Wasted opportunity

27 avril 2017 à 21:00

Le Marathon Comédies de Séries Mania est, quasiment par définition, un temps du festival pendant lequel on peut trouver le meilleur comme le pire. Wasted, proposée ce dimanche, répond plutôt à la seconde définition qu’à la première.

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Tout au long du visionnage de Wasted, je me faisais la réflexion qu’il n’y a pas de justice. Vous avez des scénaristes fantastiques d’une part, avec de super bonnes idées, mais qui ne parviennent pas à percer, ou alors après de nombreuses années de rude labeur… et à côté de ça, on fourgue de l’argent à des types comme Jon Foster et J.D. Lamont pour écrire une série sur du rien.

Wasted, c’est clairement la série imaginée entre copains par une soirée pas très sobre, un bon délire (disons plutôt : « un délire »), qui doit bien faire marrer ceux qui ont écrit la série… et peut-être même quelques personnes qui la regardent, à condition de n’être pas trop sobres elles-mêmes. Au-delà de ça, c’est le néant.

L’histoire est celle d’une bande de 4 potes qui n’ont rien à foutre de leurs journées ni de leurs dix doigts, et qui passent leur temps dans un salon de tatouage finement nommé « Stone Henge », dans un petit patelin du nom de Neston Berry. Il ne leur arrive jamais rien. Ils ne s’intéressent à rien (sinon à eux-mêmes, et encore). Ils n’ont envie de rien (en-dehors des sempiternelles intrigues amoureuses). Mais apparemment ça suffit à faire bondir un exécutif d’E4 sur sa chaise en s’écriant que c’est du génie et que cette série mérite absolument de voir le jour. Moi, à un moment, je ne comprends plus comment ça marche.
Ou plutôt je me doute un peu. Je me doute que la perspective d’avoir Sean Bean au générique dans un rôle à mi-chemin entre l’appeau à fanboys (il est venu dans ses fripes de Game of Thrones) et le contre-emploi (il joue la conscience d’un des stoners de la série, parce que, je cite, « c’est la seule forme en laquelle j’aie confiance ») doit avoir alléché quelque rond de cuir. Et puis Sean Bean il est comme tout le monde, il a besoin de payer son ardoise au pub, hein. Mais après ? Après rien. Après c’est toujours la même chose : des jeunes gens oisifs dont le seul souci est de boire et/ou se droguer, et qui vont accumuler les conneries parce qu’apparemment si un personnage réfléchit, Wasted cesse immédiatement et à jamais d’être drôle. Enfin, pardon : « drôle ».

Donc voilà, Wasted est à réserver à ceux qui apprécient ce genre d’humour (… »humour »), qui sûrement regardent la série dans un état d’intoxication similaire à celui des personnages, et qui pensent que les références aux drogues suffisent à faire du divertissement. Ah, et il est questions de parties génitales aussi. Bien évidemment.
Pour ceux qui espèrent d’une comédie qu’elle se trouve des situations à peu près originales, et/ou des dialogues fondés sur de véritables ressorts comiques, pour ne rien dire de personnages dotés de personnalité et de motivation, en revanche, il vaut mieux faire l’impasse.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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