Communauté de pas bien

9 décembre 2010 à 20:57

Ça va, ça va. Je m’y mets. Pas la peine de devenir désagréable. C’est toujours pareil avec les reviews de séries qui franchement m’ennuient : je reporte, je reporte, et puis au final il faut m’engueuler pour que je m’y mette. C’est pas comme quand j’ai de la matière pour faire un truc vraiment méchant, ou au contraire quand j’ai un coup de cœur. Non, quand je m’emmerde, bah j’y peux rien, je traine en chemin.
Ça me rappelle un peu l’époque où j’avais des devoirs à faire. Dieu merci aujourd’hui, j’ai un travail qui me libère de ce genre d-… ah, non, tiens.

Ouais, alors donc, voilà : j’ai fini par regarder le pilote de Community. Encore.
La tonalité de cette intro devrait vous avoir donné une bonne idée de mon ressenti, mais non, je vais en rajouter une couche. Parce que maintenant que je m’y suis mise, à ce post, vous allez avoir droit à la totale. Nan mais.

Rappelez-moi pourquoi j’ai regardé Community, déjà ? Ah oui. Parce que la majorité d’entre vous (mais pas tous, et je dois dire que ça me rassure) me l’aviez recommandé. C’est quand même la base du principe de la rubrique, et disons que globalement, si ya des réactions pour, j’ai tendance à les suivre, partant du principe que si vous avez daigné poster un commentaire, contrairement à vos habitudes (ahem), c’est qu’il doit bien y avoir une raison. Si vous trouvez que c’est un raisonnement pervers c’est très simple, il suffit de commenter sous d’autres posts que ceux de la rubrique La une est à VOUS.

Le problème, c’est que, vous voyez, j’ai vu ce pilote il y a quelques semaines à peine (une fringale de Doctor Who est passée par là avec une intégrale, puis repartie, bref il y a un mois, même pas), et que je l’ai déjà oublié. C’est vraiment symptomatique d’un problème, en ce qui me concerne, parce que je rappelle quand même l’air de rien que je suis capable de vous résumer quasiment scène par scène des pilotes absolument anonymes du genre de The Trouble with Normal des années après, et en n’ayant vu l’épisode concerné qu’une fois (et même de me souvenir d’une tirade ou deux, mais je triche, relire le cahier vert de temps à autres doit quand même aider sur ce dernier point), alors que Community, regardé deux fois depuis sa diffusion, dont une ya un mois, eh bah je suis infoutue de me rappeler de quoi que ce soit.

Si ce n’est ceci : les personnages me font légèrement braire. Le stéréotype m’use juste un tantinet. Il y a légèrement foutage de gueule, et ce n’est même plus tout-à-fait vraiment drôle.
J’essaye d’euphémiser la violence de mon ennui total devant ce recyclage, je sais pas si ça marche, vous me direz.
C’est épuisant de voir, encore et encore, les mêmes choses revenir. Je me souviens d’ailleurs que ma source d’énervement numéro un pendant la rentrée de la saison 2009-2010, c’était justement que ma résistance au stéréotype s’était largement amenuisée, voire atteint un record d’inexistence

Le problème, en fin de compte, c’est que Community revêt tellement peu d’intérêt, semble n’avoir aucune caractéristique particulière, que ça me met de mauvaise humeur de ne rien ressentir devant le pilote.
Je veux bien ressentir de la colère parce que le scénario est bidon, ou les personnages incroyablement outranciers, ou parce que les gags sont miteux. Je l’ai ressenti avant et je le ressentirai encore, je pense, pendant les saisons à venir, chaque fois qu’une série sera franchement médiocre, de la même façon que je ressens cette même colère chaque fois que la CW sort une nouvelle série (c’était gratuit, j’avoue). Mais quand je m’ennuie, c’est encore plus insupportable que quand une série fait insulte à mon intelligence. L’ennui, c’est résolument le pire. Avec les vampires.

Certes, c’est mon ressenti au vu de ce seul pilote, j’en conviens. Mais ne revenons pas sur l’éternel débat des vertus de la patience en téléphagie, il me semble avoir déjà plusieurs fois expliqué mes arguments, qui tiennent finalement en une maxime, à bien y réfléchir : je veux bien persévérer, mais encore faut-il que j’entrevoie du potentiel à le faire. Or, là, nenni. Je veux bien me forcer devant un Doctor Who, l’expérience a prouvé que j’y avais vu des points positifs et que donc ça ne m’a demandé, finalement, qu’un peu d’effort. Mais si je dois me forcer à continuer un peu Community alors que je traine lamentablement les pieds rien que pour en faire un post, et que j’ai toutes les peines du monde à me rappeler d’un seul gag, d’une seule tirade, d’une seule scène (bon, si, ya un moment où ils sont dans la bibliothèque, mais alors ce qu’ils s’y disent et ce qu’ils y font…?), c’est quand même la limite de ma bonne volonté.

Je ne dis pas que Community est une mauvaise série. Je m’en garderais bien, vu que je suis incapable de me souvenir du pilote après l’avoir vu deux fois.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

4 commentaires

  1. lovedreamer dit :

    Je vais aller dans ton sens …

    Je me suis forcé à regarder le début de Community et à persévérer après avoir lu des commentaires sur ton blog (c’est donc un peu de ta faute, non ?), parce qu’après le dixième épisode ça devait devenir merveilleux.

    Bon… j’ai pas tenu dix d’un coup parce qu’il faut bien reconnaître que ça commence très très mal (c’est le genre de série qui te fait hurler « comment cette bouse peut avoir droit à un deuxième tour ??! »)

    Ce qui n’arrange pas les choses, entre temps je me suis refait l’intégral de Will and Grace, sauf la saison 1, et quand j’ai rétrouvé la team de Community, la comparaison n’était vraiment pas flatteuse.

    Pendant sept saisons, j’avais de vrais rires, je m’esclaffais et là d’un seul coup, je peinais à sourire.

    Arrivé au 10ème épisode, j’ai encore insisté en me disant que c’était peut-être finalement au treizième que les choses s’amélioraient, je n’étais plus très sûr, mais le summum a été atteint avec un spécial noël traitant de la religion, à vomir, où tu avais l’impression que pour un protagoniste l’athéisme est un dogme parmi d’autres (pas en mode humoristique, ça aurait pu être drôle mais non).

    Bref, rien d’autre ne me motive pour l’instant, je vais continuer. Au quinzième épisode, il y a eu un sursaut – un second rôle assez dôle – j’ai ri de bon coeur, ça ne s’est pas vraiment reproduit depuis mais ça se laisse regarder en mangeant.

    En tout cas, tu ne rates rien, tu as bien cerné la programme, ça manque de personnalité, aucun protagoniste n’est vraiment attachant ni vraisemblable et l’histoire, quelle histoire ? Ah oui, Ken a le béguin pour Barbie, va-t-il réussir à la conquérir ? Je me demande encore pourquoi ça a été reconduit…

    Désolé pour le roman.

  2. Céline dit :

    Tant pis, ça à l’air d’être peine perdue !

    Moi j’aime beaucoup cette série, car quand je l’ai attaquée (à la rentrée 2009) personne n’en parlait et je n’en attendais rien de particulier.

    J’ai bien ri et ça m’a suffit (en général ça me suffit toujours), la saison 1 était sympa avec de bonnes parodies et on s’est finalement assez vite éloigné du pitch de départ (Ken veut se faire Barbie) pour ne garder que les loufoqueries d’amis étudiants.

    Par contre, une chose me chiffonne… j’arrive pas à comprendre que tu n’as pas trouvé « un potentiel » pour Community mais que oui pour Mike & Molly au point de voir le deuxième épisode ?!

    Franchement, Mike & Molly c’est nul dès le pilote et ça va pas en s’arrangeant !

    Enfin, tous les goûts sont dans la nature et si tu n’aimes pas, ma foi, il ne faut pas te forcer, car comme tu le dis tout le temps y’a déjà tellement d’autres choses à voir !!

  3. Popo dit :

    Je mettais Community en fond sonore, jusqu’à l’épisode 7 qui m’a tirée de la torpeur du boulot pour me faire franchement rire. Depuis, la série est rentrée dans les rituels « on regarde en amoureux rigolards ». En général, on conserve quelques épisodes parce que la série ne génère pas d’urgence mais au contraire, un petit côté marmotte : on en met quelques un de côtés pour les soirées qui suivent les journées de boulot vraiment pourries. Un peu comme Raising Hope ou Modern Family qui nous font hurler de rire. Il y a peu d’occasion de rire aux larmes à la télé en ce moment, c’est plus dans le doux-dingue, les situations difficiles dans un contexte de comédie qui évitent de se flinguer à la fin de l’épisode (Tara, Hung, Nurse Jackie, Misfits, The Big C par exemple), alors on les conserve précieusement pour les jours arides !

    Mais je comprends qu’on aime pas. L’humour est potache, la « petite morale » à la South Park « je crois que j’ai appris quelque chose aujourd’hui » pas traitée sur un vrai ton d’humour donc dans l’ensemble, ça fait une petite chose assez insipide sur la durée. Mais sur le coup, c’est assez savoureux pour avoir envie d’en profiter !

  4. Eclair dit :

    Pour moi, Community n’a des éclairs de génie qu’une à deux fois par an, quand elle se lance dans les parodies. Le reste est du délire pour le délire. De la créativité sans but. La forme sans le fond.

    Dernier exemple en date : l’épisode animé special Noel. Du grand n’importe quoi, sans aucune intrigue… et sans aucune blague réussie, ou presque.

    On aime critiquer les sitcoms à l’ancienne, mais au moins dans Better with you on rigole un peu !

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