’abandon, tout est replacé dans son contexte (ya juste l’histoire du rat que j’ai toujours pas comprise, mais si ça ne figure pas dans le résumé, c’est que vraiment c’était anecdotique !). De sorte que, si vraiment vous avez été négligent, voire stupide, au point de ne pas avoir regardé la première saison, vous avez ici tous, absolument tous les éléments qui l’ont constituée. Et ces 2mn montrent bien que ladite saison n’a pas manqué d’enjeux

Alors nous y voilà, on prend ses marques progressivement. Jackie est toujours sur la défensive par rapport à Eddie, qu’elle ne voit plus mais qui semble la hanter (on apprend au cours de l’épisode qu’elle ne répond plus à ses appels, ce qui est d’autant plus étonnant que 1/ c’est lui qui était furieux à la fin de la 1e saison 2/ il est censé ne pas avoir son numéro de portable habituel, or Jackie n’a plus qu’un téléphone dans ce season premiere). On a toujours su qu’avec Eddie, c’était plus qu’une simple histoire de sexe, et qu’en parallèle Jackie n’a jamais cessé d’aimer son mari ; c’est l’occasion de le rappeler avec cette première scène à la plage.

Les choses reprennent aussi leur place à l’hôpital, évidemment : Coop est toujours un petit adolescent attardé, Zoey réfléchit au ralentit mais a toujours bon cœur, Ellie est cynique mais toujours aussi attachée à la famille de Jackie, etc… Comme attendu, Momo a disparu du paysage et il n’y sera fait mention que très rapidement, histoire de donner un semblant de justification ; Thor semble en bonne place pour lui succéder dans le rôle du type avec qui on discute dans la chapelle sans trop vouloir en dire.

Cet épisode très lent est dans la même ligne éditoriale que le pilote : on n’est pas aux pièces, ya pas le feu, occupons-nous tranquillement de placer chaque personnage avant d’aller plus en avant. C’est un rythme que j’aime chez Nurse Jackie, et il n’empêche absolument pas des scènes à la fois hilarantes et bien senties, permettant de jouer sur les problématiques habituelles, et notamment le problème d’abus de Jackie.

Rien dans ce premier épisode ne bouleverse l’ordre établi… avant que n’intervienne, évidemment, la fin de l’épisode. Avec Nurse Jackie, on n’a jamais travaillé à la hâte, et la nouvelle saison est dans la plus pure continuité. Si vous vous attendez à un coup d’éclat incroyable, vous n’avez toujours rien compris à la série et son ton de chronique. Si vous voulez retrouver tout ce petit monde à la fois attachant et détestable là où vous l’avez laissé, alors le début de la seconde saison s’annonce comme les retrouvailles auxquelles vous rêviez.
Moi, en tous cas, je me suis sentie comme en famille.

C’est bon que tu sois de retour, Jackie. Allez, c’est bon, tout est prêt, on peut y aller.

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