Dilemme

3 décembre 2011 à 23:30

Voilà plusieurs semaines que je suis en lutte avec moi-même au sujet de Hell on Wheels. La joute verbale donne à peu près ça :
« Vas-y, regarde le deuxième épisode !
– Nan.
– Pourquoi ?
– J’ai pas envie…
– T’es chiante… alors écris ton post sur le pilote dans ce cas !
– Nan.
– Pourquoi ?
– On sait jamais, des fois que je finisse par regarder le deuxième et que je change d’avis.
– Bon bah alors, regarde le deuxième épisode !
– Nan. J’ai pas envie.
– Alors écris ton putain de post.
– Nan. »
Et ça peut durer des heures.
Il faut avouer que les torts sont partagés : je sais très bien que j’ai été particulièrement déçue par le pilote et que c’est ridicule de me pousser à regarder la suite dans ces conditions, mais en face, il faut dire que j’y mets de la mauvaise volonté et que dans ce cas j’ai qu’à écrire mon post sur le pilote. Mais rien à faire, je n’arrive pas à trouver un accord avec moi-même.

Le fond du problème, c’est que ce qui m’a irritée pendant le pilote est, finalement, assez superficiel. C’est le son. Quand l’entrepreneur et le parlementaire parlaient de pots de vin et que le bruit de fond est coupé chaque fois qu’ils parlaient, parce la prod a, je suppose, décidé de doubler cette partie-là en studio, ça m’a rendue dingue. Quand la blonde et son mec cartographe discutaient dans le champs et que la même chose s’est produite à nouveau, à peine quelques minutes plus tard, j’ai trépigné de rage. Même moi qui suis peu regardante niveau bande sonore j’ai trouvé ça anti-professionnel, ridicule, grossier et franchement insupportable. Si encore ces scènes ne duraient que quelques secondes, mais ce sont de longs échanges où la coupure régulière finit par avoir le même effet que des ongles sur un tableau. Le fait est que ça n’a pas lieu à chaque dialogue, mais ça a lieu suffisamment souvent pour avoir un effet répulsif.
Je m’en veux d’en vouloir au pilote de Hell on Wheels juste pour ça (ou presque). Mais d’un autre côté j’ai peine à croire que les mecs aient eu le culot de diffuser un pilote aussi mal ficelé techniquement, au point que même moi ça me heurte.

Après on est d’accord que l’histoire de vengeance ne m’a pas intéressée non plus. Mais il y a eu de bons moments et j’étais réellement assise au bord de mon fauteuil en regardant la scène de combat dans la forêt entre la blonde et l’indien, c’était une scène bien foutue qui m’a tenue en haleine et qui m’a forcée à désincruster mes doigts de mes accoudoirs ensuite.
Mais le reste m’a semblé copieusement bateau ; la partie qui m’intéressait le plus (les magouilles de notre entrepreneur) ayant été largement minoritaire dans l’épisode, et la conclusion de ce pilote étant relativement absurde (écoute mec, si tu fais pas confiance à ton contremaître, le mieux est encore de ne pas commettre de meurtre devant lui, non ?).


Alors je sais pas. Peut-être que je devrais donner une chance supplémentaire à Hell on Wheels au nom de Colm Meaney que j’aime beaucoup, de l’esthétique de la série qui est pas mal, de ce personnage féminin qui m’a presque donné envie de la suivre, de l’histoire de la reconstruction des chemins de fer, ou du plutôt bon générique… Ou peut-être que cet amateurisme dans la bande-son et cette intrigue centrale peu captivante sont autant de preuves indiquant que ça ne sert pas à grand’chose d’insister.
Ne prenez donc pas ce post pour une critique du pilote : je n’ai pas encore décidé si je regarde la suite.
Ou peut-être bien que si, en fait.

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3 commentaires

  1. Scarlatiine dit :

    T’aurais pas des origines normandes, toi ? ^^

  2. ladyteruki dit :

    Je sais pas. Peut-être…

  3. F.H.R dit :

    … Tu résumes on ne peux mieux ma pensée, et ma démarche.

    Ayant parfois pour habitude, avant un visionnage, de piocher quelques secondes au quart et à la moitié d’une vidéo (afin de déterminer si oui ou non, je rends la vidéo en question prioritaire), le hasard a fait que ce sont sur ces scènes (assez courtes) que je suis tombé.

    L’effet a été suffisamment répulsif pour que je ne regarde le pilote qu’un mois plus tard et, chose que je ne fais habituellement jamais, lise le pilote avant de visionner l’épisode.

    Ceci dit, c’est surprenant que Hells te rebute à ce point, alors que dans le registre des problèmes et maladresses techniques « de base », Gravity était bien plus constant! Mais c’est bien connu, quand on aime…

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