Slice of life

19 juin 2017 à 19:28

Lundi dernier, pour la première fois depuis des années, j’ai réussi à convaincre SaptePupici (une non-téléphage notoire) de tenter une série. Non seulement elle lui a donné une chance, mais elle a fini la première saison dans les jours suivants ! Comme je suis pas du genre à recommander des séries puis m’enfuir, j’ai commencé moi aussi, pour l’accompagner, à regarder la première saison de cette série. Ou plutôt, à la revoir, puisque je vous en avais déjà parlé voilà quelques temps maintenant. Dans la foulée j’ai aussi regardé la saison 2. Et la saison 3. Et découvert que ce que je pensais être une mise en ligne de la saison 3 sur Netflix était en fait une saison 4 inédite. Et enfin vu le film aussi. Résultat ? Résultat faudrait recommander des séries plus souvent.
Bienvenue dans la review globale de Shinya Shokudou, la série de l’émerveillement permanent.

Pour ceux qui ont la flemme de revisiter le tag sur Shinya Shokudou, un rappel.
Dans une petite ruelle de Shinjuku, un quartier de Tokyo ayant une forte activité nocturne, existe un petit restaurant sans nom, signalé par une simple lanterne. Ses habitués le surnomment « shinya shokudou », le restaurant de minuit, parce qu’il est ouvert de minuit à sept heures du matin tous les jours sans exception. Le patron est un homme de peu de mots mais chaleureux, surnommé par tous « Master », qui tient cet établissement très ramassé (environ une dizaines de place assises, serrées les unes contre les autres autour d’un petit bar en bois). Son menu n’inclut que 5 items très classiques (soupe miso, bière, sake…) mais sa politique est de cuisiner n’importe quel plat demandé, pourvu qu’il ait les ingrédients. C’est ce qui fait de ce restaurant nocturne, parfois, une curiosité ; mais c’est surtout un endroit intime où se retrouvent des habitués et parfois des gens arrivés là par hasard en quête d’un plat au milieu de la nuit.
Sur la base du plat que demandent les clients (chaque épisode porte d’ailleurs le nom de ce plat), Shinya Shokudou va dresser le portrait des différentes personnes qui fréquentent ce petit restaurant, partageant quelques instants dans cet environnement.

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Le concept de Shinya Shokudou est donc très simple ; le mode de fonctionnement du restaurant (petit menu mais possibilité de commander quasi-infinie), qui est l’épine dorsale de la série, relève à la fois de l’anecdotique et du high concept. Cela permet une formule semi-anthologique déclinable à l’envi, riche en possibilités, et pourtant jamais plus importante que les portraits ainsi dessinés. Que le Master ait pour politique de cuisiner tout ce qu’on lui demande est en fait central dans la façon d’envisager l’accueil des personnages, chacun avec sa spécificité, son gimmick culinaire, son histoire. L’important n’est jamais vraiment le plat commandé/cuisiné, mais toujours ce qui se raconte à travers, ou autour de ce plat.

Dans Shinya Shokudou, ce sont ainsi plusieurs dizaines de dîneurs nocturnes qui vont s’asseoir dans le petit restaurant, et venir manger le plat qui leur fait envie ce soir-là (ou tous les soirs !). Un concept culinaire qui n’existe que dans l’intime, impossible à répliquer au-delà du petit cercle de ses habitués et clients de passage : celui d’une cuisine où le menu est réduit à quelques essentiels, mais où l’on peut commander le plat que l’on veut pourvu que les ingrédients soient en cuisine (…ou qu’on amène les plus spécifiques, ce qui se produit parfois). Un shinya shokudou ne pourrait jamais être transformé en chaîne de restaurants, et c’est précisément cette proximité qui attire aussi bien les clients que les spectateurs.

Cette spécificité en appelle aussi une autre : les heures d’ouverture impliquent que la clientèle du restaurant est uniquement nocturne. Et du coup, dans Shinya Shokudou, c’est tout un monde qu’on ne voit jamais dans les autres séries qui va défiler sur les tabourets du restaurant. Le monde de la nuit, celui des outsiders, des travailleurs pauvres, de ceux autour desquels on ne bâtit d’ordinaire pas d’histoires, est ici au centre de la série, un plat à la fois.
shinyashokudou-regulars-300On trouve ainsi, entre autres : un photographe débutant, des strip-teaseuses, une femme de ménage dans un love hotel, deux escrocs, des hommes gay, des hôtesses de club et snack bar, un repris de justice, une immigrée, un auteur raté, une SDF, un comédien de stand-up impopulaire, des patrons de bar ou de restaurant, une prostituée, un ouvrier d’usine, une ancienne idol, une chanteuse d’enka, un aspirant boxeur, deux acteurs porno, des étudiants sans le sou, un humoriste en fin de carrière, un survivant du tsunami de Touhoku, une femme trans, des retraités, un jeune mangaka, deux chauffeurs de taxi… j’en oublie. On y trouve aussi des personnages visibles dans d’autres séries, mais généralement sous des traits moins fins et intimes qu’ici (je pense notamment aux yakuzas et à la police).
Ils ne sont pas juste présents : ils viennent exister, le temps d’une scène ou d’un épisode, parfois plus, délivrant souvent la complexité de leurs émotions auprès du Master et/ou du reste de la clientèle. Parce que dans Shinya Shokudou, la vulnérabilité est le mot d’ordre (j’y reviens), ils sont autorisés comme rarement dans la fiction à déballer leurs plus intimes pensées, sans voyeurisme mais au contraire avec tendresse. Ils se mêlent aux personnages plus classiques (trois OLs, un salaryman…) qui fréquentent aussi le restaurant de minuit. Généralement parce que, comme l’explique souvent le Master, parfois le soir on n’a pas envie de rentrer chez soi, alors on fait un détour… et qu’il est toujours plus agréable d’aller tuer le temps dans un endroit chaleureux où l’on vous connait. Ambiance Cheers, pour ceux dont ldes références télévisuelles sont plutôt américaines.

Tout ce monde invisible vient, soudain, exister dans les quelques mètres carré du restaurant. Exister, parce que la dégustation d’un plat de leur choix leur permet d’évoquer leurs souvenirs, ou leurs émotions du moment.
Tous les personnages ne se valent pas ; certains, comme le régulier Chuu, n’auront même jamais d’épisode dédié, continuant de manger quasiment chaque soir au shinya shokudou sans que rien de particulier ne leur arrive. D’autres, au contraire, bien que marquants, ne reparaîtront jamais (parfois c’est assez évident vu la conclusion de leur intrigue, parfois juste une question de guest ponctuel). Tous les acteurs ne se valent pas, non plus, mais étrangement cela ne pose aucun problème parce qu’après tout, on est dans un format semi-anthologique (« semi », parce qu’outre les clients récurrents, certains personnages réapparaissent une ou deux saisons plus tard, l’occasion d’une certaine continuité). Et puis après tout, l’essentiel n’est pas là.

Chaque plat que sert le Master est pour eux une madeleine de Proust ; et parce que le cadre est intimiste, propice à la vulnérabilité, chaleureux et bienveillant, chacun finit par s’ouvrir et partager ce que ce plat signifie de plus personnel, et souvent douloureux. Les clients du shinya shokudou vont ainsi permettre des intrigues construites autour d’une émotion, plus qu’une histoire à proprement parler ; cela ne signifie pas qu’il ne se passe rien, mais que ce qui se passe est secondaire par rapport à ce qui est ressenti.
Dans Shinya Shokudou, quel que soit le plat, le goût reste le même que celui du souvenir, et c’est précisément la raison pour laquelle on aime fréquenter ce restaurant où le voyage dans le passé coûte quelques centaines de yen à peine, et où il suffit de quelques coups de baguettes pour revisiter les douleurs passées. C’est par exemple criant concernant l’épisode Potato Salad, où Master est capable de préparer ladite salade de pommes de terre exactement comme le faisait la mère du client… alors que le goût de cette salade a depuis changé. Peut-être que le goût est lié à la mémoire plus qu’aux papilles ?

Comme les genres musicaux qu’elle affectionne particulièrement, l’enka et le folk japonais (et à l’occasion, de la country ; le soundtrack de la série est partie intégrante de son univers), Shinya Shokudou est attachée à l’exploration du sentiment de nostalgie, et notamment de la notion de « furusato », très présente dans ces genres musicaux. Furusato, qui initialement signifie simplement « village natal », c’est par extension cette idée abstraite que devient le village natal longtemps après qu’on l’ait quitté, qu’on veut revoir mais qu’on ne peut jamais retrouver… par éloignement physique, mais aussi à cause du temps qui passe. La nourriture est souvent rattachée pour les dîneurs de minuit à un souvenir pour lequel on ressent une affection tendre, mais un peu douloureuse aussi, et que toute tentative de ranimer va ramener à une réalité : you can’t go home again.
Mais parfois, partager un plat, ou juste évoquer le souvenir avec d’autres, peut permettre de refermer une plaie, de tourner une page, de trouver une forme de sérénité.

Il existe, bien entendu, des nuances à partir de cette formule. Dans la saison 2 apparaît par exemple le leitmotiv selon lequel Master cuisine parfois des choses exceptionnellement, de sa propre initiative plutôt que sur commande, anticipant la venue d’un client qu’il connaît bien, ou anticipant le besoin pour un plat en particulier, par exemple à cause du temps qu’il fait. Sur les deux dernières saisons, on trouve aussi une recrudescence des épisodes où le plat n’est pas tant ancré dans un souvenir, que dans la personnalité-même du dîneur : parfois un client se définit par le plat qu’il aime, comme une sorte de gimmick émotionnel. Ou encore, un plat particulier accompagne un sentiment précis ; une fois ce sentiment disparu, le dîneur va commencer à demander à manger autre chose. Cette symbolique de la commande, qui interroge aussi bien notre rapport à l’habitude que celui à la nourriture, reste dans la droite ligne du concept de la série tout de même, en dépit de ces variations.
Tout n’est pas que souvenir dans la série ; dans le restaurant de minuit, on partage aussi le quotidien. Le hasard des rencontres (amoureuses, mais aussi amicales ou même professionnelles), les relations que l’on noue plus ou moins par accident, voire un moment charnière où une décision est à prendre… Après minuit, on se retrouve sur les tabourets aussi bien pour évoquer les souvenirs doux-amers d’hier, que créer ceux de demain.

Il ne signifie pas que Shinya Shokudou n’est que nostalgie, amertume et âmes brisées. De par sa structure semi-anthologique, la série s’autorise des épisodes plus tendres que tristes, d’autres plus légers que dramatiques. Parfois il ne se passe rien, mais l’épisode est l’occasion de dépeindre les nuances d’une relation pré-existante, comme dans l’épisode Liver Nira to Nira Liver, qui explore le partenariat compliqué entre deux flics très différents.

Shinya Shokudou repose aussi sur une certaine culture du hasard. Dans de nombreux épisodes, il arrive qu’un personnage ayant quelque chose à régler apparaisse dans le shinya shokudou précisément à un moment-clé de sa vie, par exemple. Ou alors, apparaît un second personnage qui en fait est lié au premier (il y a pas mal d’épisodes dans lequel deux clients qui s’étaient perdus de vue depuis des années se recroisent au restaurant de minuit, ou grâce à lui, après bien des années). Ce genre de choses. C’est bien pratique sous un angle narratif, bien-sûr, mais jamais artificiel ; il semble en fait, avec le temps, que ce soit une valeur portée par la série, comme pour dire que souvent, la vie, c’est aussi une affaire de hasard. C’est rencontrer la bonne personne (qui va peut-être vous aider à réaliser un rêve, par exemple), ou retrouver un ancien amour, ou mettre la touche finale à une phase de la vie à un moment précis. D’ailleurs la série est particulièrement consciente de son usage du hasard, au point d’en jouer pendant la saison 2 dans l’épisode Nikujaga.

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Outre son ambiance musicale, Shinya Shokudou c’est aussi un rythme particulier, une ambiance à mi-chemin entre la chronique et le contemplatif. La série s’attarde en effet, dans chaque épisode, sur les mouvements du Master (il cuisine tous ses plats from scratch, un peu par définition vu le concept du restaurant), observés en détail et souvent de très près par la camera. Il y a quelque chose de naturaliste dans cela, d’ailleurs, d’autant que pour de surveiller la cuisson d’un plat, la série n’hésite pas à sembler rompre le rythme d’une scène, à mettre en suspens ce qui se dit dans la salle pour s’intéresser à ce qui se passe en cuisine, en somme : à prendre le temps, voire le suspendre. Dans la douceur des gestes culinaires du Master, on trouve déjà du réconfort. A mon humble avis, dans les petites vignettes de fin d’épisode au cours desquelles les personnages donnent brièvement au spectateur des indications sur la meilleure façon de préparer leur plat favori, a aussi quelque chose de réconfortant, mais ce n’est que moi.

Présenté comme un personnage neutre, le Master est comme beaucoup d’hôtes d’anthologie quasiment inexistant en-dehors de sa fonction de restaurateur. Il est par exemple extrêmement rare de le voir hors du restaurant (d’ailleurs il refuse toutes les invitations) comme par peur de le démystifier ; cela ne se produira qu’en deux occasions, d’abord dans la première saison, où il effectue une « livraison » dans un bar tenu par l’un de ses habitués, puis dans le film (sorti pendant la diffusion de la saison 4 sur Netflix), où l’on apprend que s’il a une chambre au-dessus du restaurant, il vit surtout dans un appartement moderne ailleurs en ville. En-dehors de ça, on ne sait rien sur lui, à commencer par son nom, non plus que sa situation familiale (ses habitués présument qu’il est célibataire, ce qui semble être exact) ou l’origine de la cicatrice qui lui barre le visage.
Malgré tout, on a l’impression de le connaître, et de savoir comment il va réagir (lorsqu’il est en tête à tête avec un client, il n’hésite jamais à en devenir le confident ou le conseiller ; on peut aussi noter son humour goguenard, ou les moments où il est sincèrement ému par ce qui se déroule dans l’établissement), entre autres parce qu’il dispense, laconiquement, quelques commentaires en voix-off. En-dehors de cela, ce que l’on sait de lui, on l’obtient essentiellement par l’observation, à force de le voir répondre toujours aux sollicitations sa clientèle en matière de conversations, mais il respecte aussi leurs silences. On devine qu’il va toujours prendre parti de ne pas essayer de se mêler des affaires des autres, mais de quand même intervenir pour éviter que des erreurs soient commises. D’une certaine façon, il est toujours du côté de ses clients, en particulier ses habitués, qu’il défend. Il défend aussi l’isolement de son resto, pour qu’il ne soit pas connu du grand public, des touristes, de la critique gastronomique même.
Son non-interventionnisme et sa bienveillance sont au centre de l’approche de la série, dans la façon dont ses personnages marginaux sont dépeints. Si l’on regarde le traitement des travailleuses et travailleurs du sexe, par exemple, Master comme Shinya Shokudou ne portent aucun jugement de valeur, et défendent parfois avec véhémence le droit de pratiquer certains métiers sans être jugé, appliquant la notion très japonaise de « l’amour du travail bien fait » même aux fonctions d’ordinaire dépeintes de façon peu reluisantes. D’une façon plus large, le rapport de Shinya Shokudou à la sexualité est bien plus sain que la plupart des autres séries japonaises (voire des autres séries tout court), en partie parce qu’il s’agit d’une série elle-même diffusée après minuit. Cela ne veut pas dire que cette sexualité est forcément montrée (en fait il n’y en a qu’une, et elle est particulièrement allusive, dans l’épisode Hakusai Zuke, en saison 2), mais plutôt que la série explore le rapport de ses personnages au sexe, en particulier l’adultère, qui revient souvent. Ce n’est alors pas la « tromperie » qui est explorée, mais la relation ou la réaction à celle-ci ; là encore, sans aucun jugement. C’est la vie, tout simplement…

Quoi qu’il arrive, Shinya Shokudou ne perd jamais de vue son aspect de human drama, autorisé par son concept initial, et le préfère à toute forme de morale. A travers ses histoires, ce n’est pas simplement que Shinya Shokudou humanise ces personnages, comme je l’évoquais plus tôt : c’est que la série établit à travers son unique personnage régulier, de façon parfois assez puissante, à la limite du manifeste politique, leur droit inaliénable à être traités et perçus comme tels. Avec toute la complexité que cette humanité implique.

Pour toutes ces raisons il est impossible de regarder Shinya Shokudou sans être à fleur de peau, et sans finir la plupart des épisodes en larmes (de tristesse, de joie, ou simplement d’émotion d’avoir partagé un instant vrai). Alors que je n’en suis pourtant pas à mon premier visionnage (exception faite de la saison 4 que de façon erronée je croyais être la 3 ; d’autant plus bizarre que je n’ai pas fait l’erreur lorsque j’en ai parlé dans un fun fact), je continue d’être bouleversée par la sensibilité de cette série, capable de parler avec poésie, mais sans naïveté, de l’âme humaine, de notre rapport au souvenir, des choix que nous faisons. La simplicité de la série, ou sa lenteur, n’empêchent absolument pas cette exploration de la complexité, et assister aux prouesses qu’accomplit Shinya Shokudou est un trésor qu’il faut partager.

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Shinya Shokudou se déguste aussi en coréen (à gauche) et en mandarin (à droite).
Et d’ailleurs, elle se partage : après une distribution ailleurs en Asie couronnée de succès, outre une adaptation sud-coréenne du nom de Simyashikdang (avec une première saison de 40 épisodes que je vais probablement me faire dans la foulée de mon marathon Shinya Shokudou), la série a aussi été adaptée en Chine sous le titre Shenye Shitang, où sa diffusion a commencé ce mois-ci justement. Quant à la diffusion sur Netflix sous le titre Midnight Diner: Tokyo Stories à l’international, elle permet aussi aux spectateurs occidentaux de mettre le nez dans ce petit restaurant, bien que je doive à la vérité de préciser que les sous-titres sont moins intelligents que les sous-titres amateurs. En particulier, tout est traduit, y compris les noms de plat, mais jamais expliqué (la tradition de l’explication culturelle dans les fansubs asiatiques est pourtant une longue et merveilleuse tradition). J’ajoute que ces explications seraient bienvenues lorsque se présentent des personnages introduits dans des saisons antérieures, et pour lesquels aucun élément de contexte n’est fourni…

En un sens, Shinya Shokudou est profondément ancrée dans la culture japonaise, de par ses références culinaires ou ses références à diverses traditions, mais elle est aussi profondément exportable et universelle, et ses adaptations étrangères le prouvent. La sérialité de Shinya Shokudou est évidemment inscrite dans son concept (et pas pour rien : la série est l’adaptation d’un manga éponyme, lui-même publié épisodiquement à l’origine), et c’est ce qui la rend si facile à adapter pour la télévision.
En fait rien n’empêcherait une transposition européenne, et à plusieurs reprises je me suis fait la réflexion pendant ce visionnage qu’une version française, pays où là aussi le bien-manger est tant ancré dans notre culture, serait même toute indiquée. Du moins, elle le serait si seulement on savait en France accepter de faire des séries qui prennent leur temps, s’intéressent à la chronique, et prêtent plus attention à l’humanité des personnages qu’à ce qui leur arrive. Oui donc, bon, il y a encore du chemin à faire, je vous l’accorde, mais dans l’intervalle, il y a plusieurs dizaines d’épisodes de la série originale japonaise, ceux de la version coréenne, et maintenant ceux de la chinoise si quelqu’un les traduit, à regarder dans l’intervalle.

J’insiste là-dessus parce que, franchement, plus je regarde Shinya Shokudou, plus je pense que d’autres devraient la regarder ; ils y trouveraient leur bonheur, bien qu’à travers les larmes. Après tout, les séries, c’est comme les repas et les souvenirs : toujours plus agréable quand on les partage.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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