Prison Fake

26 août 2009 à 2:18

C’est pas que j’aie ressenti une certaine pression, mais disons qu’une certaine série m’avait été chaudement recommandée. Quelques jours plus tard, je repêche, noyé dans un océan de pilotes nippons, le premier épisode de Shiroi Haru que j’avais déjà eu le temps d’oublier ; j’en ai donc profité pendant que je le tenais.

Il n’a pas fallu bien longtemps pour que je comprenne d’où venaient les recommandations. En fait, il a suffit que le personnage principal à peine sorti de prison claque tout son pognon dans son premier repas de liberté pour que je sois entière acquise à sa cause. Et qu’il se baffre à s’en rendre malade tellement manger dehors représentait tant pour lui. C’est peut-être un détail pour vous, etc. Il y avait un grand sentiment de « ça, c’est fait » suite à cette scène : Haruo aurait pu faire n’importe quoi, j’étais avec lui. Et plus l’épisode avançait, plus je le trouvais drôle, touchant, tragique, bref, plus je m’attachais (non, pas comme ça, c’est pas mon style les grands tous secs).

Le problème de Shiroi Haru, toutefois, c’est qu’en dehors de l’immmmmmense sympathie qu’on ressent pour son héros, le reste est d’une banalité sans nom.
Gnagnagna je suis un ex-yakuza qui voulait s’acheter une conduite, gnagnagna j’ai tué un homme pour payer les soins de la femme que j’aimais et qui était malade, gnagnagna elle est morte mais je le découvre qu’au bout de 9 ans, gnagnagna elle a laissé une petite fille derrière elle… Plein de gnagnagna partout. Affreux. L’angoisse.
Et pire que tout, il y avait le : gnagnagna la petite fille que je sais
pas qu’elle est ma fille et elle non plus, elle m’adore déjà. Ouh
pinaise, retenez-moi je vais faire un malheur.

Alors d’accord. Je sais. J’ai tendance à regarder des dorama aussi parce que je trouve qu’on y déniche plein d’histoires touchantes. Entre autres. Mais quand même pas mal pour ça. Par mon téléphagique masochisme, je recherche ce genre de choses. Mais là, c’était juste trop. D’un personnage si bien parti (et si bien interprété), on en arrive à une intrigue dégoulinante de chamallow fondu. Le chamallow fondu c’est bon, hein, sur un ptit feu de bois et tout… mais c’est vite trop. Et après on a mal au cœur. On se sent nauséeux. On regrette le dernier coup de dents. Ohlala, ça va pas passer tout ce sucre.

J’sais pas si c’est supposé s’arranger avec le temps, mais pour le moment, la rédemption du ce grand délinquant tout sec, ça sonne creux pour moi. Ya un côté cheap qui vraiment ne passe pas. Il me faut ajouter aussi que le reste du cast est désespérément transparent. Ce qui n’aide pas.
Trois Television Drama Academy Awards pour Shiroi Haru ? Oh, si Mei-chan no Shitsuji a pu en glaner deux, pourquoi pas, tant qu’on y est… Mais là, non. Sans moi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Shiroi Haru de SeriesLive.

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1 commentaire

  1. Nakayomi dit :

    Zut, moi qui pensais que les Japonais nous avaient pondus un remake de Prison Break avec ce titre… Ca aurait pu être meilleur ! Sinon, les ex-yakuzas et les yakuzas en général, je passe mon tour sans me retourner…

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