Law & Order: Crown Lake

17 mai 2020 à 23:46

Tipeee

Si vous vous souvenez de l’excellente Zoe Valentine et que vous avez eu la bonne idée de regarder la série, alors vous connaissez Brat, la chaîne Youtube qui investit spécifiquement dans la fiction pour ados et pré-ados américains. Et Dieu sait qu’on a bien besoin de productions originales pour cette cible, les pauvres.
Eh bien il y a quelques semaines, Brat a eu la bonne idée de sortir une nouvelle série très rafraîchissante, Stage Fright, dont le dernier épisode de la première saison a été publié cette semaine. Cette fois, on a droit à un mélange de teen drama, comédie et enquête policière sur fond de comédie musicale ! Rien que ça.



Tout commence pendant les répétitions de la troupe de théâtre de la Crown Lake Academy. En apparence, les choses se passent bien, à quelques jours de la représentation du Fantôme de l’Opéra que préparent les étudiants, mais il y a aussi beaucoup de stress en coulisses. Toute la pression repose sur les épaules de Lizzy, qui est la régisseuse de cette production ; elle doit à la fois s’assurer que la mise en scène est respectée par les acteurs sur les planches, et veiller au bon déroulement technique, et à ce titre elle est à la tête d’une petite équipe. Forcément, c’est beaucoup de responsabilités, que Lizzy prend très au sérieux.
Mais rien ne pouvait la préparer à ce qui se produit lorsque l’immense chandelier s’écrase sur le chanteur-star du spectacle, le très populaire Noah.

Qu’on se rassure, Noah n’est pas mort (il est « juste » plongé dans le coma), mais tout le monde est quand même effrayé. Bien que la police ait conclu qu’il s’agisse d’un accident, Lizzy est certaine que l’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît. Elle commence à poser des questions autour d’elle, et finit par se lancer dans une véritable investigation criminelle qui va l’entraîner aux quatre coins de la Crown Lake Academy.
Les épisodes de Stage Fright sont courts, rythmés, et suivent à la perfection les codes du genre. Il y a toutes sortes de fausses pistes, plein de suspects, et au moins autant de motifs d’en vouloir à Noah. Heureusement Lizzy va s’entourer (un peu par accident mais l’essentiel c’est que ça fonctionne) d’un petit groupe d’élèves qui vont mener l’enquête avec elle : Roxie, la demi-sœur égocentrique de Noah qui se sent coupable de ne lui avoir jamais vraiment prêté d’attention, Mikey, le sportif qui cache (plus ou moins subtilement) son énorme crush pour Noah derrière une attitude bravache, et Delia, une outsider qui assure la régie du spectacle et qui veut surtout aider Lizzy.

On ne va pas se mentir : je n’ai pas aimé Stage Fright autant que j’avais aimé Zoe Valentine, qui a bien plus de profondeur émotionnelle c’est certain. Mais on sent quand même des points communs entre les deux séries. La distribution est pléthorique et « diverse », on y met sans difficulté des personnages gays autant que hétéro, mais le rôle principal revient à une jeune fille ; il faut d’ailleurs noter que le cast de ces séries est éminemment age appropriate, pas de trentenaire jouant un ado ici. Les ressemblances se retrouvent aussi sur un plan visuel (il faut dire que Brat ne roule pas sur l’or et a vraisemblablement des décors qui tournent sur plusieurs séries… j’ai aussi reconnu une musique des Sims 3 dans au moins un épisode !). Il est également intéressant de noter que Stage Fright est un spin-off qui ne dit pas son nom d’une autre série de la chaîne, Crown Lake, qui se déroulait dans la même école mais en 1994 (à l’époque, la Crown Lake Academy n’était pas encore mixte).
Parler de cohérence n’est donc pas superflu ici. Clairement, Brat a trouvé une formule qui est à la fois efficace et capable de produire des séries très différentes. Et surtout, différentes de ce qu’on trouve sur les chaînes traditionnelles ! Aux USA, elles sont rares les séries produites pour les pré-ados et ados qui sortent du cahier des charges rigoureux de Disney et Nickelodeon, mais ici, même en ayant des tropes, des mécanismes et des décors en commun, on en ressort avec des séries uniques, mélangeant plusieurs genres avec brio.

En l’espace de 8 épisodes seulement, Stage Fright réussit à être amusante, enlevée et intrigante (quand bien même je dois admettre que j’ai commencé à cerner la conclusion de l’enquête vers la moitié de la saison). C’est plus que ce que d’autres productions plus léchées fournissent parfois.

Tipeee

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

6 commentaires

  1. Scarlatiine dit :

    Oh, elle a l’air chouette et rafraîchissante cette série ! Tu as raison, ça fait du bien de voir des contenus destinés aux (pré-)ados qui sortent de l’ordinaire. On peut les divertir sans les abrutir, certaines chaînes devraient en prendre de la graine !
    J’avais regardé et bien aimé le premier épisode de Zoe Valentine, je vais me pencher sur celle-ci (et finir l’autre ? 😜)

    • ladyteruki dit :

      Bah oui quoi, finis au moins la première saison de Zoe Valentine ! Bon ya pas d’obligation mais si tu as aimé c’est dommage de l’oublier 🙂

      • Scarlatiine dit :

        Ok, ok, je me remets à Zoe Valentine. C’est juste que… nan mais ok, je vais la finir.
        Un jour.

        (😁)

        • Scarlatiine dit :

          Au fait, je t’ai demandé quelque chose sur Twitter il y a deux trois jours, je ne pense pas que tu l’aies vu, surtout que je me suis rappelé que tu n’étais pas à l’aise avec les notifications… Donc je te le remets ici 🙂

          « coucou, je cherche une série américaine (canadienne ?) tu as reviewée il y quelques (?) années. Ça parle d’une famille dont la fille ado est actrice. Je n’arrive pas à retrouver le titre ni ton post, la recherche ne donne rien 😅
          Je croyais qu’il y avait Diva dans le titre, mais je ne trouve pas avec les tags 🤔 Je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à cette review, mais si tu as une idée de quelle série je pense, je te serai très reconnaissante 💜 »

          Si ça te dit quelque chose 😉

  2. Scarlatiine dit :

    Haha, les cheminements de mon cerveau me laissent parfois perplexe ^^’ Quoiqu’il en soit, merci, je ne sais pas si je vais pouvoir au moins trouver le pilot facilement, mais je vais essayer 😉 (Pourquoi cette review de 2012 a-t-elle popé dans mon esprit, mystère…)

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